2.
- Villemoisson se relève des désolations
de
la guerre dite Cent ans
La présence des Giresmes à Villemoisson nous est signalée par
plusieurs actes de foi hommages et aveux rendus par les seigneurs de Savigny
pour le fief de la Motte, savoir :
- par Etienne de L’Isle,
« homme d’arme du roy », en 1389 rendu à Jean de Giresmes, chevalier,
maître d’hôtel du roi, chambellan de Pierre de Navarre,
- par Jehan de Chalons,
écuyer, en 1466, « à cause de Louise de l’Isle sa femme » rendu à Guy
de Giresmes.
- par Guillaume
Courtois ; en 1473, à Guy de Giresmes « escuyer »
- enfin l’aveu de 1462, acte
rendu pour Villemoisson au seigneur de Mée-lès-Melun. Celui-ci, quoique
sommaire, montre l’état de désolation de la seigneurie à l’époque où la guerre
de Cent Ans venant de finir. Sous Charles VII la France était ruinée dans
beaucoup de régions.
Les Giresmes, tout du moins en ce qui concerne le fief du
Sauvage, semblent l’avoir tenu environ un siècle. Nous ne savons pas à quel
moment ils apparurent à Villemoisson, mais Guy fut le dernier, où, vers 1480,
les Fourquaut vont succéder en la personne de Christophe seigneur de
Villemoisson (1480 et 1488).
La
famille Fourquaut était de notre région, Ils étaient déjà propriétaires de
fiefs à Milly (40 arpents), à la Plesse, de la Marchande, à Palaiseau,
Villiers-sous-Saulx, Saulxier-sous-Saulx qui appartenait à Jehan Fourquaut et
dont hérita son fils Jehan, prêtre. Elle fournit des hommes de robe au
Parlement pendant les XVe et XVIe siècles, citons :
- Jean (1363 à 1393);
- Jean, son fils, seigneur de Montpipeau à Saint-Michel et d’un autre
lieu-dit le Cochet à la Bretonnière comprenant 117 arpents avec maison et
colombier en 1414
- Simon, prévôt de Palaiseau
en 1403
- Thibaut, avocat au
Parlement, seigneur de Villegénis, inhumé à Saint-Martin-des-Champs à Paris en
1433
- Christophe, procureur au
Parlement, seigneur de Villegénis et Villemoisson, qui, héritier du fief du
Cochet, le vendit aux Blosset de Plessis Pâté en mai 1481.
Nous pouvons nous rendre compte que cette famille dominait
une partie de la région et que Villemoisson n’était qu’une seigneurie parmi les
autres.
Les XIIe et XIIIe siècles est une période du Moyen-âge qui
connut un certain développement, culturel et architectural, c’est selon
certains le temps des cathédrales. Si la haute société est attirée par la
luxure, le petit peuple peut travailler dans une relative tranquillité pour le
profit de cette société. La population a triplé. C’est l’époque où l’on envoie
en terre sainte ceux à qui on a donné l’assurance d’une reconnaissance
extra-terrestre. Il est certain que Villemoisson en a profité, le village
s’étend vers le sud, au-delà du jardin seigneurial qui sera occupé plus tard
par le château.
Mais après cette embelli succède une grande période de
malheurs et de désolations apporté par la guerre dite de Cent ans » parce
qu’elle dura bien au-delà, et la aussi Villemoisson eut sa part de ravages et
de destructions
A la fin du Moyen Age, combien était triste notre campagne
de l'Hurepoix, combien de villages ont disparus. Vers 1460, à peine trouve-t-on
traces de chaumières. Les terres sont en friches, les bois et les forêts
reprennent la place que l'homme leur avait tant disputée; les loups se
multiplient, vont jusqu'aux portes de Paris. Le pays entre Seine et Etampes
disent certains chroniqueurs, est tellement ravagé qu'il ne reste nul être
humain. On rencontre dans les forêts quelques malheureux qui s'y cachent et y
vivent comme ils peuvent de chasse, de fruits et d'herbes.
Dans le journal d'un bourgeois de Paris, sous Charles VI et
Charles VII, en l'année 1462, nous lisons : « Les laboureurs cessèrent de
labourer et laissèrent leurs femmes et leurs enfants en disant l'un à l'autre:
Que ferons-nous? Mettons tout en la main du diable; ne nous chaut (que nous
importe) que nous devenions. Autant faire du pis qu'on peut comme du mieux.
Mieux nous vaulsist servir les Sarrazins que les Chrestiens et pour ce faisons
du pis que nous pourrons, aussi bien ne nous peut-on que tuer ou que prendre
car par le faux gouvernement des traîtres gouverneurs, il faut renier femmes et
enfants et fouir au bois comme bestes esgarées, non pas un an ne deux, mais il
y a quatorze ou quinze ans que ceste danse doloreuese commença et la plus grant
partie des signeurs en sont morts à glayve ou par poison ou par trayson ou sans
confession ou de mort contre nature. »
L'Église assure pratiquement seule la vie locale, les
églises, de plus solide construction que les chaumières, survivent mieux à la
dévastation des villages, elles sont souvent abandonnées, transformées en
celliers, granges, écuries.
Après la présence des premiers seigneurs du fief du Sauvage,
l’expansion de Villemoisson s’est faite principale dans le quartier des
« Grandes masures », aujourd’hui principalement entre la rue Ferrande
et l’impasse de l’avenue, comme le montre les actes qui suivent. Plus tard à
cet emplacement s’établira la ferme du château. Déjà au seuil du XVe siècle
Villemoisson semble avoir acquit la physionomie que nous lui connaissons au
XVIIIe.
L’expansion du village de Villemoisson fut stoppée par les
vicissitudes de la guerre franco-anglaise, mais la fin des hostilités, nous
n’osons parler de paix, redonne confiance aux quelques habitants qui subsistent,
l’homme revient parmi les ruines et les friches. Christophe Fourquaut,
poursuivant une politique de reconstruction dans un but de rentabilité, accorde
un certain nombre de baux. Tous ces baux révèlent l’état des lieux de
Villemoisson. Partout les habitations sont qualifiées de « masures »

1. - Rue du Repos : Voie de Fleury
Rue Saint-Laurent :
chemin qui va du moulin à l'église
- Eglise (2)
- Moulin (3)
4. - Rue Ferrande : chemin qui descend des
Hautes-Terres ; chemin qui va du carrefour aux Hautes-Terres.
5. – Hautes Terres
En vert - Chemin qui descend des Hautes Terres au pont sur
l’Orge : rue Ferrande, le Carrefour, partie de l’avenue Guy Moquet, avenue
Hérault de Séchelles et le pont.
En rouge - Chemin qui va de Morsan à Villemoisson, chemin
prenant face à la Maison-sous-l’église aujourd’hui disparu
En jaune - Chemins ; qui va de Villemoisson à
Montlhéry, de Villemoisson au Perray, Villemoisson à Longpont, est le même,
c’est une question de prolongation.
Carrefour de
Villemoisson : aboutissement rues Ferrande, de l’Eglise, avenue Guy
Mocquet.
En bleu. - Chemin de Morsang à Montlhéry, Chemin qui va de
Morsang au Perray : représentent l’avenue des Gardes Messiers, la rue de
la Plaine et le Vieux chemin de Villemoisson.
6. – Pont de Villemoisson appelé aussi du Breuil
Chemin des terres des
Essarts : partie de la forêt de Séquigny essartée ?
Attention, les classements des propriétés établis
ci-dessous, sont faits d’après les « tenants et les aboutissements »
qui accompagnent les actes, mais, n’ayant pas de « plan de
référence », des erreurs d’appréciations peuvent se produire.
Ne sont pas rapportés les charges des baux et des rentes.

Entre les rues Ferrande et
du Repos
Le 20 octobre 1481, c’est un« bail à cens au profit de Thomas
Ferrant, d'une « masure », cour et jardin contenant 3 arpents ou
environ ». Son entreprise se développe, puisque il est qualifié de
laboureur. Le 27 juin 1483, il bénéficie d’un autre bail à cens et rente,
consistant en une « maison » masure, jardin et terres, le tout
contenant 6 à 7 arpents de terre. Tenant au chemin qui descend des
Hautes-Terres (la rue Ferrande aujourd’hui) vers le pont sur l’Orge,
aboutissant par haut au chemin de Montlhéry (avenue des Gardes messiers), et
par « bas sur le chemin qui va de Morsang au Perray », (chemin
prenant sous l’actuelle ferme seigneuriale face à l’entrée de la
Maison-sous-l’Eglise, rue de l’Eglise, avec l’avenue Guy Moquet en partie). En
fait une bonne partie des terres au-dessus de la rue de l’Eglise vers la plaine.
Le 10 novembre 1481. « Acquisition faite à titre de
cens par Régnault de Laval, de Christophe Fourquault, d'une masure,
cour, jardin et terres qui étoient en vignes, sis devant l'église, contenant
environ 6 arpents. Tenant d'une part aux terres dudit seigneur, d'autre à la
voye de Fleury (rue du Repos), aboutissant par devant sur le chemin qui va
dudit Villemoisson à Montlhéry ». (Rue de l’Eglise. Cet héritage
correspond au Clos des Merisiers).
Le 5 décembre 1482. « Bail à cens au profit de Guillaume
Janvier, laboureur, d'une masure, cour et jardin, contenant un arpent où
environ, tenant d'une part au chemin de la Fontaine et à la voye de Fleury;
d'un bout audit chemin de Fleury et d'autre bout à Jehan Dumoustier ». (Le
chemin de Fleury est un des anciens noms de la rue du Repos : habitation
se situant à la hauteur du coude formé par cette rue).

De part et d’autre de la
rue Saint Laurent
Le 10 novembre 1481, « bail à cens à Barthélemy
Fayolle, demeurant à Morsan d'une masure, cave, cour et demy arpent de
jardin ». Le 27 août 1482, augmentation du bail de 1 arpent et demi de
terre. « Sis sur la rue qui va au moulin. Aboutissant par haut au seigneur
et par le bas au carrefour près du puits » (du manoir seigneurial), et
tenant d'une part à Jehan Le Gros, d'autre aux fossés des près,
aboutissant par derrière aux terres aux saules, au Pelletier pour le second
bail. (Sous le manoir seigneurial)
Le16 mars 1482. – « Bail à cens au profit de Guillaume
Frérot d'une masure, cour et jardin, contenant demy arpent où environ,
tenant d'une part à la masure Saint-Martin et d'autre à la maison d'Antoine
Boutillier; aboutissant sur le grand chemin d'un bout et d'autre bout à
Jehan Mory ».
Le 5 octobre 1482. – « Bail à cens au profit de Jehan
Dumoustier, d'une maison masure, cour jardin, contenant 2 arpents où
environ, tenant d'une part au chemin de Morsan, d'autre à une masure
appartenant à feu Bertrand Fayolle et de présent audit seigneur de Villemoisson
; d'un bout au chemin qui va du moulin à l'église et d'autre bout aux terres de
Villemoisson » (Autrefois un moustier signifiait aussi une église ;
celui qui habitait auprès était surnommé du Moustier).
Le 29 février 1483, bail à cens au profit de Jehan
Charpentier, laboureur demeurant à Epinay, de 2 masures, cour et jardin
tenant d'une part à Guillaume Frérot, d'autre part à Jehan
Dumoustier; aboutissant par devant au chemin qui va dudit Villemoisson au
Perray et par bas à Asselot la Caille » - (Le chemin qui va de
Villemoisson au Perray, le grand chemin depuis l’église vers le Breuil, le
Perray).
Le 28 avril 1484, nouveau « bail d'une masure, cour,
puits, jardin et demy arpent de terre tenant d'une part au seigneur et d'autre
part à Jehan Petit, par devant sur le chemin qui va de Morsan à
Villemoisson, (chemin prenant face à la Maison-sous-l’église aujourd’hui
disparu) et d'un bout au fossé de la rivière d'Orge ».
Le 18 mai 1486, jehan Charpentier fait transport d’une
partie de ses biens à « Nicolas Billard, laboureur à Villemoisson,
d'une masure, courette et un petit jardin derrière, contenant demy quartier de
terre où environ, faisant partie de deux masures et jardins. Tenant d’un côté
et d’autre ladite masure et jardin à Nicolas Vaugen à lui-même; aboutissants
par devant au chemin qui va au Perray.

Par deux actes de renonciations au profit de Christophe
Fourquaut, nous voyons que Jehan Morise, demeurant à Savigny-sur-Orge,
possède plusieurs habitations. Le 9 mai 1483, ce sont « deux maisons dont
une couverte de chaume où étoit une masure, cour, jardin et un arpent et demy
de terre, sis devant l'hôtel du seigneur » (la ferme seigneuriale), tenant
d'une part à une masure et jardin appartenant à l'église » (peut-être le
presbytère, aujourd’hui la Maison sous l’église).
L’autre acte du 18 août 1487 est, « une maison et
masure, cour, grange, jardin et terres derrière, près l'église dudit lieu. Le
tout contenant 2 arpents un quartier où environ. Tenant d'une part au chemin
allant de Villemoisson à Morsan, aboutissant par devant au chemin qui va de
ladite église au moulin dudit lieu de Villemoisson » (rue Saint-Laurent).
Nous reconnaissons là la partie de terre sous l’actuelle Maison-sous-l’église

Quartier des grandes
masures
Les grandes masures semblent se situer à droite de
l’actuelle rue Ferrande, sans doute jusqu’à l’Impasse de l’avenue. Le fait de
leur appartenance à la seigneurie, fait qu’elles ne sont donc pas comprises
dans le fief du Sauvage.
Le 16 mars 1482. – « Bail à cens au profit d'Estienne
Garnier, laboureur, d'une masure, cour et jardin, contenant demy arpent où
environ, au carrefour du pin sur le pilier de la justice. Tenant d'une part à
la voye qui descend des hautes terres au pont de Villemoisson, et d'autre à Pierre
Lepic; d'un bout près dudit pilier sur le grand chemin, et d'autre bout
audit seigneur ». Ici apparaît nommément le pilier ou carcan situé à
l’angle des voies actuelles Guy Moquet et Ferrande. Cependant près de ce
« pilier » était un orme, que Mr. Victor Chaudun compare à l’orme
sous lequel on rend la justice. Cet arbre nous le trouvons par la suite.
Le 6 mars 1483. – « Bail à cens et rente au profit de Pierre
Michault, laboureur demeurant à Epinay, d'une masure, cour et jardin et 2
arpents de terre au-dessus, tenant d'une part aux jardins de l'hôtel de la dite
seigneurie et au chemin dudit Villemoisson à Longpont, d'autre à la forest du
dit seigneur ; d'un bout aux 60 arpents d'Antoine de Châtillon, et d'autre bout
audit seigneur ».
Le 1er juin 1484. – Bail à cens au profit de Jehan
de Lorme, demeurant au Breuil-sur-Orge. Et le 17 septembre 1486 Jehan de
Lorme, transporte ce bail à Jacques Ruden, demeurant à Villemoisson. Il
s’agit de masures, cour, puits, jardin, grange, estable appelés les
« Grandes Masures » de la seigneurie de Villemoisson. Le tout
« contenant 2 arpents où environ. Tenant d'une part à Estienne Gouyer,
Pierre Le Pic et Thévenin Menezat, et d'autre part à Pierre Michault,
aboutissant par devant au chemin qui va dudit Villemoisson à Longpont, et par
haut au du seigneur ».
Le 4 décembre 1496 Jacques Ruden, cède à Perrette Hesselin,
veuve de Christophe Fourquault une pièce de terre contre une masure, cour,
petit jardin et 4 arpents de terre derrière, tenant d'une part au chemin qui va
du carrefour aux Hautes-Terres (rue Ferrande)
Le 3 novembre 1487. « Bail à cens au profit de Jehan
Boutet, demeurant à Epinay de deux masures, cour, jardin, sçis près de
l'orme dudit Villemoisson, tenant d'une part à Louis Boisselet, d'autre part
au chemin qui va au Perray, d'un bout audit orme et d'autre bout à Michel
Bignault ». Ces deux masures nous les retrouvons neuf ans plus tard le
4 décembre 1496 par une « acquisition faite par Perrette Hesselin, dame de
Villemoisson, de Jehan Méniele, (« 2 masures, cour et
jardin, sçis près de l'Orme du dit Villemoisson. Tenant d'une part à Louis
Boisselet, d'autre part au chemin qui va au Perray, aboutissant au dit
Orme »
Á la même date du 3 novembre 1487. – « Bail à cens au
profit de Philippe Petit maçon, demeurant au Roule de 2 masures avec
grange, cour, jardins, tenant d'une part à la cour des Grandes Masures de la
seigneurie, aboutissant à l'Orme …».
Le 12 octobre 1487. « Acquisition faite par Christophe
Fourquaut, de Gilles Dubois et Guillemette, sa femme, auparavant veuve
d'Estienne Menezat, tant en leurs noms que comme tuteurs de Perrette, fille du
dit Menezat, d'une maison masure et 4 arpents de terre au-dessus, tenant d'une
part à la forest dudit Villemoisson et d'autre part au chemin des terres des
Essarts; aboutissant aux terres et héritages du dit seigneur de
Villemoisson ». (Ici la forêt de Séquigny).
Le 1er février 1492. « Déclaration faite par
Martin Maulet, demeurant au Breuil, à la veuve et héritiers de
Christophe Fourquaut, d'une maison, cour, jardin et 6 arpents et demy où
environ, tenant d'une part à Jacques Ruden, d'autre à Christophe Petit et
Laurent Gilles; aboutissant par bas à Pierre Le Pic et au carrefour
de Villemoisson ».

Même lieu
Le 5 novembre 1487, « bail à cens fait à Robin
Prudhomme, de 3 masures de pourpris (Ce qui est compris dans), cave,
cour, jardin, contenant un arpent et demy où environ. Tenant d'une part au
chemin qui descend du carrefour au pont. (Le chemin qui descend du carrefour au
pont est la portion de la rue Guy Moquet depuis la rue de l’Eglise se
prolongeant par la rue Hérault de Séchelles).
Le 28 novembre 1489. Robin Prudhomme déclare au profit de
Perrette Hesselin, veuve de Christophe Fourquaut « un four à ban, masures,
cour et jardin, tenant d'une part au chemin qui va de Morsang à Montlhéry et
d'autre part à Colas Vaugen, d'un bout à lui même et d'autre bout au
chemin qui va des Hautes-Terres au pont de Villemoisson ». (Le chemin de
Morsang à Montlhéry représente l’avenue des Gardes Messiers, la rue de la
Plaine et le Vieux chemin de Villemoisson. Le chemin des Hautes Terres au pont
de Villemoisson est la rue Ferrande et son prolongement au pont sur l’Orge)
Il est ajouté une pièce de terre contenant une
« ausauge » (mesure de surface) entre les masures et le pont. Tenant
d'une part au dit chemin des Hautes-Terres et d'autre part au seigneur de Viry
et Savigny; d'un bout à la rivière (Entre la rivière et la surface occupée par
les biens de Robin Prudhomme qui est celle du futur château de Villemoisson).

Cette suite d’articles semble difficile à situer. Ils ont un
repaire commun : le chemin de Villemoisson par le pont du Breuil
via Longpont et d’autre part à la forêt. L’existence d’une pièce de 60
arpents ; « les jardins de l’hôtel des seigneurs ».
Le5 juillet 1483. « Renonciation faite par Yvonnet
Javary, laboureur demeurant à Grigny au profit de Christophe Fourquaut,
d'une « pourpris » (Ce qui est compris dans) de masures et jardin où
étoit une maison, grange, estable, cour, jardin derrière, contenant 3 arpents
où environ, tenant d'une part au chemin qui va de Villemoisson à Longpont
d'autre part à la forest; plus un jardin, masure, 5 arpents de terre et tous
autres héritages ».
Au même lieu : Le 25 octobre 1483, deux baux au profit
l’un à Pierre de Lanon, laboureur, l’autre à Pierre de la Croix aussi
laboureur, sur une maison, cour, jardin et deux arpents de terre au-dessus.
Puis le 15 novembre 1488, « Acquisition faite par Perrette Hesselin, veuve
de Christophe Fourquaut, tant pour elle que pour ses enfants mineurs, seigneurs
de Villemoisson, de Michel Burelier (où Burdier), demeurant à Petit-Vaux
paroisse d'Epinay. D'une maison masure, cour et jardin. Tenant ces deux
articles aux jardins de l'hôtel desdits seigneurs, et au chemin par lequel on
va au pont du Breuil d'une part, et d'autre à la forest desdits seigneurs; d'un
bout aux 60 arpents de monseigneur Antoine de Châtillon et sa femme, et d'autre
aux seigneurs de Villemoisson ». (Les jardins des seigneurs sont peut-être
en haut de la rue Ferrande et 60 arpents au-dessus des Grandes masures).