La place des Six Chênes
La preuve par Six.
Le Carrefour des Six
routes.
Un plan de la forêt de
Séquigny de 1773, montre le « Carrefour des huit Routes », lesquelles
sont :
1 et 2. - L’avenue d’Epinay
et la rue d’Epinay (anciennement route de Mallet)
3 et 4. – L’avenue de
Longjumeau et son prolongement disparu (route de l’Etoile)
5 et 6. – L’avenue de
Villiers et son prolongement disparu (anciennement route de la Princesse).
7 et 8. – l’avenue des
Chèvrefeuilles et son prolongement disparu (anciennement route de la
Gilquinière)
Sur le Plan de F. Perin
(1897), ici présenté, nous constatons « six » routes. Manquent les
routes 3 et 4 (route de l’Etoile).
Aujourd’hui nous avons
toujours 6 chaussées : les avenues d’Epinay, de Longjumeau, de Villiers,
des Chèvrefeuilles, les rues d’Epinay et du Rond-Point.

Ce carrefour était réputé
pour ses rendez-vous de chasse. Mme de Sévigné en parle dans ses lettres, en
ironisant quelque peu sur l’originale coiffure de Mlle de Fontange que le roi
remarqua. La tradition locale veut que ce soit au carrefour appelé aujourd’hui
« place des Six-Chênes » que cela se produisit. La marquise de
Fontange née Scorailles de Roussille en 1661, inspira à Louis XIV une folle
passion. Celle dont on dit qu’elle était « belle comme un ange, sotte
comme un panier » mourut à 20 ans, faisant couler les larmes de son royal
amant.

De g. à d : Seront les avenues de Villiers et de Chèvrefeuilles
Un carrefour avec six
chênes

Se distinguent les six chênes. En face l’avenue d’Epinay.
Un chêne avec six troncs.
Place des Six-Chênes se
trouvait aussi six chênes sur une même souche. Agés d’environ 250 ans, ils ont
été atteints de mort en cime par suite du goudronnage du carrefour vers 1934.

Les jours de fêtes, un bar de fortune est aménagé sur une planche fixée entre les troncs.
Les chênes ont été abattus en
1945 et, pour conserver la tradition, six jeunes chênes américains ont été
plantés à leur place. Aujourd’hui il n’en reste plus que trois.

Pour assurer la sécurité de
la circulation de la calme place des Six-Chênes on a décidé un jour d’établir
un sens giratoire. Mais comme la place se situe à la limite de Villemoisson et
de Sainte-Geneviève-des-Bois, vu cette situation, il a été convenu de le faire
à moindre frais. Il nous reste à admirer sa sobriété. Le dessin d’un cercle
blanc aurait très bien pu faire aussi l’affaire.

Or
un jour, peut-être à regret, il advint que l’on mit trois caissons chacun garni
d’un petit chêne, si joli que quelques jours après l’un d’eux a été emprunté.
Remède fut bientôt apporté avec l’implantation de trois nouveaux chênes plus
grands pour que l’on ne puisse les emporter. Ainsi notre place qui n’avait que
trois chênes dits américains, aujourd’hui avec ces nouveaux arrivants, le
« Rond-point » peut s’appeler place des « Six chênes »,
justifiant ainsi son appellation. D’où nous vient cette heureuse
initiative ? La légende des « Six chêne » est sauve, mais
pourront-ils grandir ses trois nouveaux venus dans leurs caissons ?


Photos C. Audigié
PS.
- Nos trois petits chênes dans leurs caissons n’ont pas eu le temps de grandir,
soit mauvais sort ou malveillance, ils viennent de crever tous les trois
ensemble. Il va falloir, pour s’accommoder, changer l’appellation de la place
si chère aux Villemoissonnais du Bois.