La rue du Repos
C'est une des rues
les plus anciennes de Villemoisson. Avec la rue Saint-Laurent, l’axe montant de
la rivière vers la plaine est peut-être le premier chemin de Villemoisson à son
origine. (Voir le fief du Sauvage).

Du
moulin, la portion montant à l’église et à la ferme seigneuriale est la rue
Saint-Laurent.
Partant du petit cimetière
qui se trouvait dans la minuscule place devant l'église, le chemin montait le
coteau, traversait la plaine, se prolongeait à travers le bois de Séquigny
jusqu’aux franchises (Terrain exempté de certaines taxes) dit de Morsang,
actuellement la Demi-lune.

Le chemin aboutissait ici à gauche. La propriété
d’Orgeval n’est pas encore crée.
Notre
chemin avait une vocation prédestinée. Jadis il s'appelait « Chemin de la Procession ».
Nous voyons très bien, partant de l'église, des
manifestations religieuses solennelles gravissant la côte, comme le long d'un
chemin de Croix, jusqu'au croisement avec la route de Montlhéry à Morsang.
(Actuelle avenue des Gardes Messiers, auparavant route de la Plaine).
Cependant notre chemin devait
être amputé de la longueur traversant la forêt de Séquigny. Au début du XXe
siècle les promoteurs disposaient du lotissement du bois de Villemoisson. Léon
Laurent en faisant bâtir le Castel d'Orgeval condamnait son débouché sur la
Demi-Lune. Il s’arrêtait donc à la hauteur de la route de Montlhéry à Morsang,
aujourd’hui l’avenue des Gardes Messiers. Le prolongement de la route de
Corbeil, remplaçait avantageusement ce chemin dont l'origine se confond avec la
nuit des temps
Cette coupure eut pour
conséquence le déplacement du calvaire vers l’entrée de l’avenue des Gardes
Messiers à la limite de Villemoisson.

Enfin, consécutivement avec
la création d'un terre-plein giratoire en cet endroit, le calvaire est
descendu devant l'église Saint-Laurent, dans la petite place où se trouvait le
petit cimetière ancestral.
Le chemin de la Procession
est qualifié sur le cadastre napoléonien de « sentier », petit et sinueux, il
allait prendre de l'importance avec le transfert du cimetière, en 1846, depuis
l'église à son emplacement actuel, justifiant ainsi, avec son aménagement, du
nom de rue du Repos.
Entrons
dans les détails :

L’église
Saint-Laurent avec sa petite place dans laquelle se trouvait le petit cimetière
ancestral. Au premier plan le départ du chemin (rue du Repos), à gauche le mur
du parc boisé du château.

Photo C. A.
Aujourd’hui
le chemin, devenu une rue, a été élargi, mais elle reste très étroite

Extrait
du plan cadastral napoléonien. A gauche l’église et le cimetière, à droite, la
ferme seigneuriale. Le chemin contourne le clos Piquot, qui est d’un côté, et
suit le mur du parc. Au coude formé par ce chemin, le rond rouge marque une
tourelle se trouvant à une des sorties du parc.

Gravure déposée à la bibliothèque nationale.
Sur
cette gravure datant de 1823, nous sommes au même coude, noté ci-dessus, avec
la tourelle de la sortie du parc. Au fond l’église et la ferme seigneuriale.

Sur
la carte postale, à la place des deux personnages de la gravure, une glaneuse
dans un champ remplaçant le clos Piquot. Au fond toujours, l’église et la ferme
seigneuriale.

Le même coude aujourd’hui par
temps de pluie. Le mur n’est celui du parc mais celui du cimetière qui a quitté
son emplacement devant l’église.

Nous
arrivons enfin au point de coupure de l’ancien chemin, au terminus de la rue du
Repos. La largeur en son point terminal à conserver sa dimension originale,
permettant ainsi de juger la différence. Trop étroit son accès est interdit par
une barrière. Au fond, en vert le, garage. (La pluie n’a pas cessé de tomber).

Photos C. A.
Le
calvaire à sa place définitive.