Où il est question
d’agrandir l’école
Un
ouvroir, il y en a déjà un - 22
février 1863. Vu la circulaire de Mr. le préfet relative aux travaux à
l'aiguille dans les écoles mixtes. Considérant qu'un « ouvroir » pour
les petites filles pauvres à été établi dans la commune par une personne
charitable et qu'il se tient dans la salle de classe tous les jours. Il n'y à
pas lieu de voter présentement pour l'établissement d'un « ouvroir ».
Les
conseilleurs ne sont pas les payeurs.
- 2 juillet 1866. Il est donné lecture d'une lettre préfectorale faisant
connaître que la délégation cantonale de Longjumeau lui a signalé
l'insuffisance de la maison d'école de Villemoisson, et que Mr. l'inspecteur
d'Académie s’est assuré qu’il serait très facile de construire une nouvelle
salle de classe dans un champ attenant à l'école.
Considérant
que : la classe construite en 1832 a subi depuis des améliorations importantes
comme ouverture de deux nouvelles fenêtres, l’établissement de deux vasistas,
etc.; elle n'est point humide et qu'elle a été repeinte et blanchie il y a deux
ans; le nombre d'élèves à été plus grand qu'il ne l'est actuellement, et il
n'augmentera pas d'ici à quelques années. Il est pourtant vrai de dire que la
classe ne se trouve pas dans les conditions prescrites par les règlements,
surtout à cause du peu d'élévation du plancher.


Ce qui précède prouve que l’école n’a pas été
agrandie, seulement aménagée ; nous verrons plus loin sur un plan la
partie de droite indiquée comme mairie.
La
commune n'ayant point de ressources, le conseil décide unanimement de s'occuper
de la maison d'école qu'après la construction du lavoir couvert dont la
nécessité se fait sentir depuis longtemps.
Réponses
de la commune à la loi sur l’instruction publique. - 18 août 1867. - Suite à la loi du 10 avril dernier,
le conseil émet les avis suivants :
1°)
Commune de 500 habitants et plus : création d'une école de filles ou maintien
mixte exceptionnel. La commune n'a que 360 habitants, l'école mixte dirigée par
un instituteur peut continuer à fonctionner.
2°)
Au cas ou il devrait continuer à exister une école mixte dirigée par un
instituteur, chiffre du traitement à allouer à la directrice des travaux à
l'aiguille : Un traitement annuel de 100 francs sera alloué.
3°)
Hameau où il y a lieu d'établir une école de fille, de garçons, mixte : Il n'y
a pas de hameau (L’oublie des Franchises pour la municipalité, économiquement
n’est pas un hameau).
4°)
Gratuité de l'enseignement : vote de 4 nouveaux centimes au principal des 4
contributions directes. La commune ne peut actuellement établir la gratuité.
(Le taux est de 2 francs pour les enfants de 6 ans et au-dessus, et de 1,50
francs pour les enfante en dessous de 6 ans).
5°)
Taux de la rétribution scolaire à payer par la commune pour les élèves admis
gratuitement : 16 francs par an pour chaque élève.
6°)
Caisse des écoles : i1 n'y a pas lieu quant à présent d'établir une caisse
des écoles.
7°) Cours d'adultes, indemnité aux instituteurs : S'il y a
un cours d'adultes, la commune s'engage à payer au moins l'éclairage et le
chauffage.
Où il
est question d’agrandir l’école de 1832.
– 22 mai 1870. Après avoir entendu le rapport de Lasson, maire, considérant
que :
- la salle de classe actuelle
est trop petite et malsaine ;
- que la construction d’une
nouvelle salle de classe et de ses dépendances obligerait l’acquisition de
terrain ;
- que les propriétaires de ce
terrain consentent à le vendre, moyennant la somme de 1000 francs ;
- que d’après Mr. Laroche,
architecte de l’arrondissement de Corbeil, la construction de la classe, y
compris le prix du terrain s’élèvera à 8000 francs ;
- que les ressources de la
commune sont insuffisantes et qu’il est nécessaire de recourir à une imposition
extraordinaire ;
le conseil est d’avis que sur la somme totale susdite,
l’Etat soit prié de vouloir bien accorder un secours de 2000 francs ; et
que la commune soit autorisée à emprunter le reste à la caisse des Dépôts et
Consignations ; enfin à s’imposer extraordinairement pendant quinze ans.
La question sera remise après la guerre.