Une allée piétonnière.

 

 

 

En suivant l’allée du chantier

de « la » justice. (1)

 

(1) « La » justice, comme le lieu-dit ainsi nommé.

 

 

 

 

L’allée du chantier de la Justice est assez bien nommée puisqu’elle part du carcan, qui se trouvait jadis à l’angle de la rue Ferrande et de l’avenue Guy Moquet, et aboutit sur le parc des Erables vers les « fourches patibulaires qui se trouvaient autrefois situées entre le Cossec et l’avenue du Bois. (Lire : Les « fourches patibulaires »

Cependant, il est bien que l’on ait respecté sur ce parcours une des plus anciennes rues de Villemoisson, la rue Ferrande, raccourcissant ainsi une partie de « l’allée du chantier de la justice ».

 

En bleu l’allée du chantier de la Justice

 

Afin de rendre plus compréhensible le trajet de l’Allée du chantier de la Justice, nous l’avons découpé en tronçons.

 

1°) Partie comprise entre la fin de la rue Ferrande et l’avenue du Grand Orme

 

Lors de la mise en chantier du centre ville : ici la rue Ferrande, aujourd’hui « allée de la justice ». La voiture se trouve sur l’actuelle avenue du Grand orme.

 

Evolution du site du tronçon de l’allée entre la rue Ferrande et l’avenue du Grand orme

 

2°) Partie comprise entre l’avenue du Grand orme et la place de la Cholletière

 

Hier de haut en bas : Noter la présence du clocher. – L’église est presque finie. – La place de l’Eglise. – De l’église à la place de la Cholletière. – Le square Bassompierre.

 

De haut en bas : L’allée du chantier de la justice, à partir de l’avenue du Grand orme en direction de l’église. – L’église Saint Joseph Artisan. – Deux photos prises entre la place de l’église et le square Bassompierre. –Le square Bassompierre. – Vue prise entre le square et l’avenue des Gardes messiers.

 

Bassompierre, dernier marquis du même nom, propriétaire du château de Villemoisson, maire de la commune de 1821 à 1825, décédé le 15 novembre 1837. Pour les curieuses et les curieux, pour en savoir plus, voir à la fin du chapitre « qui sont les Bassompierre ? ».

 

3°) Partie comprise entre la place de la Cholletière au parc des Erables.

 

De haut en bas : Aboutissement sur l’avenue des Gardes messiers de l’allée venant du parc des Erables. – Aboutissement sur l’avenue des Gardes messiers du chemin venant de la salle paroissiale édifiée dans la plaine. – Entre ces deux aboutissements sera crée la place de la Cholletière.

 

La Cholletière est un des anciens noms de la Garenne de Villemoisson se trouvant aux Franchises.

Au XVIIe siècle Jacques Chollet, avocat au Parlement, possédait le château de Villemoisson, dont dépendait, entre autre, la Garenne. Cette Garenne, réserve de chasse qui existait auparavant, à son doute été transformée en parc boisé par son propriétaire.

 

Les Chollet, d’une famille très ancienne (1148) ayant fonde la ville de Cholet, portaient : « d’argent au chevron d’azur chargé sur le chef d’une étoile d’or accompagnée de trois hures de sanglier de sables, deux en chef et une en pointe, au chef d’azur chargé d’une levrette d’argent colletée d’or. Cimier : une levrette en demi corps ».

 

Hier, l’allée reliant l’avenue des Gardes messiers au Parc des Erables.

 

 

Les habitations dans la plaine ne sont pas encore finies, mais nous avons un terrain de football. En avant-plan, la place devant l’entrée du par ces Erables, derrière est amorcée la future allée dont les photos suivent.

 

De haut en bas : La fin du parcours de « l’Allée du chantier de la justice » : au départ depuis la place de la Cholletière. – Sur son parcours. – Arrivée sur le parc. Derrière les buissons : à gauche le terrain de foot, à droite la place devant l’entrée du parc.

 

 

Qui sont les Bassompierre ?

Les Bassompierre (Dompierre de Bassompierre), d'une ancienne famille de chevalerie d'Haroué-en-Barrois, près de Nancy, dans la châtellenie d'Ormes.

Les Bassompierre prisaient surtout le métier des armes et servirent divers pays : la Lorraine, lorsqu'elle faisait partie de la Confédération germanique, l'Allemagne, la Hongrie, la France.

Ils portaient primitivement d'argent à trois chevrons de gueules, et après l'élévation au marquisat de Léopold-Clément « d'azur au chevron accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un faisan, le tout d’or ». Ce sont ces dernières qui figurent dans nos armoiries.

 

Les marquis de Bassompierre descendaient de :

- Olery, sire de Bassompierre, + en 1292.

- Simon, sire de Bassompierre + en 1333.

- Olery, sire de Bassompierre, + en 1352. Geoffroy sire de Bassompierre et de Longchamp, + en 1405.

- Jean, sire de Bassompierre et de Longchamp, + en 1423. Geoffroy, chevalier, sire de Bassompierre, conseiller du duc de Lorraine.

- Christophe, chevalier, sire de Bassompierre et d'Harouel. François, chevalier, sire de Bassompierre, grand bailly des Vosges, colonel des Lansquenets de Charles-Quint. Christophe, baron d'Harouel, chevalier de Betstein, d'Ormes et de Baudricourt, colonel au service de l'Empereur d'Allemagne; chef des finances de Lorraine, commandant 1500 reîtres. Alors que la Lorraine ne faisait pas partie du royaume de France, il meurt le 22 avril 1596, à Nancy. De Christophe naquit Georges, dit l'Africain, marquis de Remonville, grand bailly des Vosges, grand écuyer de Lorraine, et François, maréchal de France.

- Rentré à la cour de France sous Henri IV, François est nommé colonel-général des Suisses en 1614, maréchal de camp en 1615, grand-maître de l'Artillerie en 1617, ambassadeur extraordinaire en Espagne en 1621, maréchal de France en 1622. Mais Richelieu voyant en lui un redoutable rival obtient du roi en février 1631, son internement à la Bastille qu'il ne quitta qu’après la mort du puissant cardinal-ministre en janvier 1643. Il meurt en 1646.

- Louis de Bassompierre, fils de François est nommé à l'évêché d'Oléron en 1646, puis à celui de Saintes en 1647. Premier aumônier de Monsieur en 1651, il obtient les abbayes de Chéry, Bosche-ville, Saint-Volupien-de-Foix.

Le frère de François de Bassompierre, Georges l'Africain, a pour fils Gaston Jean, marquis de Baudricourt, lieutenant-colonel au service de l'empereur d'Allemagne.

- De ce dernier Jean-Claude est capitaine de chevau-légers du duc de Lorraine

- D’où Léopold-Clément, né en 1713, brigadier des armées du roi en 1747, créé marquis de Bassompierre. Chambellan du roi de Pologne.

- D’où Jean-Anaclet, né le 16 juillet 1744, maréchal de camp des armées du roi, marié en 1773 à Elisabeth Rigoley d'Ogny, fille du baron d'Ogny, châtelaine de Villemoisson. Émigré en 1791, il fit la campagne des princes en qualité de maréchal de camp, rentra en France à la suite des lois édictées par Bonaparte en faveur des émigrés. Avant de mourir en 1810, Élisabeth Rigoley d'Ogny lègue le château de Villemoisson, à son fils aîné Jean-Charles Stanislas

- Stanislas naît en 1777, émigre avec son père, entra en France en même temps que lui et furent tous deux l'objet d'une surveillance. Soit qu'il ne prise pas le métier des armes autant que ses ancêtres, soit qu'il ne veut pas servir dans les armées consulaires, il se fit remplacer au moment de la conscription. Le marquis meurt le 15 novembre 1837 à Villemoisson et est inhumé à côté de ses parents dans le cimetière de Morsang.

(Extrait de « Villemoisson en Hurepoix » de Victor Chaudun).

 

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