La ferme du château
Le seigneur de Villemoisson
et d’autres lieux, habitait dans un de ses domaines plus important, laissant Villemoisson
à un régisseur qui, lui était redevable des entrées des taxes et des rentes de
la propriété qui lui était confiée.
Cependant il advint qu’un des
régisseurs, suffisamment important et riche, fit construire au XVIIe siècle un
château qui, après différentes appellations, devait garder celle de Beaumont.
Il avait :
« Droit de moyenne et
basse justice, profit et amendes jusqu’à 3 livres 15 sols, suivant la coutume
de Paris, lods et ventes en cas de mutation des biens relevant du domaine à
raison du douzième denier, et saisine quand le cas y échoit suivant la coutume
de Paris. Droit de nommer et instituer les officiers nécessaires pour
l’exercice, comme prévôt, procureur fiscal, greffier et sergent. Les
appellations des sentences du prévôt de Beaumont tant au civil qu’au criminel,
doivent être relevées par devant le sieur bailli de Villemoisson à cause de la
haute justice qui appartient au seigneur Bertier. Mais en cas de matières
criminelles dont les condamnations pourraient être à peines afflictives, une
amende excédante 3 livres 15 sols, le prévôt du fief de Beaumont n’en peut
connaître que jusqu’à la plainte ».
« Droit de censive et
rentes foncières et seigneuriales à prendre sur les héritages situés en
l’étendue de son dit fief de Beaumont dus par les vassaux et censitaires,
montant au total à 10 sols 3 deniers obole pite de cens payables le jour
Saint-Rémy, 1er octobre, 12 poulets en nature de surcens et 98
livres de rentes foncières seigneuriales non rachetable, payables le jour
Saint-Martin d’hiver, 11 novembre, de chacun an et dues par les détenteurs
vassaux »
La presque totalité du
village de Villemoisson lui était vassale. C’est ainsi que parmi ces vassaux se
trouve déclaré :
« L’enclos
de la ferme du fief de Beaumont, consistant en une cour où sont les bâtiments
logement du fermier, appliqués en cuisine, chambres et greniers ; granges,
écurie, bergeries, étables, toits à porcs, poulaillers, hangars, remises et
autres bâtiments couverts en tuiles. Jardin et clos de ladite ferme fermés de
murs ».

(51, 52) La ferme du château
de Villemoisson. – Située presque à l’angle de la rue Ferrande et l’avenue Guy
Moquet, entre le lieu où était le carcan (école des sœurs) et la propriété
appelée « Collège »
Derrière la ferme un petit
potager appelé « le Jardin des Eaux », dans lequel est le réservoir
de la source qui communique dans le château. Il s’agit du réservoir situé au
bout de l’allée de la grotte.
Par
la suite, celui-ci sera propriété du « Collège »

L’entrée des souterrains

Avenue Guy Mocquet, « l’Impasse de l’Avenue » était l’entrée de ferme du château de Villemoisson


L’arrière de la ferme (photo coll. M. Plisson)

Dans le jardin un puits mitoyen ancestral
Aujourd’hui, une partie des bâtiments
donnant sur l’avenue ont subit des restaurations, mais l’implantation reste la
même