L’église
de Villemoisson

« ….
il y a assez d'apparence que Saint-Martin de Ville-Moisson étoit l'église que tous
ces cantons-là, jusqu'à Bondoufle et Fleury exclusivement, reconnaissoient pour
leur paroisse ». (Lebeuf).
L’importante
paroisse de Villemoisson, par sa superficie, du Xe au XIIIe siècle, a été
démembrée au seuil du XIIIe siècle lorsque celle de Sainte-Geneviève-des-Bois a
été crée, à laquelle a été rattachée la paroisse de Morsang.
Pour
faire pénétrer la religion chrétienne en pays rural, dès le 1er
siècle, Saint-Denis et surtout Saint-Yon, son condisciple, avaient prêché la
nouvelle croyance dans la région. Il fallut les prédications et les miracles de
charité du populaire Saint-Martin pour supplanter les divinités celtiques.
Aujourd’hui, 3672 de nos églises, dont Villemoisson, lui sont dédiées, plus de
400 de nos villages et hameaux portent son nom.
Humble
devait être la petite église de Villemoisson, à peine émergeait-elle des
immenses frondaisons avec son presbytère caché sous son ombre dans un paysage
bucolique. Ce devait être en ces siècles lointains une solitude quasi
monastique qui explique assez bien le nom de fief du Sauvage dans lequel elle
se trouvait.
Citons
encore l’abbé Lebeuf : « La cure est marquée à la pleine collation
épiscopale dans le pouillé de Paris du XIIIe siècle, qui est le premier
monument où le village se trouve appelé « Villa messium » ; les
pouillés subséquents sont conformes quant à la nomination de la cure. Dans
celui du XVe siècle, elle est appelée « Ville Messionis ». Celui de
l'an 1626 l'appelle Ville Messon, « Villa Messonis », ce qui n'est
peut-être pas si mal ».
« Cependant
le malheur des temps avoit permis qu'en 1521, 1534, 1544 et 1577 elle ne
passoit que pour succursale de Savigny où le curé résidoit, et l'identité du
saint patron feroit volontiers croire que l'une auroit été détachée de 1'autre,
mais dans des temps bien éloignés. Au reste, lorsqu'on la désunit de Savigny en
1678, le 6 août, cela fut regardé comme une nouvelle érection de la
cure. »
Il est
important de souligner que l’abbé Lebeuf, place seulement au XVIe siècle la
dépendance spirituelle de Villemoisson à Savigny, au XVIIe, elle l’était aussi.
Le curé était représenté sur place par un vicaire. A partir donc de 1678
jusqu’à la Révolution, nous trouvons des curés de Villemoisson, puis en 1801,
peut-être avant, notre paroisse était rattachée à Morsang. Enfin en 1935, nous
avons à nouveau un curé.
Lebeuf,
décrit sommairement dans son ouvrage « Histoire du diocèse de
Paris », l’église de Villemoisson : Elle « est une espèce de
grande chapelle sans ailes, et dénuée de tous ornements de sculpture par lesquels
on auroit pu juger depuis quand elle est bâtie. La grosse tour, par sa
situation directement sur le devant de cette église, marque quelque antiquité,
et paroit avoir été replâtrée bien des fois ; elle ne reçoit d'agrément que par
le pavillon couvert d'ardoise qui la termine. Saint-Martin de Tours en est
l'ancien patron, ce qui forme encore une autre preuve de sa vétusté. Mais les
peuples qui ont voulu avoir aussi une fête particulière et moins commune avec
les autres villages, y ont fait joindre Saint-Laurent ».
Cette
description de notre modeste église est certainement celle qui existait avant
sa reconstruction en 1758 par Durey d’Harnoncourt pour cause de vétusté. L’abbé
Lebeuf est décédé en 1760 et ses écrits sur le diocèse de Paris étaient certainement
terminés quelques années auparavant.
A-t-on
conservé le clocher comme il a été dit ? Cela semble probable comme le
montre le plan qui accompagne le mémoire ou cahier des charges de sa
reconstruction…




Photos M. Saint-Sevin
… Le
clocher de couleur différente, la lecture du mémoire dont il n’est pas question
du clocher, peut le confirmer.
« Mémoire
des ouvrages de maçonnerie, charpente, couverture, serrurerie, vitrerie à faire
pour la reconstruction de l’église de Villemoisson et carrelage dont ladite
église sera démolie jusque dans la fondation.
« Premièrement : les deux murs de goutte de ladite église,
sçavoir celui du côté du cimetière sera bâti de 21 pieds de haut compris
fondation et celui du côté du presbytère de 24 pieds de haut, aussi compris
fondation. Sur 60 et 4 pieds de long pour le chœur et la nef.
« Le
tout bâti à chaux et sable dont lesdits murs auront 31 pouces dans les
fondations et réduit à 27 pouces au-dessus des terres. Et le pignon de pareille
épaisseur et hauteur et montant à la quantité de 170 toises réduit lesdits murs
ravalés des deux côtés en plâtre à raison de 23 livres la toise. Fait la somme
de : 3910 livres.
« Pour
l’arcade qui sépare le chœur et la nef, monte à la quantité de 5 toises ½ de
gros murs, aussi à raison de 23 livres la toise, ravalé en plâtre des deux
côtés. Fait la somme de 126 livres 10 sols.
« Toutes
les toises de lambris, plafond et entablement de ladite église se montent à la
quantité de 88 toises à raison de 11 livres 10 sols la toise. Fait la somme de
1012 livres.
« Pour
tous les carrelage de l’église, des deux chapelles et de la sacristie, monte à
la quantité de 47 toises de grands carreaux à pants, à raison de 8 livres la
toise, y compris la forme. Fait la somme de 376 livres.
« Pour
les grilles de vitraux et vitraux et vitreries, pour les 6 vaudront : 600
livres.
« Charpente. – Ladite charpente de l’église et de la sacristie et
des deux chapelles dont la charpente de l’église sera cintrés par-dessous dans
toute sa longueur, à la réserve que les « entraits » et tirans ne
seront point vues par-dessous pour plus grande propreté et qui ne sera pas une
plus grande dépense pour ce faire il faut que chaque chevrons porte sa ferme et
dont chaque ferme sera garnie de « entraits, deux esseliers, deux
jambettes (jambelles ?) et deux clochets et plate forme sur les murs.
« Et
pour toute la fourniture de la charpente au surplus dudit vieux bois et façon
dudit vieux bois nous avons estimé quelle ne se pouvoit monter au plus qu’à la
somme de seize cent livres, attendu qu’il n’est pas possible de pouvoir voir en
quel état est le vieux bois, cy : 1600 livres.
« Couverture. – Se monte pour le tout à 90 toises dont nous avons
estimé qu’il ne pouvoit y en avoir la moitié qui soit en état de remployer pour
ce nous avons estimé pour fourniture de thuille et remployé la vieille thuille
à la somme de 550 livres.
« Plus,
pour la grande porte d’entrée qui est très mauvais état, il faut qu’il en soit
fait une neuve de huit pieds de haut sur six pieds de large et deux pouces
d’épaisseur. Pour fourniture de ladite porte et ferrure : 70 livres.
« Le
total du présent devis se monte à la somme de huit mil quarante quatre livres
dix sols, y : 8044 livres 10 sols.
« Je
consent que le sieur Magny fasse la construction de l’église de ma terre de
Villemoisson suivant le plan que j’en ay paraphé. Et le présent devis pour le
prix de huit mil quarante quatre livres dix sols, la somme payable moitié en
commençant les ouvrages et l’autre moitié après réception desdits ouvrages fait
et parfait. Fait double entre nous à Paris le 12e jour de
1757 » Signé Dharnoncourt, Jean Magny ».

Procès-verbal
de la reconstruction de l’église de Villemoisson.
« L'an
1758, le mercredy 17ème jour de may, 11 heures du matin. A la réquisition de
monseigneur Pierre Durey d'Harnoncourt, seigneur de Sainte-Geneviève-des-Bois,
Morsang-sur-Orge, Villemoisson et autres lieux, nous, Pierre de Courchant,
lieutenant du bailliage des dits Sainte-Geneviève-des-Bois, Villemoisson et
dépendances, accompagné de notre greffier ordinaire et de Monsieur. Jean David,
procureur fiscal au dit Bailliage, nous sommes transportés au dit Villemoisson
sur l'endroit destiné à rebâtir l'église du dit lieu de Villemoisson sous le
patronage de Saint-Laurent.
« Où, étant en présence de dame Françoise de Lamarque, épouse du dit seigneur d'Harnoncourt, monseigneur Joseph Durey de Morsang, écuyer, son fils, dame Anne Geneviève Françoise d'Albignac de Castelnau son épouse, de nous, juge sus dit , de notre greffier, du dit procureur fiscal, de messire Nicolas Mallecor, prêtre, curé du dit Villemoisson, messire Antoine Gandilhon, prêtre, curé des dits Sainte-Geneviève et Morsan, messire Matha, prêtre vicaire du dit Sainte-Geneviève. Pierre Latteux, premier marguillier en charge du dit Villemoisson, Pierre Bourgeois second marguillier en charge du dit lieu, Pierre Charpentier, François Saint-Lot l'ainé, Sylvain Chaimbault, Nicolas Taillefer l'ainé, Pierre Forin, Jean Charpentier, Louis Latteux, Denis Dauthier ancien marguillier du dit Villemoisson. Et de François Saint-Lot le jeune, Nicolas Taillefer le jeune, Vincent Taillefer, Julien Charpentier et Thomas Ruelle, Nicolas Picard autrement dit Thomas le jeune, Nicolas Thomas l'ainé, Jean Saint-Lot, André Viel, Antoine Boudinot l'aîné, Antoine Boudinot le jeune et Nicolas Taillefer le jeune, tous habitants du dit Villemoisson.

« La
cloche d'assemblée sonnée en la manière accoutumée, le dit seigneur d'Harnoncourt
a dit que l'église de Villemoisson étant en ruine et preste à tomber en
désuétude, pour prévenir les malheurs que la chute de l'édifice auroit pu
occasionner, il a, a la sollicitation des dits sieurs curé, marguilliers et
habitants du dit Villemoisson, fait démolir la dite église dans l'intention ou
il étoit comme il est encore de la faire rétablir et reconstruire à ses dépens
(1); et que son zèle pour le service divin l'empêchoit de différer plus
longtemps l'exécution de son intention. Il est convenu avec les dits sieurs
curé, marguilliers et habitants du dit Villemoisson de se trouver ce dit jour
et heure sur l'endroit destiné à la dite reconstruction. Ses affaires ne luy
ayant pas permis de se rendre au dit lieu le 13 du présent mois, jour indiqué
par les médailles dont il sera cy-après parlé.

« Où
étant ce jourd'huy, heure susdite, la fouille des fondations de la dite église
disposée, et les cérémonies de l'église ordinaire en ce cas observées, le dit
seigneur d'Harnoncourt, en la présence comme dit, est apposée la première
pierre de la dite église à rétablir dans le bas des fondations du jambage du
portail, à droite en entrant par la porte d'icelle ouvrante sur le cimetière et
faisant face au soleil du midy. La dite pierre de 2 pieds et 3 pouces de long
sur 18 pouces de large et un pied d'épaisseur, entaillée à 15 pouces prés du
bord du jambage du dit portail.

« Et
dans la dite entaille, le dit seigneur d'Harnoncourt a mis une boëte de plomb
renfermant une autre boëte de fer dans laquelle sont deux médailles. L'une
d'argent sur laquelle d'un côté sont les armes du dit seigneur d'Harnoncourt et
de l'autre sont gravés ces mots: « Petrus Durey d'Harnoncourt, eques
cujus, in dominio sunt ici, Sancta Genovéfae Liers, Morsanus hordei supra ripar
Villamessis, primum hujusce temple sumptibus suis aedificati, lapidem posuir
adstante pia conjugé maii die XIII anno MDCCLVIII « .
« Et
l'autre médaille en cuivre doré sur laquelle d'un côté sont pareillement les
armes du dit seigneur d'Harnoncourt et de l'autre côté sont gravés ces mots :
Pierre Durey d'Harnoncourt, écuyer, seigneur de Sainte-Geneviève-des-Bois,
Morsan-sur-Orge, Villemoisson et autres lieux, accompagné de dame Françoise de
La Marque son épouse a posé la première pierre de cette église bâtie à ses
dépens. Ce jourd'huy 13 may 1758.
« Et
outre les dites deux médailles, un écu de 6 livres, douze pièces de 6 sols
chacune d'argent, monnoyes de France, frappées de la présente année 1758. Et
ensuite le dit seigneur d'Harnoncourt a fait sceller à chaux et ciment la dite
première pierre et fait maçonner sur icelle à l'endroit de la dite entaille et
environ à hauteur suffisante pour empescher la soustraction des dites boëtes,
médailles, écu de 6 livres et pièces de 6 sols.

« Dont
et du tout a été fait et dressé le présent procès-verbal en présence des
susnommés pour servir et valoir en temps et lieu quant et à qui il appartiendra
ce que de raison. Les dits jour, mois et an, et dont les dits seigneur et dame
d'Harnoncourt, monseigneur leur fils, madame son épouse et autres susnommés
avec nous le dit procureur fiscal et notre greffier signés. A l'exception des
dits Pierre Bourgeois, Pierre Charpentier, Sylvain Chaimbault, Jean
Charpentier, Nicolas Thomas dit Picard et Antoine Boudinot l'ainé, qui ont
déclarés ne scavoir écrire ny signer; de ce interpellés suivant l'ordonnance,
ainsy qu'il est dit en la minute des présentes ».
Les
registres paroissiaux révèlent qu’entre 1670 et 1775, 72 personnes furent
inhumées à l’intérieur de l’église, dont 69 d’entre elles furent enterrées dans
l’ancienne.
Personnes
inhumées à l'intérieur de l'église Saint-Laurent.
Nos
investigations commencent en 1670, époque où l’état civil fut officialisé, mais
combien de personnes ont peut-être été inhumées dans l’église auparavant ?
Nous
constatons une proportion de nourrissons. C’était pratique courante où citadins
et commerçants plaçaient leurs nouveaux-nés à la campagne. Les décès étaient
considérables, mais cela n’était pas étonnant pour ces parents dans un temps où
la mortalité enfantine était particulièrement importante.
Dans
quel état de vétusté devait être la pauvre église de Villemoisson avant sa
reconstruction. Je n’ai pas connaissance comment se faisaient ces inhumations,
devait-on fouler un sol accessible au public jonché de sépulture ?
Enfin,
n’importe qui n’avait pas la faveur d’être enseveli dans l’église, il fallait
avoir un rang social. Ici ces défunts sont peu nombreux. Un petit pécule
permettait cette « dispense ». Quant aux Villemoissonnais « d’en
bas », ils avaient droit au parvis, c’est-à-dire dans la petite place
devant l’église qui fut un cimetière jusqu’au milieu du XIXe siècle.

01. - Lucien Garrier, âgé de deux mois, décédé
le 20 mai 1670.
02. - Anne
Gastineau, femme de Brice Briceuille, marchand fruitier, décédée le 24 mai 1672.
03 - Marie Marthe Baron, fille du meunier,
décédée le 15 janvier 1674.
04 - Catherine de la Croix, décédée à 80 ans
le 1er avril 1677.
05 - Thérèse
Guérin, fille de Guillaume, avocat au Parlement, nourrisson décédé le 10
juillet 1677.
06 - Brice Briceuille, marchand fruitier,
décédé le 15 juin 1678 à 90 ans.
07 - Honorée Geneviève Gabriau de Ripartons,
fille d'Estienne, écuyer, avocat au Parlement, et d’Anne Marie Durideau ;
nourrisson décédé chez Pierre Tarenne le 31 janvier 1679.
08. - François
Serourge, fils de Jean et Antoinette Garrier décédé le 8 décembre 1679.
09 - Denis Tarenne, hôtelier, décédé le 18
octobre 1680.
10. - Barbe Besnard,
femme de Rémy Baron, meunier à Villemoisson,
décédée le 7 janvier 1681.
11. - Marie
Magdeleine Boizard, fille de Lucien, avocat au Parlement, seigneur de Beaumont, décédée le 24 janvier 1681.
12 - Pierre Brochant, fils du lieutenant de
chasse de M. Clairambeau, nourrisson décédé le 29 janvier 1681 chez Mathieu
Houdé, jardinier.
13 - Marguerite Le Masle, femme de Garrier,
procureur fiscal du duc de Noailles, décédée le 16 septembre 1681.
14 - Etienne Graisset, mari de Madeleine Baron,
décédé le 8 mai 1682.
15. - Michèle
Hucher, femme de Nicolas Charpentier, vigneron, décédée le 8 août 1683.
16 - Christophe
Jouguet, bourgeois de Paris, receveur des tailles de l'élection de Clémecy, décédé le 10 septembre 1683
17. - Louis de Beaulieu,
fils de Sébastien et Marie Rangear, bourgeois de Paris, nourrisson décédé le 24 septembre 1683.
18. - Elisabeth
Guaytat, femme de Louis Josse, laboureur décédé le 7 février 1685.
19. - François Joubert, conseiller, secrétaire
de la reine, habitant Saint-Germain-des-Prés à Paris, inhumé, au désir de son
testament à Villemoisson le 10 avril 1685.
20. - Charles Rousseau, fils de Charles,
marchand de grains à Paris et Marie Procot,
soeur de Nicolas Procot, prêtre à Sainte-Geneviève-des-Bois, décédé le
19 juin 1686.
21. - Etiennette Pézard, femme de Gilles
Lelarge, décédée le 11 octobre 1686.
22. - Jean Dumas,
fils de Michel, maçon à Balisy, décédé le 16 décembre 1686.
23. - Marguerite Gouffin, fille de
Léonard et de Marguerite Delneuf (20 août 1681-11 février 1687)
24. - Marie Anne Gouffin, fille
de Léonard et Marguerite Delneuf, décédée le 12 février 1687
25. - Marie
Charlotte Mounier, fille de Germain, conseiller du roi, notaire honoraire, nourrisson décédé le 9 avril 1687.
26. - Marguerite Lombard, fille de Philippe,
cocher, et de défunte Anne Deschamps, décédée à 20 mois le 27 mai 1688.
27. - Geneviève
Boizard, fille de Lucien, avocat au Parlement, et Marguerite Gelée, décédée le 26 août 1688.
28. - Charles
Dandélis, garçon meunier chez Claude Bénard au moulin du Breuil, décédé le 1er mai 1690 à 42 ans.
29. - Marie Anne Gresset, fille d'Etienne et
Madeleine Baron, décédée le 1er août 1690.
30. - Marie Lamarche, fille de Jacques,
jardinier chez Prozelle, et Marie Galier (25 avril 1686- 19 janvier 1691.
31. - François Girardeau, fils de François et
Michèle Labbé, vignerons (9 septembre 1682 - 8 février 1691);
32. - Jacques
Garrier, fermier de Joubert, procureur fiscal du duc de Noailles, marguillier, décédé le 20 avril 1691.
33 - Jean Serourge, vigneron, décédé le 22
juin 1691.
34. - Gabriel Leroy, prêtre, originaire de «
Plougoulin », diocèse de Léon (Bretagne), décédé à 55 ans le 10 septembre 1691.
35 et 36. - Marie et Charlotte, nées et
décédées le 19 août 1692, filles de Jean Renou, meunier, et de Madeleine Baron.
37. - Anne Véron, femme de Nicolas Dugay,
charron, décédée le 12 mai 1693.
38. - Yves Salaun, curé de Villemoisson,
décédé le 6 Janvier 1694, inhumé dans le choeur, sous la lampe.
39. - Jacques Charpentier,
fils de Nicolas, manouvrier, et Michèle Huchet: 22 février 1692- 29 janvier 1694.
40 - Jeanne des Forges, femme de Pierre
Delage, procureur au Parlement, décédée le 1er décembre 1694.
41. - Robert Guézard, décédé le 7 février.1695
à 72 ans, vigneron.
42. - Pierre, fils de Jean Renou, laboureur,
meunier, et de Madeleine Baron. (16 août 1698- 31 décembre 1698).
43. - Michèle Millet, décédée le 6 mars 1699 à
50 ans.
44. - Une fille de maître Gabriel Géoffroy, « chevaux
» à Paris, et de Marguerite Baron, décédée à l'âge de 3 semaines le 25-mars
1699.
45. - Geneviève Petit, femme de Robert
Guézard, décédée à l'âge de 75 ans le 17 janvier 1700.
46. - Antoinette Garnier, femme de Jean
Serourge, décédée à l'âge de 64 ans, le 14 décembre 1703.
47. - Pierre
Paumier, fils de Girard Paulmier, fermier du sieur Prozelle, décédé à l'âge de 23 ans le 24 juin 1704.
48. - Marin de la Noue, fils d'un cabaretier,
laboureur de Longjumeau, décédé à 11 mois en avril 1705.
49. - Louise Pézard, fenne de Denis Tarenne,
cabaretière, hôtelière, trésorière de la charité de Villemoisson, décédée le 7
novembre 1705 à 77 ans.
50. - Claude Vigeon, décédé le 5 octobre 1708
à 55 ans, curé de Villemoisson, inhumé dans le choeur.
51 et 52. - Elisabeth Brigitte Prozelle, fille
de Louis Prozelle, conseiller du Roy, auditeur en sa Chambre des Comptes de
Paris, et Elisabeth Brigitte Michelin, décédées toutes deux le 7 août 1709,
inhumées dans le choeur.
53. - Jeanne
Hernieux, fille de Pierre et Charlotte Taillandier, vignerons fermiers, décédée à 20 ans le 21 décembre 1713.
54. - Jacques Serourge, vigneron, chantre de
la paroisse, décédé à 79 ans le 12 janvier 1714.
55. - Nicolas Fleury, fils de Nicolas, fermier
meunier du marquis de Vince au Breuil (d'Epinay et de Savigny), décédé le 19
juin 1718.
56. - Geneviève Duguet, femme de Pierre Jumel,
meunier du marquis de Noailles à Villemoisson, décédée le 14 décembre 1718.
57. - Noël Marlet, fermier de Prozelle
seigneur du fief de Beaumont, décédé le 25 janvier 1720.
58 - Marie Catherine Delage, décédée le 27
mars 1720.
59. - Louis Marie, fermier de monsieur
Prozelle conseiller du roy, auditeur de sa Chambre des Comptes, seigneur du
fief de Beaumont, décédé le 20 octobre 1721.
60. - Nicolas Laisné,
meunier de la seigneurie de Villemoisson, décédé le 13 avril 1725.
61 - Barbe Serourge, fille majeure, décédée le
26 octobre 1726.
62. - Marguerite Serourge, femme de Pierre
Latteux, vigneron décédée le 3 juin 1727.
63. - Marie Serourge, veuve Etienne Poinclou,
marchand boucher, décédée le 11 février 1728.
64. - Pierre Luc
Hernieux, fermier de la ferme seigneuriale décédé le 17 décembre 1728.
65 - _Pierre_***, gendre de Pierre Delage,
marié à Anne bourgeois de Paris, décédé le 13 avril 1731.
66. - Pierre Latteux, vigneron, décédé à 54
ans le 22 mars 1733.
67. - Jean
François Laisné, fils de Nicolas, meunier, et de Jeanne Brunet, décédé à 3 ans le 21 mai 1737.
68. - François
Christophe Joguet de la Chapelle, écuyer, ancien contrôleur des guerres, décédé à 92 ans le juillet 1738.
69. - Pierre
Musnier, fermier de monsieur Prozelle, décédé à 68 ans le 26 avril 1740.
70. - Marguerite Lamoureux, fille de Guillaume
Lamoureux, décédée Le 1er décembre 1762.
71. - Dame Marie Madeleine Girault, épouse de Nicolas
Léger officier de monsieur le comte de Provence, veuve de Jean Lucien Vallée,
décédée à 50 ans le 13 juillet 1772.
72. – Armand Louis Marie: Poillot, fils de
Louis Charles Philbert Poillot de Marolles, chevalier, seigneur d'Auvillers,
gouverneur d'Arthenay, conseiller du roi, nourrisson décédé chez le fermier
Gallice, le 8 mars 1775.


(1) En fait aux dépens des
villemoissonnais.