Le chemin de fer à Villemoisson

 

 

 

 

         C’est l’histoire du chemin de fer à Villemoisson, des pourparlers lors de son établissement, des problèmes soulevés lors du doublement des voies avec la Compagnie du Paris-Orléans avant qu’elle ne deviennent SNCF, puis, en ce qui concerne l’Ile-de-France, le R.E.R

         Aujourd’hui, le petit pont de la Garenne au bas de la rue Emile Bouton est interdit aux automobilistes pour cause d’insécurité, seuls les piétons ont le droit de l’emprunter. Il devrait être rétablit dans son utilisation originelle.

         Mais quels sont les souvenirs du chemin de fer à Villemoisson ?

 

Le 18 avril 1838 est voté la loi permettant à une compagnie disposant de 40 millions de francs d’établir une ligne de chemin de fer de Paris à Orléans.

Bien bucolique était ce quartier qui sera traversé par le P.O. Alors il n’existait pas cet immense remblai, ce ballast, coupant l’horizon. La vallée de l’Orge s’étendait bordée de prairies, souvent marécageuses. La rivière se dédoublait en plusieurs bras appelés « boèle » ; devant les « Cinq arches » étaient les « Trois eaux » : l’Orge, sa déviation, la Morte-eau. En mauvaise saison ses bras disparaissaient triplant la largeur de la rivière. Les débordements étaient fréquents et pour cette raison nulle habitation sur ses rives. Seules sont deux petites fermes à l’entrée actuelle de la rue de Verdun qui n’ont pas entièrement disparues et la petite école communale qui vient d’être construite.

Un chemin prolongeant la rue Marcel Girard, empruntait la rue de Verdun et rejoignait la rue du Maréchal Gallieni à la hauteur de la rue de l’Orge, c’était était la liaison entre le village et les Franchises. Un sentier longeait la pairie, venant du Perray, la future rue de la Garenne, lequel par le pont Mouton gagnait Epinay. Toutes ces précisions se trouvent sur le cadastre napoléonien. Ainsi était le lieu-dit de la Nouvelle France.

 

La vallée de l’Orge

         Quatre questions se sont présentées au moment de l’installation du chemin de fer dans la commune : Le viaduc de Cinq-Arches, le passage à niveau et ses suites, le pont de la Garenne, les chemins latéraux.

Nous avons, pour compréhension, appliqué les noms de nos voies actuelles pour permettre de bien situer l’évolution des différentes implantations ; à l’époque ces appellations n’existaient pas.

 

1. pont des Cinq Arches. – 2. pont face place Lisfranc. – 3. pont de la Garenne – En pointillés : ancien chemin reliant le village aux Franchises ; se raccordant à la rue du Maréchal Gallieni à la hauteur de la rue de l’Orge.

 

Les problèmes du viaduc des Cinq Arches.

Le 3 septembre 1839. - Suivant le plan général de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, il doit être construit un viaduc sur le bassin de l'Orge considéré comme étant d'une nécessité indispensable pour l'écoulement des eaux dans les saisons pluvieuses, époque pendant lesquelles elles s'élèvent souvent à plus de 1,70 m au-dessus de son niveau ordinaire dans toute la longueur du « bas pré ». La commission d'arrondissement émet un avis favorable au projet de la compagnie.

Mais la Compagnie trouvant ce projet onéreux modifie son plan primitif qui, si il est approuvé par l'administration, causera un préjudice aux propriétés. Un remblai remplacerait le viaduc dans toute la traversée des prés; quelques arches seront seulement établies sur le passage de la rivière.

Mais comme ces arches seront construits sur un sol plus élevé que celui des prés, il en résultera que les eaux étant barrées par le remblai de terre, au lieu de prendre leur cours par les arches reflueront jusqu'au moulin du Breuil, et au-delà les prairies seront submergées pendant plus de six mois de l'année, et le sentier conduisant au petit pont Maurey (Pont Mouton), sera interrompu.

Plusieurs intéressés, notamment M. Dabrin propriétaire du domaine de Vaucluse, informés du nouveau projet de la Compagnie, manifeste leurs craintes au maire, et le conseil décide d’adresser ces plaintes au ministre des Travaux Publics avec prière de ne donner aucune approbation au nouveau projet.

En fait ces craintes ne sont pas fondées puisque les arches sont prévues pour laisser s’écouler les eaux de l’Orge ; elles seront édifiées et nulles observations protestataires ne se trouvent dans les registres municipaux

 

 

Les chemins latéraux

Le 25 avril 1841, il est soumis au conseil : 1°) Le plan parcellaire des terrains et bâtiments à acquérir par la Compagnie. 2°) Le plan général de la partie de la commune traversée par le chemin de fer.

Le conseil considère qu’un nouveau chemin communal de Villemoisson aux Franchises, passant par la rue actuelle de Verdun et son prolongement rue Gallieni, bien qu'il froisse les intérêts de quelques propriétaires, est indispensable et que la Compagnie puisse établir un passage à niveau compte tenu que ce chemin sera coupé par les voies ferrées.

De ce passage à niveau il est demandé que le sentier venant de la rue du Maréchal Gallieni depuis ce passage à niveau rue de Verdun jusqu’au pont Maurey (pont Mouton), soit remplacé par un chemin de 3 mètres longeant les voies ferrées, ce chemin latéral étant très fréquenté par les habitants de Villemoisson et ceux d'Epinay, mais la demande pour l’instant reste vaine, il faut attendre jusqu’au 23 août 1857. Sur le registre municipal nous relevons : « Suite à la demande formulée par le conseil en 1838, il est donné lecture d'une lettre de la compagnie du Paris-Orléans concernant l'établissement d'un chemin, sur le terrain de la Compagnie, pour piétons de 1,66 mètre de large au bas du talus du chemin de fer suivant le bas et le long du talus en passant sur les contre-murs qui servent de soutènement sur une longueur de 62 mètres. Ce chemin fut établi du consentement de la compagnie au moyen d'une souscription des usagers de Villemoisson et d’Epinay, aujourd’hui sous le nom de chemin latéral.

 

Chemin latéral descendant au pont Mouton

 

Aussi le 15 juin 1838 ; le conseil municipal avait fait savoir qu'il ne s'opposait pas à la coupure de la ruelle des Fourneaux, ruelle qui depuis le village contournait la propriété du Vieux Logis pour gagner les Franchises, mais demande par contre la création d’un chemin latéral au chemin de fer établi depuis le passage à niveau jusqu'à la Garenne (aujourd’hui la rue de la Forêt).

 

Chemin latéral depuis la rue de Verdun vers la rue Emile Bouton appelé rue de la forêt.

 

Le pont de la Garenne

Quant au chemin vicinal de la Garenne (aujourd’hui rue Emile Bouton), dont la Compagnie demande la suppression, le conseil s'oppose par tous les moyens qui sont en son pouvoir à ce que ce projet soit mis en exécution. Observant que le chemin étant en surplomb de 8,30 mètres, il est facile à la compagnie d'établir un passage par-dessus les voies.

L’ancien chemin la voie des près, devenu rue de la Garenne, aboutissant devant l’ancienne mairie est conservé.

 

Les travaux sont commencés

Le 8 novembre 1841. M. le maire et le conseil attirent l’attention sur l'état déplorable dans lequel la compagnie du Chemin de Fer d'Orléans a mis plusieurs chemins communaux. Notamment la rue du Maréchal Gallieni est devenue tellement mauvaise que les communications sont entièrement coupées entre les Franchises et le village. L'immense quantité de matériaux employés à la construction du viaduc établi sur l'Orge est transportée par ce chemin, et malgré les demandes réitérées du maire, MM. les ingénieurs se sont constamment refusés à faire la plus légère réparation, prétendant que d'après une décision du conseil d'état, la Compagnie est dispensée de payer aux communes les subventions dont parle l'article 14 de la loi du 21 mai 1836.

         Enfin le Paris-Orléans est inauguré le 2 mai 1843.

 

Le doublement des voies ferrées et les problèmes qui s’imposent à nouveau.

         La tranquillité est de courte durée, le trafic ferroviaire s’intensifiant la Compagnie prévoie le doublement des voies ferrées, par suite de cet élargissement le passage à niveau de la rue de Verdun devient dangereux

 

Le passage à niveau rue de Verdun

 

21 septembre 1900. - Le conseil est informé de l'intention de la Compagnie d'Orléans de maintenir, quant à présent du moins, le passage à niveau de Villemoisson, par les termes même du rapport de cette Compagnie. Cette décision fait suite à son avant projet des travaux du dédoublement de la voie jusqu'à Brétigny.

Le conseil municipal considère que contrairement à l'allégation du rapport de la Compagnie, la traversée du passage à niveau de Villemoisson est très fréquenté non seulement par les habitants de ce village, mais aussi par les enfants du hameau des Franchises et de celui du Breuil, forcés d'emprunter quatre fois par jour pour aller et revenir de l'école de Villemoisson (située devant l’ancienne mairie).

Sa traversée est aussi importante de la part des voitures tant des villemoissonnais que celles des communes supérieures, Morsang, Savigny, Viry et autres parce que ce passage est le prolongement de la route directe qui met ces localités en communication avec les villages du Breuil, de Villiers, de Longpont et avec la ville de Montlhéry. (Entendons par là des voitures hippomobiles, très rares sont encore celles automobiles).

Ce passage à niveau est peut-être le plus dangereux de toute la ligne en raison de la courbe très accentuée de la voie, courbe qui empêche d'apercevoir les trains venant de Sainte-Geneviève-des-Bois. De même, ce passage à niveau deviendra pratiquement impraticable quand la voie ainsi dédoublée rendra presque ininterrompue la circulation des trains.

L’amélioration serait la suppression complète de tous les passages à niveau et l'aménagement de passerelles supérieures et inférieures, mais ceci est ajourné à plus tard en ce qui concerne la partie de ligne moins fréquentée de Savigny à Brétigny.

 

Création du pont inférieur devant la place Lisfranc

13 octobre 1901.- Après avoir pris connaissance des plans relatifs à l'élargissement de la voie du chemin de fer de Paris à Brétigny, considérant que le passage à niveau de Villemoisson est très dangereux à cause de sa courbe très accentuée. Le conseil demande le maintien du passage à niveau pour les grosses voitures, et réclame instamment que la Compagnie du chemin de fer d'Orléans soit tenue de construire à proximité un viaduc inférieur d’une largeur minimum de 7 m, comportant le passage de deux voitures et de deux trottoirs, avec une hauteur de 4 m indispensable pour la sécurité.

Le 9 février 1902, le conseil municipal est surpris, que la Compagnie n'ait tenu aucun compte de ses délibérations relatives à l'établissement d'un passage inférieur. Il proteste énergiquement, contre cette manière d’agir. Et fait remarquer à nouveau que le passage à niveau de Villemoisson, le plus dangereux de tous, est une entrave à la circulation et coupe le chemin de grande communication n°25 (rue du Maréchal Gallieni) de Montlhéry à Choisy-le-Roi, très passager et partage la commune de Villemoisson en deux parties. Le conseil s’étonne que l’on refuse à la commune de Villemoisson ce qu’on accorde à la commune de Saint-Michel.

Le 18 mai. – La municipalité, suite à l’acceptation du projet par la Compagnie d’un passage inférieur, refuse toute participation aux frais qu’entraînera l’exécution de ce travail attendu que la route n’appartient pas à la commune, mais qu’elle est classée départementale n°25. Conséquence, ladite Compagnie se rétracte sur ce projet.

 

Le 22 juin. - Plusieurs conseillers font observer que le pont de la Garenne au bas de la rue Emile Bouton, étant coupé par la Compagnie pour travaux oblige un certain nombre de personnes à faire un grand détour pour aller à leur travail. M. le maire Delédo précise qu'il à donné verbalement à M. Laroche, employé de la Compagnie, l'autorisation de couper le pont à la condition qu'une passerelle soit faite pour les piétons. L’entrepreneur et la Compagnie ne veulent faire les frais de la passerelle. Dans ces conditions, le conseil autorise M. le maire à se servir d'un huissier pour sommer la Compagnie de s'exécuter.

 

Le pont de la Garenne : à deux voies, à quatre voies

 

Le passage à niveau remplacé par un souterrain

9 novembre 1902. - Le conseil municipal considérant ; que l'offre faite par la Compagnie d'établir une passerelle aérienne au-dessus du passage à niveau n'est pas acceptable ; que la proposition par la Compagnie d'un passage souterrain, tel qu'il a été demandé par le conseil municipal, répond parfaitement à un passage piétonnier ; que les prétentions de la Compagnie d'Orléans de faire participer la commune de Villemoisson à la dépense qu'entraînerait l'exécution de ce projet, sont absolument contraires à tout esprit de justice.

Il est décidé d'adresser au conseil général de Seine-et-Oise les avis formels contenus dans les procès-verbaux de la commission d'enquête d'utilité publique et de les soumettre avec la présente délibération à M.·le Ministre des Travaux publics.

 

Le passage à niveau est supprimé ; se distingue l’entrée du passage souterrain ; à gauche la maison du garde barrière.

 

22 mars 1903. – Le Conseil prend connaissance des nouvelles propositions de la Compagnie relatives pour la construction d'un souterrain sous le passage à niveau, accepte son maintien pour les grosses voitures, mais demande l'adjonction d'un passage inférieur de 3,30 m de hauteur et de 5 m d'ouverture pour les piétons et les voitures légères. Il précise qu'il est matériellement impossible, vu l'insuffisance du budget de la commune, de prendre à sa charge les expropriations et les indemnités à payer.

Cependant, malgré le refus de participer à la dépense résultant de l'exécution de ce projet, le conseil se doit, en présence du danger de montrer sa bonne volonté évidente en participant dans la plus large mesure de ses moyens aux travaux qu'il réclame dans un but d'intérêt général. Mais, ce projet se trouvant situé sur le chemin de Grande Communication n°25 dépendant du service départemental, il parait juste que ce service prenne sa part de contribution. Une somme de 1200 francs, pris sur le budget de la commune sera mise à la disposition tant pour les frais d'expropriations et d’indemnités que pour les travaux à exécuter.

 

Pont inférieur devant la place Lisfranc

 

25 octobre. - La municipalité, après avoir pris connaissance du nouveau projet de la Compagnie concernant la suppression du passage à niveau, considère :

Que si le nouveau tracé de déviation de la route de Grande Communication n°25 répond à l'intérêt général au point de vue·de la sécurité, il présente par contre de sérieux inconvénients résultant de l'angle aigu formé par la route sous le « viaduc » inférieur (pont de la place Lisfranc), et qu'il y a crainte de ce côté à des accidents fréquents.

Que la dépense nécessitée pour l'exécution de ce dernier projet représente le double de ce qu'aurait coûté le précédent, cette somme n'est en réalité que le capital des indemnités versées annuellement aux agents de la Compagnie chargés de la garde du passage à niveau. Si le tracé des voies sauvegarde l'intérêt général, il lèse beaucoup d'intérêts particuliers. Dans le cas où il serait passé outre à l'avis du conseil municipal, il est fait toutes réserves pour les réclamations ultérieures qui viendraient à se produire et pour les indemnités que les particuliers lésés seraient en droit de demander.

 

12 novembre 1905. - Le conseil municipal de Villemoisson-sur-Orge prie M. le préfet de vouloir bien l'autoriser à céder gratuitement à la Compagnie d'Orléans, une parcelle de terrain tenant lieu de place publique et de Jardin scolaire d'une contenance de 15,93 ares au lieu dit « La Nouvelle France ». Lequel terrain servira à l'établissement du pont SNCF en face de l’ancienne mairie, place Lisfranc), nécessité par la suppression du passage à niveau n°16 dit des Franchises rue de Verdun.

Dans ce compte rendu, il est question de l’ouverture du prolongement de la rue du Maréchal Gallieni le long du remblai du chemin de fer, entre le passage souterrain donnant rue de Verdun et le pont en face la place Lisfranc.

 

Création du prolongement de la rue du Maréchal Gallieni pour accéder perpendiculairement au pont inférieur

 

         25 février 1906. – Enfin la Compagnie du P.O, propose un passage souterrain pour piétons à la place du passage à niveau, en remplacement d’une passerelle aérienne. Le conseil accepte la proposition, toutefois : Ce passage aura les mêmes dimensions que le passage inférieur de la gare d’Epinay-sur-Orge. Les parois de ce passage seront revêtues de faïence. Il sera réservé une niche de chaque côté pour l’éclairage. Le sol sera dallé et la compagnie prendra toutes les dispositions nécessaires pour l’écoulement naturel des eaux. Ledit passage devra être exécuté dans le délai de deux mois à dater de la présente délibération.

         A cette date la physionomie du parcours emprunté par le chemin de fer est la même que aujourd’hui.

 

Rue de Verdun

 

Réclamations des usagers auprès de Compagnie du chemin de fer d’Orléans.

 

         De plus en plus les villageois se rendent à Paris ou dans d’autres lieux pour travailler. Ce nouveau développement économique fait perdre le caractère rural des communes ; la banlieue parisienne commence à s’étendre jusqu’à Brétigny. Le travail, dans sa presque généralité, se porte sur la capitale, et, peu à peu, Villemoisson, comme beaucoup de communes de la nouvelle banlieue, devient, ce qu’on appelle d’un curieux nom, des « cité-dortoir ». Cependant, elles vont bénéficier d’une certaine expansion : en sens inverse, des populations venant de zones urbanisées, viennent implanter des « pied-à-terre » avant de s’établir définitivement, grossissant le flot des voyageurs employant le chemin de fer.

10 juillet 1887. - Le conseil municipal se faisant l’interprète des habitants de Villemoisson, prie M. le ministre des Travaux Publics de vouloir bien engager l'administration du Chemin de Fer d'Orléans à établir dans la semaine le train de 9 heures 30 qui n'existe que les dimanches et fêtes à raison de l'intervalle trop grand qui sépare le train de 8 heures 30 de celui de 22 heures 25

18 février 1900. - Le conseil prie M. le préfet de vouloir bien insister auprès de la Compagnie d'Orléans pour que le train express qui passe à Savigny à 2 h 30 du soir se dirigeant sur Paris, s'arrête à Epinay-sur-orge. Se train rendrait service à la population de Villemoisson qui n'a pas de train vers Paris entre 12 h 39 et 3 h 9.

Demande que désormais la station d'Epinay-sur-Orge prenne le nom d'Epinay-Villemoisson, et charge M. le maire de la transmettre à la sous-préfecture de Corbeil pour être annexée au dossier de l'enquête.

21 août 1904. - Le train 221 omnibus ne s'arrête pas à Epinay et Le Perray (Sainte-Geneviève-des-Bois). La municipalité demande qu'il s'arrête à Epinay. Si la station du Perray est peu importante, il n'en est pas de même de celle d'Epinay qui dessert Villemoisson (2500 habitants.) ; que le retard de une minute environ qui proviendrait de cet arrêt serait insignifiant à son terminus à Brétigny.

Le conseil considère qu’à certaines heures de la journée, il existe de longs intervalles durant lesquels les communes de banlieue de Juvisy, Brétigny sont sans communications soit entre elles, soit avec Paris et considère qu’il résulte une entrave au développement normal de la banlieue

         2 août 1908.  - Beaucoup d’employés commencent leur travail à huit heures et sont astreints à une grande exactitude (par exemple les employés du Louvre et du Bon Marché). Pour arriver à leur magasin, à leur bureau, ils ne peuvent prendre le train 1334, qui arrive à Paris à 7 heures 45, « soit 7 h50 de la ville ». Ils doivent se servir du train 206 qui arrive à Paris à 7 h 05. D’où perte de temps d’attente, qu’ils aimeraient certainement mieux passer chez eux que dans les rues de Paris, surtout en hiver. Il suffirait sans créer de train nouveau, d’avancer le train 1334 d’un quart d’heure. Cela peut se faire sans inconvénient sérieux.

         21 août 1910. - La compagnie d’Orléans délivre de Juvisy à Paris des billets ouvriers journaliers à tarif réduit. Le conseil, considérant que de nombreux ouvriers, petits artisans, commerçants et cultivateurs, ont besoin de se rendre à Paris plusieurs fois par semaine pour travailler qu’ils ne peuvent obtenir la carte d’abonnement hebdomadaire aux conditions du tarif spécial G.V. n°3 concernant les ouvriers ; demande à l’administration du P.O. l’extension de cet avantages jusqu'à Brétigny.

17 novembre 1912. - Considérant que sur le parcours entre Juvisy et Brétigny, les trains se succèdent en moyenne à une demi-heure d’intervalle, par contre ce n’est pas d’une façon suffisante après 19 heures. Il en résulte une gène pour les employés des grands magasins et autres établissement fermant tardivement. Cette situation défectueuse paralyse le développement de la région.

17 novembre 1924. - Il est demandé, pour la seconde fois et ce sera pas la dernière, que la dénomination de Villemoisson-sur-Orge soit ajoutée au nom de gare d'Epinay-sur-orge, pour les motifs suivants que la population s'accroît rapidement et beaucoup de personnes venant visiter la région ignorent la gare desservant la commune de Villemoisson. La dénomination Epinay-Villemoisson-sur-Orge, prêterait moins à confusion avec les noms d'Epinay-sur-Seine et Epinay-sous-Sénart.

5 septembre 1935. - Le conseil, dans le but d'attirer les visiteurs nombreux qui pourront devenir propriétaires. Considérant que de nombreux travailleurs ayant leurs occupations à Paris où en Banlieue se trouvant dans la nécessité de travailler le dimanche, éprouvent des difficultés pour rentrer chez eux par suite du manque de train. Demande :

1°) Qu'un train soit créé les dimanches et fêtes entre le 287 partant de Paris Orsay à 14 heures 28 et le 297 partant également de Paris-Orsay à 15 heures 58.

2°) Pour permettre aux travailleurs du bâtiment de rentrer plus tôt dans leurs foyers, qu’un train soit créé tous les jours entre le 291 partant de Paris-Orsay à 15 heures 58 et le 309, partant de la même gare à 17 heures 10.

3°) Considérant qu'en raison de l'afflux des voyageurs dans la soirée, un grand nombre se trouvent dans l’obligation de voyager debout, demande que le train 329, actuellement direct Savigny-Brétigny, devienne omnibus.

4°) En raison du grand nombre de personnes qui passent le dimanche dans les communes à grands lotissement, demande qu'un train omnibus de Brétigny à Paris soit créé entre 23 heures et 23 heures 30, pour les dimanches et fêtes.

         5 décembre 1935. - Le conseil tient une réunion à la mairie d’Epinay, dans le but d'obtenir la mise en service par la compagnie du Paris-Orléans, de nouveaux trains et la modification des horaires existants, afin d’étudier et d'essayer de résoudre les questions intéressant les transports de notre région, et cela au mieux des intérêts des collectivités. Une pétition sera faite dans la commune.

5 juin 1936. - Epinay sollicite une participation de la commune, dans les frais d'agrandissement de la cour d'arrivée de la gare d'Epinay qui nous dessert, dont le coût des travaux est évalué à 21.000 francs.

         Le 24 août 1944. -  Lors de la Libération, devant l’avance des alliés, les allemands se retirant font sauter ponts et structures pouvant ralentir leur progression ; ce jour là, comme les Trois Arches, une partie des Cinq arches s’effondre.

 

 

 

 

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