Les maires de Villemoisson (1)

 

 

 

 

         La Révolution a donné le droit de vote aux français, dont l’une des applications est d’élire les représentants chargés de gérer les municipalités sous la conduite d’un maire.

 

1 - Jean Saint-Lot (4-2-1790 au 21-11-1790)

         Né le 24 mars 1726, Vigneron, journalier, garde-chasse de madame de Beaumont, laboureur, chantre.

 

         4 février 1790, en vertu des lettres patentes du Roy sur un décret de l'Assemblée Nationale pour la constitution des municipalités données à Paris au mois de décembre 1789, élection de la municipalité de Villemoisson-sur-Orge. Les habitants et les 42 citoyens actifs (c’est-à-dire les plus forts contribuables) assemblés à la maison de l'école, élisent Jean Saint-Lot pour maire, François Michel Dupré et François Roger pour officiers municipaux, François Robine pour procureur de la commune, les notables sont : Pierre Denis Latteux, Nicolas Charpentier, Henry Boissyquat, René Hénault, Jean-Baptiste Ferret, Louis Latteux.

 

 

         Les décrets sont affichés à la porte de l’église. - Le Corps constitué doit prêter serment à la Constituante ; le meunier Robine refuse. - La portion congrue du curé est mise en cause. – Une délégation de villemoissonnais se rend à l’assemblée primaire du canton de Montlhéry. – Création d’atelier de charité pour réparer le chemin de Villemoisson au Perray. – Nominations de gardes verduriers, d’un trésorier percepteur. – Le tonnelier Jean Baptiste Ferret représentant Villemoisson ira à la fête de la Fédération le 14 juillet 1790.

 

2 - Michel François Dupré (21-11-1790 au 9-1-1791)

         Né vers 1776 à Saint-Michel-sur-Orge (selon une autre source à Fontenay-sous-Bois), décédé le 2-9-1810) vigneron, cultivateur.

         Jean Saint-Lot est démissionnaire, le 21 novembre 1790, Michel François Dupré est élu par 19 voix sur 26. Suivent les signatures : Dupré maire, Latteux officier municipal, Robine électeur, Ferret, Nicolas Pescheux, François Saint-Lot, Mathurin Charpentier, Nicolas Thomas, Doisnel, curé, président procureur syndic, Jean Baptiste Pierre Daragon, François Thomas, Jean-Baptiste Saint-Lot, Nicolas Charpentier, François Le Bateux, Etienne Charpentier.

 

 

3 – Nicolas Pescheux (9-1-1791 au 13-11-1791)

         Laboureur, originaire d'Orly, charretier.

         Le 9 janvier 1791. Michel Dupré étant prud’homme et maire, les deux charges n’étant pas cumulables, il est décidé d’élire un nouveau maire, Nicolas Pescheux élu par 22 voix sur 25, remplace Michel Dupré. Suivent les signatures : Nicolas Pescheux maire, Latteux officier municipal, Ferret, François le Bateux procureur syndic, Mathurin Charpentier, Daragon, Boissyquat, Baptiste Saint-Lot, Latteux, Charpentier, Nicolas Thomas, Robine scrutateur, Baptiste Lafeuille pour son père, Saint-Lot président.

 

 

         Amende est dressée contre deux « piliers nocturne de cabaret ». – Le curé, Philippe Georges Lechien Doisnel, exposé aux railleries des villageois démissionne de sa fonction de procureur syndic. – Ce sont les tribulations du serment à la Constituante, toujours contestées pour non conformité par M. le curé ; les paroissiens demandent un remplaçant. –Suppression de la « butte du Carrefour » pour remplir les fondations de l’école. – Il est question de définir les limites de la commune. – Les délits se succèdent, dont un vol au château. – La municipalité se plaint contre l’implantation d’arbres de part et d’autre de route actuelle de Corbeil. – L’adjudication pour la perception des impôts se fait à la criée au plus bas enchérisseur. – Lesénéchal, vend le fief de Beaumont (château) à Sébastien Blandin (6-10-1791).

 

4 – Charles Petit (13 au 27-11 -1791)

         Le 13 novembre 1791, Charles Petit est élu maire. Vigneron, originaire d'Epinay, marié à une villemoissonnaise. Né en 1762, vigneron.

 

 

         Construction de la route passant par Villemoisson vers Longpont.

 

5. – Nicolas Pescheux (27-11-91 au 25-8-92)

 

 

         Problème avec Pihet régisseur des Bertier de Sauvigny au sujet de 258 peupliers et 190 ormes abattus par la municipalité, de chaque côté du chemin depuis le pont de Villemoisson jusqu’à la fourche actuelle de la route de Corbeil et de la rue de Morsang. – Les chemins : de Morsang à l’église de Villemoisson et au Breuil, celui du moulin vers Fleury Mérogis (Rues Saint-Laurent et du Repos), ceux de la plaine (plateau de Villemoisson), étant interdits aux villageois, la municipalité se plaint au district de Corbeil. – Organisation de la garde nationale. – Les volontaires de l’An II : Pierre Roger, Julien Roger, Pierre Bidault, Claude Lafeuille, Etienne Mouroux ne suffisent pas, il faut une levée nationale. Grégoire Lafeulle, Pierre Petit, Michel Saint-Aubin (parisien), Jean Thomas, Charles François Caille, François Le Batteux, André Thomas, sont enrôlés dans l’armée du Centre.

 

6 – Ferret (25-8-1792 – 3-1-93)

         Le 25 août 1792, nous trouvons maire Ferret

         Jean ou Laurent Ferret frères, le prénom n’est pas précisé, tous deux sont tonneliers.

 

 

         L’armement des volontaires est à la charge de la commune. Réquisition d’équipement pour la cavalerie - La scolarité gratuite. – Villemoisson reçoit un prêtre assermenté. – Solde de la comptabilité de la paroisse

 

7. - Michel François Dupré (3-1-1793- avril 1795)

         Vigneron.

 

         Recensement des denrées alimentaires chez les citoyens. - Pénurie de blé au marché de Montlhéry. - Demande de subsistances au district de Corbeil. - Désarmement de la garde nationale. – Mise en culture du jardin du presbytère. – secours aux indigents. – Nomination des gardes verduriers pour l’An II. – Recensement des grains et farines. – Déclaration des enfants devant être scolarisés. – Recherche de Salpêtre pour les armes à feu. – Plus assez de blé pour aller jusqu’à la récolte. – La châtelaine de Villemoisson en délit national. – Distribution de 16 livres de savon entre 207 habitants. – Utilisation des édifices nationaux. – Fixation des journées de travail. - Loi du maximum. – Louis Mouroux et Pierre Petit, deux jeunes villemoissonnais désignés pour le Champ de Mars. – Secours aux parents défenseurs de la Patrie. – Recensement de la récolte 1794. – Recensement des chevaux. – Problème de subsistances. - L’école de la maison du pont retenue pour la garde est louée. – L’instruction et la morale républicaine aux enfants. – Réquisition du moulin de Villemoisson pour la capitale. – Chasse aux suspects au château.

 

8 – François Robine (avril 1795 – 19 juillet 1800)

         Meunier, capitaine de la garde nationale de Villemoisson.

 

 

         Le problème des subsistances. – A la recherche des responsables de la Terreur. – Réorganisation de la garde nationale. – La contribution somptuaire remplace la contribution foncière. – Le citoyen Daragon sauve l’église de Villemoisson qui doit être bien national.

 

La population n’a plus la parole, les maires sont nommés par l’état.

 

9 - Jean-Baptiste Pierre Daragon. (1800 à 1810)

         Originaire d’Epinay, nommé maire par le préfet du département, le 19 juillet 1800 jusqu’à son décès en 1810.

 

 

         Le franc remplace la livre. – La fête de la fondation de la République n’existe plus que de nom. – Louis François Collignon, curé de Villemoisson et Morsang, prête serment à l’Empire. – Proclamation de la paix entre l’Empereur » et la République ; - Cadastre napoléonien. – Louis Robine quitte l’armée après neuf ans de service. – Conscription tirée au sort. – Jacques Picot, nommé percepteur d’office ne sachant lire ni écrire, il est remplacé par Jean Claude Saint-Lot. – Les Villemoissonnais ne veulent plus d’un curé étranger à la commune. – Serment d’obéissance à la constitution de l’Empire et fidélité à l’empereur. - Apparition d’un organisme de Charité précurseur de la Sécurité Sociale.

 

Les registres de délibérations s’arrêtent en l’an XIII (1804)

 

10 –Jean Barthélemy e Moreau (1810 à 1821)

         Etienne Moreau (1760 – 1823), avocat, est nommé maire par le sous-préfet le 13 mai 1810.

 

 

         Point de départ des procès qui dureront près d’un siècle (droits d’usage, accessibilité des routes). – Les conséquences de l’occupation des alliés – Les Cent jours et l’épuration au conseil municipal qui s’ensuit. – La déposition de Paul Alexis de Martin.

 

11. – Stanislas de Bassompierre. (1821 à 1825)

Stanislas Bassompierre est nommé à la fonction de maire par le préfet de Seine-et-Oise. Il démissionne en juillet 1825.

Bassompierre (Dompierre de Bassompierre), d'une ancienne famille de chevalerie d'Haroué-en-Barrois, près de Nancy, dans la châtellenie d'Ormes, fief des Betstein. Ils prisent pour le métier des armes et servent en Lorraine lorsqu'elle fait partie de la Confédération germanique, en l'Allemagne, en Hongrie, en France. Vieille famille, le nom connu des plus anciens d’entre eux est Olery, le sire de Bassompierre, + en 1292…

Bassompierre, dit Georges l'Africain est marié en secondes noces à Elisabeth Rigoley d'Ogny, châtelaine de Villemoisson. Émigré en 1791, il fait la campagne contre la République. Divorcé, il se remarie à cinquante-neuf ans, puis meurt d'apoplexie en se rendant de Villemoisson à Longjumeau le 7 octobre 1806. Il est inhumé à Morsang.

Élisabeth Rigoley d'Ogny, lègue le château de Villemoisson à son fils Stanislas. Il naît en 1777, émigre avec son père. Ne prisant pas le métier des armes comme ses ancêtres, il ne veut pas servir dans les armées consulaires et se fait remplacer au moment de la conscription. Le dernier marquis de Bassompierre meurt le 15 novembre 1837 à Villemoisson, il est inhumé à côté de ses parents dans le cimetière de Morsang.

 

 

         La rue de la Plaine est prolongée depuis l’avenue d’Epinay jusqu’à l’avenue de la République.

 

12 – François Maurey (1825 à 1849)

         Avocat à la Cour d’appel, décédé 1849. Nommé maire par le sous-préfet.

 

Vers 1830, ce croquis en fond de pages est-il le portrait du maire de l’époque ?

 

 

         Surimposition pour la restauration de l’église et du cimetière. – La commune n’a pas les moyens de se payer un garde-champêtre pour elle seule. – Le budget et la charge du culte. – Les Villemoissonnais veulent un prêtre qu’ils prendront à leur charge. – Fixation des largeurs des chemins communaux. – Lisfranc de Saint-Martin, percepteur du bureau de Bienfaisance. – Organisation de la garde nationale. – Apparition d’un caniveau dans le village. – Recensement 1831 : 282 habitants. – La nécessité d’avoir une école primaire. – La route auxiliaire 25 chemin traversant les Franchises, rue Marcel Girard, la grande rue du village (Guy Moquet) est dit chemin de Grande Communication. – Maurey paie une partie de la somme pour la construction de l’école. – Rétablissement d’un pont au-dessus de la rue de l’Eglise, reliant les deux parcs du château. – Procès des chemins (suite) – Empierrement de l’ancienne rue de la Plaine. – Construction d’un lavoir communal route de Corbeil. – La pauvreté est la difficulté de conserver un instituteur. – Procès des droits d’usage : l’argent est la raison du plus fort. – Problèmes posés dans le tracé du chemin de fer P.O. : le viaduc des Cinq arches. – Recensement 1841 : 296 habitants. – La mendicité interdite. – La commune félicite le roi « pour avoir échappé à un attentat contre sa personne ». – Le pont en bois du Breuil dangereux à la circulation. - 14 mai 1848, démissions collectives au conseil municipal.

 

13 – Gullaume Lamoureux (1849 1850)

         Guillaume Lamoureux, vigneron né en 1811, est nommé maire en remplacement de Maurey décédé. En 1850, atteint de cataracte il démissionne

 

 

14 – Charles Etienne Latteux (1850 – 1869)

         Vigneron né en 1811. – Nommé par arrêté préfectoral.

 

 

         Pétition de 45 citoyens demandant la révision de la Constitution. – Drapeau tricolore distribué gratuitement aux communes ; la garde nationale doit avoir un uniforme – Procès des routes « A la Dame », de la Croix) – Aide aux indigents. – Prolongement de la route de Corbeil vers Versailles : la municipalité ne veut pas de nouvelles charges. – Fêter le second empire à bon compte : distributions alimentaires aux 15 plus pauvres de la commune sur les ressources du bureau de Bienfaisance. – Serment de fidélité à l’empereur.- Une innovation qui perdure en partie de nos jours : le buste de l’empereur dans la mairie et l’école, soit 15 francs pour les contribuables. – Décision du transfert du cimetière. – L’affaire des fusils : les armes confiées aux gardes nationaux sont rendus en mauvais état ; en outre lors des désastres de 1814-1815, plusieurs soldats ont abandonné leurs armes  dans la rivière, dans la forêt, un peu partout, sont rendus dans l’état à la première réquisition. – Création d’un chemin vers Epinay : celui passant par le pont Mouton. – Le conseil formule une adresse à l’empereur à l’occasion de l’attentat contre sa personne. – Biens faits de l’impératrice aux frais du contribuable. – Charles Latteux réélu. – Recensement 1866 : 360 habitants – Affaire du puits place des Franchises.

 

15 – Charles Eugène Lasson. (1869 – 1876), décédé en 1883.

         E. Lasson est nommé maire par arrêté préfectoral

 

 

 

         Le nouveau cimetière est fait, mais cela fait 12 ans que l’ancien est resté en l’état de fouille. – Il est question d’agrandir l’école de 1832. –Guerre 1870-71 : Villemoisson est occupé par la 2e division bavaroise. – Les hussards de Silésie chassent dans la forêt de Séquigny ; réquisitions : d’hommes pour participer aux travaux du siège de Paris et des denrées. – Alignement rue Marcel Girard. – Un lavoir et un abreuvoir aux Franchises. – Carrefour de la Fontaine : alignement pour construction rue Ferrande. – Remboursement du montant des contributions de guerre. – Le meunier de Petit-Vaux veut attaquer en justice la commune. –Tractations pour la construction d’une nouvelle mairie-école. – La commune est pauvre pour l’essentiel du fonctionnement de la commune, mais il y a de l’argent pour réparer l’église. – Ouverture d’une route le long de la voie ferrée reliant Villemoisson au Perray. – Le maire, M. Lasson, démissionne sur le problème du chemin vicinal n°1, alignement du chemin des Franchises. Charbonné est élu à sa place.

 

16. - César Auguste Charbonné (1876 – 1883)

         Négociant, exportateur. Né en 1820 à Bassoncourt, décédé en 1883. Retour au système électif.

 

 

         Création d’une division de sapeurs pompiers communaux. – Villemoisson ne veut pas d’une cure partagée avec les « idiots » de Vaucluse. – Mme Lemoine, née Lisfranc, fait le don d’une place à condition qu’elle s’appelle « Place Lisfranc ». – Charbonné est réélu. – La nouvelle mairie école est faite. – Quatre cabarets, mais pas de boulanger. – Etat de grâce pour l’instituteur. – Aides aux familles des réservistes nécessiteuses. – Elargissement des rues de l’Eglise et du Repos. – Un instituteur tagueur. – Charbonné à nouveau reconduit. – Chauffage et éclairage à condition d’éviter de s’en servir. – Problème avec l’asile de Vaucluse.

 

17 - Charles Joseph Girard (1884 – 1892)

         Né en 1836 à Château-Salins, décédé en 1912

 

 

         Prévision d’un nouveau hameau vers la propriété Caillette, aujourd’hui le parc des Erables. – Les conditions de Mlle de Verdières à l’agrandissement du cimetière. Eugène Poirel n’accepte pas la charge de maire, Girard est reconduit (1887). – Deux trains par jour ce n’est pas assez. – Procès des droits d’usage (suite). – Médecine gratuite aux indigents. – Démission de M. Girard.

 

18. – Caillette (1892 – 1896)

         Né en 1869, décédé en 1943.

 

 

         M. Caillette soumet le classement, comme chemin vicinal ordinaire, la rue de la plaine qui traverse Villemoisson depuis la route de Corbeil jusqu’au Vieux chemin de Villemoisson. – Les agriculteurs victimes de la sécheresse. – Dissolution du corps de sapeurs pompiers. – Affaire de l’asile de Vaucluse (suite).

 

19 – Théophile Latteux (1896-1897)

         Né en 1849 à Villemoisson, décédé en 1901

 

         Recensement de 1896 tenant compte pour la première fois des personnes d’origines étrangères : 416 habitants et 65 ouvriers extérieurs à la commune.

 

20 – Jean Christian Neyret (1897 – 1900)

         Industriel. Né en 1827 à Lyon, décédé en 1911.

 

 

         Le conseil proteste contre l’empoisonnement de l’Orge reproché à l’asile de Vaucluse. – Réclamation auprès de la Compagnie du chemin de fer Paris-Orléans sur les horaires des trains. –Rachat des droits d’usage (suite). Neyret est démissionnaire.

 

21 – Théophile Latteux (1900 – 1901)

 

 

         Chemin de fer : ouverture d’un pont en face de l’ancienne mairie ; il est demandé que la station d’Epinay soit appelée Epinay-Villemoisson. - Douze réverbères pour éclairer Villemoisson. – Recensement 1901 : 433 habitants.

 

22. – Saint-Lot (1901 – 1904.)

         Suite au décès de Théophile Latteux, son adjoint, Saint-Lot prend les fonctions de maire.

 

 

         Une école pour filles tenue par des religieuses. – Pétition pour être rattaché au bureau de poste d’Epinay au lieu de celui de Savigny. – Vitesse limitée à 10 kilomètre à l’heure – Exigence de la municipalité envers la Compagnie du chemin de fer.

 

23 – Georges Emile Dolélo (1904 – 1907)

         Né en 1867.

 

 

         La fréquentation scolaire qui est obligatoire ne semble pas être généralement suivie. – Vers une distribution d’eau courante dans la commune. – Recensement 1906 : 446 habitants. – Procès des routes, pertes des droits d’usage dans la forêt de Séquigny. - De la forêt aux lotissements. – La revanche de 70 préparée dès l’école : enseignement du tir. – Les débits de boissons doivent être distants de 25 m des écoles, 50 mètres des cimetières.

 

24 - Eugène Thomas (1907 – 1925)

         Dolélo démissionnaire, Eugène Thomas est élu maire.

 

 

 

         Extension du cimetière. – Frais du procès contre Laurent et Say. - Electricité ou gaz ?  - Création d’une école pour filles, puis décision d’un groupe scolaire. – Première guerre mondiale : subventions aux œuvres de guerre. – Le conseiller Fichet détourne une partie du charbon alloué pour sa blanchisserie. – Tragédie du monument aux morts.

 

25 – Emile Bouton (1925 – 1940)

         Né à Sétif en 1868, décédé en octobre 1941. Industriel.

 

 

 

         Lotissements du Bois de Villemoisson, du Vieux-Logis, résultats, recensements 1921, 669 habitants ; 1926 : 1130 habitants ; 1931 : 1532 habitants ; 1936 : 1683 ; raisons de la création d’un groupe scolaire. - M. le maire avance une somme pour sa construction, à charge de la commune de ce libérer de cet emprunt en trois annuités. Le groupe scolaire est baptisé Emile Bouton. – Tandis que les classes sont engorgées, on discute et on tergiverse. – Eclairage et électrification de Villemoisson. – Distribution de l’au dans la commune. – Voirie : élargissement de la rue de l’Eglise ; projets de la création de l’avenue d’Orgeval et de la rue des Boulangers ; état déplorable de route de Longpont (Chemin de grande communication n°25). – Création d’un syndicat intercommunal. – Pétition pour l’amélioration des services du chemin de fer. – Construction d’un hôpital régional à Charaintru (Epinay). – Agrandissement du cimetière. – Création d’un dispensaire. – Demandes de secours des grévistes ; la semaine de 40 heures. – Rééducation professionnelle : école buissonnière des chômeurs. – La commune refuse le Vieux Logis à usage public.

 

26. – Michel Durudaud (juin 1940 –août 1940)

 

 

         La débâcle, beaucoup de Villemoissonnais sont parti en exode, la municipalité est volatilisée. Il se constitue un Comité de substitution sous la présidence de M. Durudaud pour gérer la commune, assurer les subsistances, administrer avec l’occupant. – Soencer, demeurant au Castel d’Orgeval, est en rapport avec la « kommandatur », ce qui lui vaut être connu pour collaborateur, dont les rumeurs le soupçonnent d’intelligence avec l’ennemi. – Les édiles sont de retour et tentent de s’expliquer. - 17 août, réception par Durudaut des membres du Conseil, mais ceux du Comité sont absents. Michel Durudaut reprend sa place parmi les Conseillers.

         Classée commune rurale, Villemoisson n’ayant plus de cultivateur dans la commune, veut être considérée commune urbaine.

 

27. – Marcel Girard (1942 à 1983)

         Né en 1895 à Saint-Cyr-l’Ecole. Industriel. Dans la période ci-dessus Marcel Girard a été reconduit successivement dans ses fonctions.

 

 

 

         C’est l’Etat français : le système électoral est aboli. M. Bouton décédé, Marcel Girard, premier adjoint, fait fonction de maire, il est officialisé en 1942, par le préfet. – En 1944, la République reprend son rôle : Marcel Girard est reconduit aux élections. Avec la Libération, ce sont de grandes festivités, l’inauguration de l’avenue Hérault de Séchelles. – Affaire Soencer. - 1946 : Il est question de l’aménagement de la vallée de l’Orge. – Située dans un rayon de 25 km à partir des « fortifications de Paris », Villemoisson demande une indemnité de vie chère. – 1947 : Création de l’union artistique la Lyre sous la conduite de M. Debuchy. - 1952 : Avant-projet de la création de l’autoroute du Sud. – Villemoisson s’insurge contre la taxe agricole appliquée aux propriétaires de jardins familiaux. – 1953 : Fin de l’association syndicale du Bois de Villemoisson. – Projet d’agrandissement du groupe scolaire E. Bouton.

         1954 à 1967. - Les habitants du quartier du Vieux Logis font une pétition pour demander la prise en charge de leur voirie. - L’asile de Vaucluse accusée de pollution. - Affaire Soencer suite. – Sainte-Geneviève décide de cesser la prise en charge des chômeurs de Villemoisson, Epinay prend la succession : le Conseil s’engage à rembourser les frais. - Affaire des H.L.M la Sablière. - Plan d’aménagement de la région parisienne. – Lotissements du Clos des Merisiers, du Pré Fleurant, Clos Beaumont, du Verger. – Question d’une route de la vallée de l’Orge. - Aménagement du Plateau. – Recensement 1966 : 3537 habitants. – Création du département de l’Essonne (1966) – Agrandissement du cimetière. - Problèmes scolaires.

         1968 à 1983 – Circulation, déviation de la route de Corbeil (D117), jonction autoroute. – Syndicat Intercommunal de la vallée de l’Orge – Agrandissements, de l’ancienne mairie, du cimetière. – Question d’une maternelle et d’un CES. –Restauration de l’église. – Urbanisme. – Olivier Guichard décide d’interdire les grands ensembles (1973) et sauve Villemoisson d’une cité démesurée, soucis de l’urbanisation. – La réalisation de la voie des bords de l’Orge abandonnée. – La plaine en friches est la proie des nomades. – Programme d’assainissement : eaux fluviales et usées. – 1981 : l’urbanisation entraîne une crise au conseil municipal et des polémiques. Des démissions conduisent à des élections complémentaires.- Projet d’un nouveau groupe scolaire aux Erables (1983).

 

         Le système électoral en France devient bipolarisé. Majorité et opposition, qui, dans quelque orientation quelle soit, le rôle de l’opposition consiste à « s’opposer » systématiquement ou presque. Les apparentements faussent la physionomie électorale du pays et créé des disproportions. Le système majoritaire permet une stabilité qui était la faiblesse de la IVe République, mais elle a ses défauts, le parfait n’existe pas. La majorité gère devant une opposition à dessein affaiblie par la loi électorale; on vote pour une tendance, ce n’est peut-être pas nouveau, mais non sur la connaissance d’un personnage. Les problèmes d’administration peuvent être controversés mais celles-ci sont inutiles, chaque bloc reste indissoluble ; des exceptions expliquent des démissions parmi les conseillers.

 

28. – Jacqueline Gomond  (1983 à 1988)

 

 

 

         Les élections municipales ravivent les polémiques. Deux listes sont en présence : la « Liste d’Union pour la sauvegarde des intérêts communaux », la « Liste d’union de la gauche ». La première obtient avec 1201 voix 21 conseillers, la seconde avec 943voix 6 conseillers.

         1983à 1988 – Urbanisme : aménagement du plateau suite, location des logements centre-ville. – Construction du groupe scolaire des Erables.  – Ouverture d’un guichet de poste à Villemoisson. – CES Blaise Pascal : 558 jeunes dont 269 villemoissonnais, 276 villiérians, 13 d’autres communes. - Inauguration de Centre-ville (1984) - Décès de Marcel Girard (1985) – Polémique sur la création d’un lotissement dans la propriété « Le Collège ». - Elections législatives 16 mars 1986. – Circulation de la voie des bords de l’Orge et l’aménagement du quartier des Franchises. – Nouvelle mairie. - L’aménagement du plateau est terminé, parade de la municipalité et des personnalités extérieures, dont le sous-préfet, dans la ZAC. – Villemoisson a subi d'importants dégâts lors de la tempête du 23 juillet 1988

 

29. – François Cholley (1988….)

 

 

         1989 : Marché pour la construction du Centre Administratif – Etude d'une desserte de la commune par un autobus. – Elections municipales. Du 19 mars. Liste sortante « Villemoisson d’abord » (liste d’intérêt communal) 1421 voix, 23 élus, « Liste d’Union » (Tous ensemble pour le bien vivre à Villemoisson) 1196 voix, 6 élus. A noter : 23 élus pour 1421 voix ; 6 élus pour 1196 voix. - Stand de tir, objet de plaintes du voisinage. – Implantation d'une Résidence pour Personnes Agées. – Question d'un stand de tir souterrain sous le Ludion. – Aménagements pour assurer la continuité de la « Coulée Verte le long de l'Orge ». – Lotissement des Peupliers. – Demande au Centre Hospitalier de Vaucluse si son administration désire vendre les parcelles boisées en limite de la voie ferrée.

         1990 : Jumelage, adhésion à l'Association Française pour le Conseil des Communes et Régions d'Europe. - Tempête du 3 février. - Concertation avec les 32 Communes adhérentes au Syndicat de l’Orge en vue d’ouvrir au public les berges de la rivière aux promeneurs.

         1991 : Programme d'aménagement de l'ensemble sur les terrains vendus par l'Hôpital de Vaucluse, le promoteur cède gratuitement à la commune les parcelles boisées et prend à sa charge, sous le contrôle de la Direction Départementale de l'Équipement, la réfection totale de la rue des Carrières. – Projet de salle de la culture et des loisirs (Ludion). Jumelage avec Saint-Emile au Québec.

         1992 : Droit de construire 14 pavillons, moyennant la cession gratuite d’une parcelle boisée et la réfection de la rue des Carrières – Résultats du référendum du traité de Maenstrich, oui : 1824 (59,92%), non 1220 (40,08%).

         1993 : De nombreux Villemoissonnais se plaignent de la hausse excessive des impôts locaux prélevés par le département et la région. – Vandalisme à Villemoisson.

         1994 : Aménagement avec sens giratoire du Carrefour Darty. Villemoisson pénalisée pour manque de logements sociaux

         1995 : Inondations. Assainissement : Lyonnaise des Eaux, redevances communale et au syndicat de l’Orge : ponctions sur la facture d’eau. - Elections : présidentielle : Lionel Jospin : 1556 voix (45,04%), Jacques Chirac : 1899 voix (54,96%) ; élections municipales : liste « Villemoisson Passion », 22 sièges avec 1440 voix, soit 51,68 % ; liste « Vivre à Villemoisson », toute proportion non gardée, 7 sièges avec 1346 voix, soit 48,31% des exprimés.

         1996 : Aménagements du bois des Genoux Blancs et de « la Prairie». - Relèvement de 3,7% des taux d'imposition communaux.- Permis de construire du « Domaine des Gardes ». - Maison de retraite pour personnes âgées. - Projet local de gestion des déchets ménagers. - La construction du Ludion s'est traduite par une dépense d'équipement brut qui a triplé en 1994.

         1998 : Création d’une Maison d'Accueil pour Personnes Agées Dépendantes. - Tangentielle sud, on en parle.

         1999 : Jumelage entre Bad Schwartau (Allemagne) et Villemoisson-sur-Orge. - La suppression de la taxe professionnelle d'Air Inter prive la commune de 600.000 francs provenant de la répartition.

         2000 : La Communauté d’agglomération du Val d’Orge regroupe neuf communes dont Villemoisson-sur-Orge.

 

(1) Textes et illustrations extraits : des registres de délibérations, de Villemoisson au XXe siècle. Certains portraits émanent du livre « Villemoisson en Hurepoix » de V. Chaudun

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