Le lotissement du Bois de Villemoisson

 

 

 

Achille Laurent achète, de part et d’autre de la route de Corbeil, à la Société des Meulières des Hauts de Seine une partie de la forêt de Séquigny, pour y créer un lotissement qu’il veut luxueux et qu’il appelle « le Parc Beauséjour ». Lui-même il se fait bâtir, avenue de la Mare Tambour, sur les plans de l’architecte Guimard, une demeure à la hauteur de ses ambitions, dont il fait le siège de son entreprise promotrice.

 

 

L’agence Prévôt, place de la gare à Epinay, recueille les éventuels visiteurs en provenance de Paris pour les diriger vers le « Bois de Villemoisson ». Une ancienne « Cantine » de carriers italiens à l’angle de l’avenue des Roses et de la route de Corbeil, appelée communément « la Ferme », se convertie en convoyeur hippomobiles de ces visiteurs, dont on aperçoit les véhicules sur la photo.

 

 

Plus tard la Ferme, c’est convertie en dancing

 

Un bureau de vente est installé à l’angle de la rue des Rouges-gorges et de la route de Corbeil. L’omnibus (Montlhéry-Saint-Michel) stationné devant le bureau de vente amène d’éventuels clients descendus du « train sur route » l’Arpajonais à la station Montlhéry

 

 

L’entrée principale du lotissement du « Bois du bois de Villemoisson » (est par la future avenue du Bois). A titre de repaire s’installera l’hôtel des Alliés (la Frégate). – A gauche le bureau permanent de vente suit.

 

 

 

Sur le fronton du « Café » :« Société des terrains et constructions des environs de Paris, lotissement du Bois de Villemoisson ». Le tenancier, Mr. Bouché y vend des « vins et liqueurs ». A droite, sur la carte, est une publicité Gabriel Bouché : « Entreprise de jardins neufs et pose de clôtures ».

 

Derrière le « café », à droite dans la cour le bureau de vente

 

Le lotissement établi ; le bureau de vente est dans l’abandon, aujourd’hui il a disparu. Nous le trouvons couvert de publicités et propagandes : Affiche du 60e anniversaire de la Commune de Paris (1871 – 1931) ; ventes aux enchères ; on propose au Cinéma Perray « La porte d’Orient » ; sans oublier la propagande anti-nazie : « A bas le réarmement allemand », « défendons la France », « Contre Hitler… ». Un « emprunt pour la construction des grands barrages », sans compter l’affichage sauvage.

 

Mais retournons au lotissement. Les visiteurs étaient conviés « Place des Fêtes » (place des Alliés, puis place de la Libération) pour visiter les lots de terrains en vente. Au centre un abri avec bancs. Par l’avenue de Séquigny, des rails permettaient à des wagonnets, tirés par un cheval, d’acheminer les meulières jusqu’au quai d’embarquement de Viry.

 

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