Lotissement du Bois (6) (Bois plus Perray )

 

(Certaines photos non légendées ont été collectées par M. Merry Bertron et nous ne disposons pas de commentaires sur leur origine, toutefois elles sont villemoissonnaises)

 

Les pionniers

         Les premiers habitants du Bois apportèrent un sang nouveau aux villemoissonnais, population rurale, vivant presque en autarcie. Parmi les arrivants, ce sont souvent des citadins, des provinciaux en quête de travaille vers la capitale. Les premiers recherchaient principalement un pied-à-terre à la campagne. Avec les plus fortunés ou ceux qui le sont moins, c’est l’apparition de demeures du genre de celles du parc Beauséjour, mais surtout de maisonnettes, les plus nombreuses, que souvent on construit soi-même en attendant la loi Loucheur. Les uns comme les autres venaient le week-end pour commencer. Le développement de Paris, la banlieue s’étendant jusqu’à Villemoisson et au-delà, les conséquences de la première guerre mondiale, firent que pour beaucoup les habitants du Bois se fixèrent définitivement, surtout les provinciaux.

         Les habitants du village désignaient les habitants du Bois « Ceux du Bois » : distinction les identifiants presque à des intrus à la commune, des « immigrés » (il y avait beaucoup d’Italiens). Les documents municipaux montraient que ces « pionniers » devenaient une charge supplémentaire à l’administration communale dont les revenus étaient faibles et posaient de nouvelles exigences immédiates d’intégrations.

         Il est vrai qu’une vaste plaine coupait anciens et nouveaux villemoissonnais. La proximité de Sainte-Geneviève-des-Bois et ses commerces naissants, commerces faisant défaut aux gens de la vallée tournés vers Epinay, attiraient « ceux du Bois » vers cette commune voisine. L’ouverture de la gare de Perray-Vaucluse, avant qu’elle ne s’appelle Sainte-Geneviève-des-Bois, leur était plus proche aussi, tandis que pour les villageois celle d’Epinay était plus commode.

         Toutes ces considérations faisaient obstacle à plus de rapprochement. Heureusement l’établissement du groupe scolaire Emile Bouton, érigé en 1929 sur le plateau entre les deux quartiers, allait contribuer à amalgamer la population, qui sera définitive avec le lotissement de la plaine et du « centre-ville ». Et l’on peu dire qu’avec la disparition peu à peu des autochtones, Villemoisson a renouvelé totalement son indigénat – ce qui n’est pas propre à notre commune. – Le village rural d’autrefois a fait place à une « ville » urbaine

 

L’entreprise « Bahuaud » de « Villemoisson (S & O) (Collection Gaullard)

 

Les Barachet et Vincent dans un terrain à l’angle des avenues de Chèvrefeuilles et de Montlhéry, mis en vente en 1905. (Collection Barachet)

 

Beaucoup de propriétaires du Bois ne venaient que pendant le week-end et à la belle saison. Malgré la « Purée », la bonne humeur régnait (Nous retrouvons les mêmes. Collection Barachet)

 

Personnage mythique du Bois de Villemoisson, le « père Olivier » travaillait aux Halles. Il descendait à la gare d’Epinay, disait-il, accompagné de son âne et sa carriole parfois chargée d’un billot qu’il négociait aux halles. Avant de prendre le train, d’une tape sur la croupe il renvoyait son âne qui retournait au bercail. Mais ici son fils remonte l’âne au Bois.

 

 

 

 

 

 

Évolution démographique du Bois

 

1921 :                  56 habitations,                67 ménages,                   201 habitants

1926 :                  146 habitations,              176 ménages,                 538 habitants

1926 :                  160 habitations,              180 ménages,                 567 habitants (1)

1931 :                  207 habitations,              235 ménages,                 725 habitants

1936 :                  230 habitations,              267 ménages,                 773 habitants

 

(1)  Deux résultats pour 1926

 

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