Les Six chênes

 

 

1. - Du rendez-vous de chasse au le carrefour des six routes

         Dans la forêt de Séquiny se trouvait le Bois de Villemoisson. A la limite de ce bois avec Sainte-Geneviève était un important carrefour appelé des six routes en raison de ces chemins qui y convergeaient. Son importance veut qu’il devienne un rendez-vous de chasse. La tradition veut, selon madame de Sévigné, qu’en cet endroit le roi Louis XIV remarqua la coiffure de la marquise de madame de Fontanges, née Marie de Scoraille de Roussille. « Elle inspira au roi une folle passion. Celle dont on a dit qu’elle était belle comme un ange, sotte comme un panier, mourut à vingt ans faisant couler les larmes de son royal amant. »

         La commune de Sainte-Geneviève veut que cette rencontre fût dans le parc de son château.

 

Cette carte sur laquelle est noté « Carrefour des Six routes », bien malin qui s’y reconnaît.

 

 

         Le « Rendez-vous de chasse ». Sur cette photo prise de la future avenue de Villiers, à gauche seront la rue du Rond-Point à Sainte-Geneviève et l’avenue d’Epinay. En face a dis paru un chemin qui descendait vers la Garenne du côté de l’Orge.

 

 

         Le « Rendez-vous de chasse » (suite). Tournant le dos à la vue précédente, sur le tracé de ces chemins s’ouvrira la rue de Longjumeau et l’avenue et l’avenue de Villiers. Nous retrouvons ces chênes sur les cartes suivantes.

         Sur les trois photos qui suivent, nous pouvons dénombrer les six chênes et la maison du serrurier Guilbert.

 

En face l’avenue d’Epinay

 

L’entrée de l’avenue d’Epinay

 

La maison Guilbert entre les avenues d’Epinay et de Longjumeau

 

         Un chêne avec six troncs. Dans la place se trouvaient aussi six troncs de chênes sur une même souche. Agés d’environ 250 ans, ils ont été atteints de mort en cime par suite du goudronnage du carrefour vers 1934.

 

 

         Au fond, le café Mafard à l’entrée gauche de la rue du Rond Point sur Sainte-Geneviève-des-Bois. La souche se trouvait à l’entrée gauche de l’avenue d’Epinay. Les jours de fêtes, le propriétaire du café aménageait un bar sur une planche fixée entre les troncs.

 

 

         Les arbres morts en cime à la suite du goudronnage de la place, ont été abattus en 1945, dit-on pour procurer du bois de chauffage à la commune. La guerre était presque terminée, mais pas encore les privations.

         Pour conserver la tradition, six jeunes chênes américains ont été plantés à leur place. Aujourd’hui il n’en reste plus que trois, leurs silhouettes rondes aux larges feuilles très échancrées sont caractéristiques.

 

La place des Six chênes à la veille de la seconde guerre mondiale.

 

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