Le village
Dès le Moyen âge, les seigneurs de Villemoisson avaient
d’autres lieux où ils demeuraient, ce qui réduisit la seigneurie au rôle
d’arrière fief. En conséquence, ils la confièrent à des métayers pour la gérer
en leur nom moyennant redevance. Les premiers d’entre eux vécurent dans le
manoir du Sauvage jusqu’au jour où l’un d’eux, plus fortuné, fit bâtir le
château de Villemoisson, le dos tourné au village face au site seigneurial.
Modestement le village, ne pouvant s’étendre sur le coteau
plus ou moins abrupt montant vers le plateau, se développa le long de la vallée
de l’Orge dont les terres d’ailleurs étaient plus fertiles. La plupart des
habitations étaient assujetties à impositions et taxes envers les métayers, les
autres aux seigneurs. Nous connaissons ces demeures, chaumières pour la
plupart, avec cour jardin, terre et même une vigne. Les tenants étaient souvent
qualifiés au XVIIIe de vignerons ; des vignobles il y en avait très peu,
sinon principalement sur les hauteurs des Franchises.
En dehors du quartier de la rue Saint-Laurent, le village
s’étend donc de la rue Ferrande à une fourche limitée d’un côté par le Collège
et de l’autre par le Vieux Logis. La physionomie du village restera la même
jusqu’au XXe siècle, encore de nos jours elle n’a guère beaucoup changée.
Puisse-t-elle garder longtemps cet aspect de vieux bourg rural d’autrefois dans
Villemoisson qui n’a pas échappé à l’urbanisation ; espérons qu’il soit
protégé à l’avenir.

Villemoisson : « … une rue regardant le
Nord… » a écrit Lebeuf au XVIIIe siècle

L’entrée de la rue Ferrande, il ni a pas si longtemps

L’impasse de l’avenue. Au XVIIIe siècle, l’entrée de la ferme du château de Villemoisson.


Un vieux puis mitoyen



La
fourche à l’extrémité du village :


Ici se termine le village à son embranchement à gauche

Ici se termine le village à son embranchement à droite (rue Marcel Girard)
(Photos C. A.)