Le pont du Breuil.
Le pont en bois du Breuil dangereux à la
circulation.
25
octobre 1846. - Il est exposé que le pont du Breuil, situé sur la rivière
d'Orge, servant de communication par le chemin vicinal entre le hameau des
Franchises et celui du Breuil, est dans un tel état de dégradation qu'il n'est
plus possible aux voitures d'y passer sans courir de grands dangers. D'un
commun accord avec Mr. le maire d'Epinay, il a été décidé son interdiction tant
aux voitures qu'aux chevaux et bestiaux. Un devis de 670 francs ayant été
établi par le sieur Durand, entrepreneur de charpente à Longjumeau, lequel
devis devant être supporté de moitié avec Epinay. Mais les crédits alloués au
budget destinés à l'entretien des chemins vicinaux, provenant des 5 centimes et
des prestations étant épuisés, la commune n'ayant pas d'autres ressources, il a
été décidé une souscription, laquelle à produit 150 francs, somme bien
insuffisante pour faire face aux dépenses. Aussi les conseils des deux communes
décident de recourir à Mr. le préfet pour obtenir un secours.
14
février 1847. Plusieurs habitants intéressés à ce que le pont du Breuil soit
rétabli d'une manière durable, ont fait observer qu'il serait préférable de
construire un pont de pierre qui demanderait moins d'entretien que le pont de
bois existant.






Ce joli pont construit en
pierres ne devait durer qu’un demi-siècle. En 1903, dit-on, pour se
« distraire », quatre jeunes carriers l’auraient dynamité. Peut-être
que ce pont devenu obsolète, le « goudronnement », l’élargissement de
la rue du Breuil, ont amené le 17 juillet, le conseil municipal à sa
reconstruction. Dynamiter le petit pont de pierres était donc la manière la
plus radicale pour le démolir ; aucune trace dans les anales fait mention
d’un attentat.
