Le Parc les Erables

 

 

 

 

 

 

         Les bâtiments anciens qui se trouvent dans l’actuel parc les Erables ont été construits vers 1899 par Monsieur Caillette.

 

M. Caillette et « son » avenue des Gardes-messiers

         Le 9 février 1890, le maire, M. Charles Joseph Girard soumet au conseil municipal un dossier concernant le classement, comme chemin vicinal ordinaire, l'ancien chemin dit de Montlhéry, partie comprise entre la route de Corbeil et le Vieux Chemin de Villemoisson. Il faut savoir que ce chemin est l’actuelle avenue des Gardes-Messiers et la rue de la Plaine dans leur plus grande partie.

M. Caillette, propriétaire, s'engage à verser dans la caisse municipale une somme de 6000 francs pour aider à la construction du chemin et à son classement. Il fait remarquer que ce chemin ne manque certainement pas d'intérêt pour la commune, puisqu'il y a des terrains en cultures privés d'accès plutôt desservis par des chemins impraticables. Cette générosité calculée de M. Caillette s’explique du fait que ce chemin dessert sa propriété à l’orée de la forêt de Séquigny.

Le 15 mai 1892, M. Caillette relance le problème de ce chemin d’une longueur de 1455 mètres alors en construction ; le nouveau maire souligne son un intérêt, parce qu'il traverse la commune à peu près au milieu et dans toute sa longueur et relie plus directement les localités voisines.

 

Etat de la rue de la plaine avant l’urbanisation du plateau

 

Le chemin est restauré partiellement en fonction des sommes recueillies par le donateur, le département et l’état.

Le 23 octobre 1892, le conseil, en raison d'un emprunt que cela exigerait, considérant que l'état actuel des finances de la commune ne lui permet pas de faire un surcroît de dépenses en plus pour l'entretien de ce chemin qui dépasserait ses ressources et entraînerait de nouveaux impôts, décide d’ajourner l’achèvement des travaux.

 

Le 13 novembre 1892, M. Caillette succède à M. Girard, maire démissionnaire. Le 9 juillet 1893, M. Caillette croit devoir, dans l'intérêt de la commune, revenir sur la question de l'achèvement du chemin n°4, disant en substances : «     le projet ayant été dressé sans tenir compte des ressources et ne comprenant que la partie aboutissant à « mon avenue », ce chemin n’a été construit que sur une longueur de 63 m seulement au lieu de 950 m qu'on aurait pu faire, la longueur totale étant de « 1420 » … Vous constatez que la commune n'ayant aucune ressource, a pu demander l'exécution de ce chemin grâce à « ma libéralité ». Vous faisiez remarquer que, d'après le barème établi, la commune aurait pu espérer des fonds de secours d'une somme à peu près équivalente à « ma subvention », que ces deux sommes réunies auraient pu servir à l'exécution d'une grande partie de ce chemin. Vous terminiez en demandant à l'administration de vouloir bien ordonner l'étude et la continuation du chemin dans la limite des ressources qui ont été crées et que vous étiez en droit de réclamer ce qui faciliterait dans l'avenir son achèvement complet ». Il ajoute « que pour éviter un emprunt, il proposait d'avancer les 1848 francs nécessaires à l'achèvement du chemin vicinal n°4, sans intérêt et remboursables en 5, 6, 8 ou 10 annuités suivant les ressources de la commune ».

 

 

Le 25 juin 1893, la « question » est mise en discutions et rencontre les objections de M. Hamel qui reconnaît l'avantage offert, mais demande s'il n'y a pas à craindre pour la commune une dépense imprévue dépassant les prévisions annoncées. Et craint encore que ce chemin, une fois achevé, soit très fréquenté et par suite exigerait un entretien dispendieux pour la commune.

Enfin, le 9 juillet, M Caillette soumet à nouveau la proposition d'achèvement du chemin vicinal n°4. Le conseil considérant l'intérêt que présente la finition de ces travaux; qu'afin d'éviter les frais d'un emprunt pour la réalisation de la somme de 1848 francs, M. le maire, s'engage à prêter la dite somme et accepte finalement la proposition, et donne son accord.

Pour M. Girard devant l'évidence des raisons avancées par M. Caillette, son successeur, et le trouble établit parmi les membres de la municipalité depuis quelque temps, sont les raisons qui explique sa démission.

 

La propriété habitée par des soeurs

         Monsieur Caillette décédé, sa femme devient l’épouse de monsieur Mousset. Elle offre aux sœurs établies à Villemoisson de venir s'installer dans les locaux de sa « grande maison d'été », rue de la Plaine, où une soeur vient souvent la soigner jusqu'à sa mort. Les autres soeurs de la Schola Christi viennent de Montpellier alors rejoindre le petit groupe de Villemoisson après la mort de leur fondatrice.

         Mme Caillette laisse toute sa propriété pour un loyer minime, mais avec la charge de l'entretien, à la disposition des soeurs et de la paroisse, ne se réservant qu'une chambre pour deux mois d'été, tant que ses forces lui permettront d'y venir.

         A sa mort en 1964 la maison revient à ses fils issus du premier mariage. Ayant maison de commerce à Paris, maison de campagne en province, ils n'ont que faire de Villemoisson, mais ils respectent les volontés de leur mère et gardent leurs « locataires » malgré leur désir de vendre.

         En attendant les soeurs font profiter des avantages de ces locaux dans la verdure : familles modestes reçues en vacances avec leurs enfants, groupes de toutes sortes de la région parisienne pour des week-ends, accueil des réunions paroissiales, centre de loisirs pour les jeunes pendant les périodes de vacances.

         Après le Concile Vatican II, les petites communautés sont invitées à fusionner avec celles, plus grandes, qui leur ressemblent. La Schola Christi est concernée et après deux ans de réflexion et de préparation, elle entre en totalité dans la congrégation plus importante des auxiliaires de la Charité, en juin 1968. Elle change de costume mais garde ses mêmes activités. L'objectif de la congrégation est d'avoir des petites maisons ou appartements de trois ou quatre soeurs, logées « comme tout le monde » pour être proches de tous, accueillantes à tous, vivant leur vie religieuse au grand jour dans le partage avec tous.

         Les frais de la maison Caillette-Mousset deviennent lourds ; elle est trop grande pour un petit nombre. La communauté de trois soeurs (dont deux sont depuis longtemps à Villemoisson) déménage en septembre 1974 pour un petit pavillon rue de la Paix. La aussi, pour nos trois sœurs, il est dur de subvenir : l’une d’elles travaille dans le bureau de l’usine Lussiana.

         Les regroupements étant toujours d’actualité, les sœurs de la rue de la Paix se séparent du pavillon pour s’installer ailleurs. Depuis ce jour il ni a plus de sœurs à Villemoisson.

 

 

Acquisition du futur parc les Erables

         Quant à la propriété de la rue de la Plaine de 9740 m², aujourd’hui avenue des Gardes-messiers, la municipalité s’en rend acquéreur pour créer un centre aéré.

         Lors de la délibération du 8 octobre. 1974, il est reconnu que les bâtiments pourraient être utilisés pour les besoins des services communaux, et le terrain boisé pourrait être conservé en l’état et ouvert au public. Il est donc considéré l’utilité de cette acquisition.

Vue générale du parc les Erables avant son acquisition par la municipalité

 

         Enfin, le 17 janvier 1975, MM. Mousset, propriétaires ont donné leur accord pour vendre à la commune ces immeubles dont la valeur vénale à été fixée par le service des Domaine à 940.000 francs. La réalisation de cette acquisition et de son financement va exiger un délai assez important pendant lequel la propriété inoccupée risque de subir des dégradations, tant du fait des intempéries que des rôdeurs et vandales éventuels. Le 3 mars, deux emprunts sont contractés pour l'acquisition de la propriété Mousset. 1°) Auprès de la Caisse d'aide à l'équipement des collectivités locales pour une somme de 317.300 francs remboursables en 10 années. 2°) Auprès de la Caisse d'Epargne de Corbeil pour une somme de 498.000 francs remboursables en 15 ans.

 

Salle polyvalente du Cossec

         En 1977, dans un programme d’équipements sportifs et sociaux éducatifs est prévu le financement du Cossec (1ère tranche). Cette inscription ayant été demandée le 21 novembre 1974. Le Conseil municipal décide la construction d’une salle polyvalente de 44 m sur 22 m et annexes, le coût est évalué à 2.209.279,16 francs. 1979, Il est fait un emprunt de 2.000.000 francs destiné à financer la construction de la salle polyvalente et dont le remboursement se fera en 15 annuités. Il est fait aussi un nouvel emprunt de 700.000 francs auprès de la Caisse d’Epargne de Corbeil-Essonne, destiné à financer la construction d’une salle polyvalente et dont le remboursement se fera en 20 ans. Enfin en 1981 c’est l’année de mise en service de la salle polyvalente.

 

 

 

Groupe scolaire les Erables

         1982, projet d’un nouveau groupe scolaire dans le parc municipal des Erables avec une entrée avenue de Séquigny. La nouvelle école sera rattachée au groupe rue Emile Bouton pour la restauration dont les équipements peuvent servir 300 convives. Le coût global du bâtiment actualisé à juin 1984 est de 8.760.000 F comprenant pour près de 400.000 F de fondations spéciales. Les travaux débuteront fin octobre, début novembre 1984.

         Septembre 1991, le Conseil Municipal, sollicite, l'attribution de la subvention départementale relative à l'implantation d'une nouvelle classe industrialisée au groupe scolaire « Les Erables » et l'attribution de la subvention départementale relative au projet de réhabilitation de la propriété Mousset, dans le cadre des aides à la conservation du patrimoine non classé.

 

L’école des Erables, sortie vers l’avenue de Séquigny

 

 (1) Registres municipaux, « Villemoisson-sur-Orge » (Audigié, Bertron)

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