La rue Ferrande
La rue Ferrande est un des
chemins le plus ancien de Villemoisson. Nous devons son nom à son habitant qui
y demeurait au temps de Louis XI, à l’extrême fin du Moyen-âge ; nos annales
ne nous permettent pas de remonter plus avant.
Il s’appelait Thomas Ferrant,
il était laboureur. Deux baux à cens donnés par Christophe Fourquault, seigneur
de Villemoisson, l’un le 20 octobre 1481, l’autre le 27 juin 1483,
précisent :
« Une
masure, cour, jardin contenant 3 arpents où environ et 4 arpents de terre.
Tenant d'une part à un chemin qui descend des Hautes-Terres au pont de
Villemoisson, aboutissant par haut au chemin de Montlhéry (avenue des Gardes
messiers), et par en bas à icelui Ferrant et sur le chemin qui va de Morsan au
Perray (avenue Guy Mocquet) ».
(Il
faut savoir qu’à l’époque ce dernier chemin partait de Morsang, aboutissait en
face de la « Maison-sous-l’église », prenait la rue de l’Eglise,
l’avenue Guy Mocquet et par la rue Marcel Girard se dirigeait vers le Perray)
Pour
cela notre homme en 1483 devait, « 4 sols parisis de cens par an payables
le jour Saint-Rémy, et 12 sols parisis de rentes, aussi par an, payables par
chacun an le jour Saint-Martin d'hyver, racheptable de la somme de 12 livres
tournois ».

De couleur orange, la rue
Ferrande partant du village, joignait l’avenue des Gardes messiers en un point
commun avec l’entrée de l’allée du Bocage, place de la Louvière (ancienne
avenue du Bois).
Sur ce plan nous distinguons
le « chemin de Morsan au Perray » passant sous la ferme seigneuriale,
la rue de l’Eglise et traversant le village. La partie ombragée montre la
dénivellation de terrain, la côte vers les Hautes-Terres.
Nous nous excusons de la défectuosité de certaines photos qui sont anciennes.


L’entrée de la rue Ferrand entre la rue de l’Eglise et l’avenue Guy Mocquet

La montée vers les Hautes-Terres


La rue Ferrande arrivant avenue des Gardes messiers.
Aujourd’hui :



La rue Ferrande s’arrête ici,
elle a été largement amputée avant d’arriver au centre-ville par l’allée du
« chantier de Justice », pourtant ce lieu-dit était encore bien loin,
vers le parc les Erables.