La Nouvelle France
Un quartier ignoré, du moins
de part son lieu-dit
Où se situe t-il ?

Ce plan cadastral napoléonien
du début du XIXe siècle montre le lieu-dit de « La nouvelle France ».
En haut la rue de l’Orge aux Franchises. En bas, entouré de son « tour
d’échelle » longeant le mur du parc, le « pavillon Blaque »
avant qu’il ne s’appelle le « Vieux Logis ». Entre, le lieu-dit de la
Nouvelle France. On distingue deux groupes d’habitations.
Celle du dessus existe
toujours, celle du dessous est à l’entrée de la future rue de Verdun. La courbe
est la rue actuelle de la Garenne. A droite l’Orge et sa prairie. La route de
Longpont n’existe pas encore.

L’habitation « du dessus », la plus près du chemin de fer.
On peut donc circonscrire
« la Nouvelle France » par la voie du chemin fer, la rue de Verdun,
et l’allée des pâquerettes
Presque jusqu’au seuil du XXe
siècle Villemoisson était composé de deux parties : l’une du village et
l’autre du hameau appelé les « Franchises » distant le long de
l’Orge. Entre, les champs et le parc du Vieux-Logis.
Lorsqu’il a été décidé la
création d’une école que la commune n’avait plus depuis la Révolution, la
municipalité décidait de l’établir à mi-distance entre le village et les
Franchises. Ainsi fut bâtie en 1832, l’école qui devait prendre le nom de cette
date.

La Nouvelle France était
alors un site bucolique, calme et isolé pour la tranquillité des enfants, avec
ses cultures et la prairie bordant la rivière. Mais pas pour longtemps.
En 1841, c’est l’arrivée du
chemin de fer « Paris-Orléans » et tous les problèmes qu’il apporte.
C’est l’établissement d’un immense remblaie pour traverser la vallée,
conséquence la rue de la Garenne est coupée ; c’est l’immense tranchée
pour traverser le bois de la Garenne ; conséquence la coupure de la ruelle
au Fourneaux et l’important charroie des terres d’un côté vers l’autre. Les
Franchises sont coupée du village. Dans tous ces immenses travaux, les
Villemoissonnais, se retrouvent dans de vastes chantiers dont ils ne perçoivent
la fin.
Au seul endroit où le chemin
de fer se trouve à niveau est à la base actuelle de la rue de la Forêt et à une
extrémité de la rue de Verdun. Des chaussées sont donc à créer. Pour ce qui
nous intéresse il sera ouverte une rue qui, partant de l’angle de la rue de
l’Orge là où les franchises s’arrêtent, joindra la future place Lisfranc et, pour
traverser le chemin de fer un passage à niveau.

Sur le plan en pointillés rouges l’axe de passage du chemin de fer. Le double pointillé en vert, la création de la nouvelle route. Le point de couleur verte, la rencontre où se sera le passage à niveau.

Le passage à niveau.

La maison du garde-barrière
Cependant le temps passe, la
population villemoissonnaise augmente un peu et l’école s’avère trop petite.
C’est aussi l’époque où la République engage les communes à s’équiper de
« mairie-école ». C’est ainsi que, dans le même esprit d’un point
central, est construite en 1878 ce bâtiment sous le mur du parc du Vieux-Logis.

Avec l’installation du centre
administratif de Villemoisson, le quartier va s’animer : attire les gens,
les mariages et les fêtes vont amener l’établissement d’une buvette, restaurant
appelé le « Petit-Robinson ».

Le « petit Robinson », perspective de la rue de Verdun.
Le quartier se développe…



… La circulation et le trafic
ferroviaire aussi. Avec le passage de deux à quatre voies, le passage à niveau
placé dans une courbe est dangereux. On décide de le supprimer et de le
remplacer par un passage souterrain pour piétons. Quant au problème de la
circulation des véhicules, en 1903, on ouvre un pont inférieur …

… rétablissant ainsi la rue
de la Garenne coupée près d’un demi-siècle plus tôt, puis on prolonge la rue du
Maréchal Gallieni jusqu’au pont, joignant la rue de la Garenne. Après la seconde
guerre mondiale, la voie de l’autre côté du chemin de fer est baptisée rue de
Verdun.
Le quartier de « la
Nouvelle France » prend peu à peu la physionomie d’aujourd’hui

