Au temps de la mairie
école (1)
Vers
la construction d’une mairie école.
En 1872, la classe de la
petite école, construite en 1832, est devenue « trop petite et
malsaine », elle reçoit 33 élèves. Pour l'année scolaire 1874-75, c’est 16
garçons et 36 filles, soit 52 enfants. Que dirait-on aujourd’hui où la moyenne
des classes primaires est de 25,7 élèves à Villemoisson en 1988! Il est donc
indispensable de construire une nouvelle mairie école (2).
Le 9 novembre 1873, Adolphe
Diard, cultivateur, s’engage de céder à la commune son terrain sis à la
« Nouvelle France » pour construire une école au prix estimé par
l'agent voyer, soit 8,54 ares et d'une valeur estimative de 1827,74 francs en
échange d'un terrain situé aux Franchises, d'une contenance totale de 32,59
ares et d'une valeur de 1825,04 francs appartenant à la commune.
Plans et devis sont présentés
par Mr. Laroche, architecte d'arrondissement à Corbeil. Le prix total avec le
terrain, devant s'élever à environ 22.000 francs. La commune n'a aucune
ressource disponible, elle lui semble impossible d'entreprendre la
construction. Le moyen le plus simple est d'approuver le plan d'ensemble, et de
ne faire construire que la classe seule, puis d'achever la construction dans
quelques années. Le prix du terrain étant de 1827,75 francs, le devis de la
classe 6172,25 francs, cela fait un total de 8000 francs.

La mairie école. Photo extraite de la monographie de
l’Instituteur (1899)
Le 8 mars 1874. - Vu le
désistement de M. Diard, Mr. Lasson, maire, s’engage à faire l'échange
ci-dessus aux conditions de M. Diard. Le conseil et les plus imposés sont
d’avis d’accepter les propositions du vendeur et s’engage à rembourser dans un
délai de 9 ans au plus et sans intérêts la somme 6270,73 francs, montant de la
construction de la classe; le terrain étant obtenu par échange.
Le 16 mai 1875. Mr. Lasson
fait la promesse de vente suivante : «Je soussigné, Eugène Lasson, propriétaire
à Villemoisson, m'engage à vendre à la commune de Villemoisson, un terrain
situé prés de l'école mairie actuelle (celle de 1832) d'une contenance de 9,56
ares et d'une valeur de 1758,13 francs; un bâtiment de 9 m de long sur 8 m de
large, construit sur le dit terrain en 1874. ... Ce bâtiment ayant coûté, selon
le mémoire réglé par l'architecte 5797,59 francs, faisant un total avec le
terrain de 7555,72 francs. Cette somme me sera payée sans intérêts par la
commune dans un délai de dix ans à partir de 1876 à raison de 800 francs par
an. Toutefois le secours accordé à la commune servira à me rembourser par
anticipation et viendra en déduction du nombre d'années de payements ».
Ce bâtiment est une partie de
l’ancienne mairie, c’est seulement la classe dont il est impérieux qu’elle soit
faite ; elle servira plus tard de salle de réunion et de mariage.
Mr. Lasson soumet à
l'assemblée les plans et devis dressé par Mr. Laroche pour la construction
d’une mairie et du logement de l’instituteur dont le montant s'élève à 19.659,61
francs. A ceci il convient d'ajouter 2.784,67 francs pour prix de la clôture du
terrain, du préau, la pièce pour la garderie, etc. Ces deux sommes s'ajoutant à
la construction initiale font un total de 30.000 francs.
Mr. le maire demande la
création d’une imposition. Le Conseil, considérant : que la commune est
déjà imposée de 3 centimes extraordinaires pendant 30 ans pour emprunt à la
caisse des chemins vicinaux; que le principal des quatre contributions directes
est de 4155,58 francs et qu'une imposition extraordinaire de 20 centimes
produira annuellement environ 830 francs. Vote la somme de 8300 francs et prie
l'administration d'avoir égard à la position de la commune et de lui accorder
les secours nécessaires pour compléter la dépense, soit 21.700 francs. La
commune se croit d'autant plus fondée à faire cette demande qu'elle n'a jamais
reçu aucun secours pour l’école et que ses moyens ne lui permettent pas des
charges plus lourdes.
10 octobre 1875. La commune
se trouvant trop pauvre pour entreprendre la construction d'une nouvelle mairie
et d'un logement convenable pour l'instituteur, abandonne momentanément le
projet qu'elle a élaboré à ce sujet. En conséquence, le logement de ce dernier
sera conservé dans l'ancienne école construite en 1832.
1878 : Enfin est
entrepris la suite de la construction de la mairie école. - Le bâtiment de
l'école provenant de l'acquisition faite à Mr. Lasson, de même que la partie
qui reste à construire sur les plans proposés, ne présentent que des dimensions
raisonnables et même trop restreintes et l'on songe à l'avenir.
Le bâtiment déjà construit
est situé à une distance de prés de 70 mètres des anciens bâtiments communaux
(école de 1832) ; par suite de cette distance, le service de secrétariat
de la mairie qui incombe à l'instituteur devient impossible à concilier avec la
surveillance de la classe et sa discipline. L'habitation de l'instituteur dans
ces vieux bâtiments n'est pas saine, et il y a urgence à lui en donner une
autre qui soit plus convenable au point de vue hygiène. La garderie des petits
enfants dans les anciens bâtiments n'est pas salubre, la pièce est trop exiguë
comme dimensions, et n'a que 2,40 m de hauteur comme plafond. Par tous ces
motifs, il y a nécessité d'achever dans le plus bref délai possible la mairie
école en profitant des avantages qu'offre la nouvelle loi aux communes pauvres.
Dépenses d'acquisition et de
constructions. - Achat fait à Mr. Lasson d'un bâtiment à destination de salle
d'école : 7555,72 francs. Devis estimatif des travaux a exécuter pour la
construction de l’ensemble, du préau, de l’habitation de l'instituteur et d'une
salle de mairie sous la direction de Mr. Petit architecte : 20.968,42 francs.
Frais d'enregistrement 837,29. Total : 29.361,43 francs.

Extrait de la monographie de l’Instituteur (1899. –
Plan de masse. A gauche la cour de récréation des garçons, à droite celle des
filles.

Extrait de la monographie de
l’Instituteur (1899). – En entrant à gauche, la salle à manger et la cuisine où
sera plus tard le maire et son secrétariat ; à droite la garderie qui sera
le bureau du personnel de la mairie. Derrière la salle de classe qui sera la
salle de réunion et de mariage. Encore derrière un préau couvert et les W.C.
L’état de grâce.
Le 10 avril 1878. - Emile Ernest Lamouche est nommé instituteur.
Grands frais : il sera acheté tous les livres nécessaires à la
réorganisation du service scolaire et le mobilier sera complété suivant les
indications données par l'instituteur.
25 mai 1879. Le conseil municipal
« se déboutonne », considérant :
1°) Que l'état a supprimé la
gratification précédemment allouée à l'instituteur de Villemoisson pour la
tenue du cours d'adulte.
2°) Que les fournitures
scolaires sont souvent une charge considérable pour les familles ouvrières et
par suite une cause d'absences fréquentes et quelques fois de non fréquentation
pour certains élèves.
3°) Que les élèves admis
gratuitement à l'école sont, depuis quelques années, très nombreux, (39 en
1879). Que la rétribution mensuelle allouée à l'instituteur pour chacun d'eux,
est inférieure de 0,25 francs à celle des élèves payants; qu'ainsi le
traitement de l'instituteur subit une diminution préjudiciable et dont il ne
doit pas être victime.
4°) Que le jardin fourni à
l'instituteur par la commune est insuffisant; que pour y remédier il est obligé
de louer un terrain destiné à l’agrandir; qu'il est de toute équité de charger
le budget communal de la dépense occasionné qui n’est du reste que de 9 francs
par an.
Le conseil décide une indemnité
supplémentaire de 65 francs allouée à l'instituteur pour le cours d'adultes
78-79; une indemnité fixée à 100 francs pour préjudices causé à son traitement
par le nombre des élèves gratuits. La commune prend à sa charge les fournitures
scolaires pour tous les écoliers de Villemoisson et la location du terrain loué
par l'instituteur.

Un instituteur tagueur.
Lettre de Mr. Lamouche à la
municipalité :
Mr. le maire, MMrs les
conseillers municipaux. - Désirant reconnaître d'une manière utile et durable
la manière dont j'ai été accueilli à mon arrivée dans cette commune par le
conseil municipal de Villemoisson, et en même temps vous remercier, Messieurs,
de tout ce que vous avez bien voulu faire en faveur de l'instruction primaire,
pour me seconder dans ma tâche si délicate et si difficile, j'ai tracé sur les
murs de l'école plusieurs cartes à fresques qui serviront à l'instruction de
nos enfants. La commune, le canton, l'arrondissement et le département ont été
l'objet de mes cartes, lorsqu'il est indispensable que l'enfant connaisse bien
ce qui l'entoure. Ces cartes sont aujourd'hui terminées. Je vous les offre,
Messieurs, et je viens vous prier de les accepter comme gage de ma
reconnaissance envers vous ». Le 14 février 1880.
22 mai 1880. Mr. Joseph Marie
Coutarel, né le 19 août 1851 au Moulin-de-Fortune (Lozère) est nommé
instituteur de Villemoisson. Le garde-champêtre est autorisé à prendre
possession à titre d'augmentation de traitement l'ancien logement de
l'instituteur (école de 1832) estimé à prix locatif à 120 francs par an. 7 août
1881. - Mme Coutarel demande que l'inhumation du corps de son mari, décédé le 5
juin dernier soit faite dans le cimetière de la commune à l’endroit des
concessions de 15 années. Mr. le maire offre la gratuité à Mme Coutarel ayant
égard aux fonctions d’instituteur communal que remplissait son mari et à la
situation de la veuve qui reste seule et sans fortune.
Ce n’est pas la fosse d’aisance de l’école qui affecte
l’eau du puits.
4 juin 1882. - Il est rappelé
au conseil les plaintes de Mr. Demessant au sujet de l'eau de son puits situé à
environ 20 mètres de la fosse d'aisance de l'école. Mr. Demessant ayant paru
convaincu qu'une ou plusieurs fissures dans la fosse infecte l'eau qui sert aux
besoins de son ménage et le conseil ayant ordonné que la fosse soit vidée,
nettoyée, épongée, et qu’un examen sérieux en soit fait avec Mr. Demessant. Ce
dernier, après l’inspection terminée, à loyalement déclaré qu’aucune fissure ne
lui parait exister et que, par suite, la mauvaise qualité de l’eau de son puits
est du à d’autres causes qu’a un mauvais établissement de la dite fosse.

La salle de classe a-t-elle été mal bâtie ?
21 avril 1901. Il est donné
lecture d'une lettre de Mr. l'Inspecteur primaire de Corbeil enjoignant de faire
examiner d'urgence, par un architecte l'état actuel de la salle de classe, et
en cas de danger de fermer l'école. Un rapport de Mr. Ducastel, architecte,
constate, après sondages, qu'une réparation immédiate s'impose et qu'il y a
lieu de procéder à la reconstruction totale des murs. En conséquence, le
conseil décide que l'instituteur fera la classe dans la garderie et que les
petits enfants seront placés dans la grande classe, dans la partie dont le
plafond n'est pas crevassé et que cette partie sera réparée de l'autre par un
grillage afin de prévenir tout accident. Le 29 septembre 1901, la consolidation
de la salle de classe estterminée.
Fermeture de l’école des religieuses.
2
juillet 1901. Vote de la loi sur la liberté d'association : chaque
congrégation religieuse devra faire l'objet d'une autorisation législative
distincte. Le congrès de la Ligue de l'Enseignement, à Caen, demande la
suppression du chapitre du cours de morale sur les devoirs envers Dieu.
Fondation de La Raison, périodique libre penseur.
5 janvier 1902. – Relative à
la demande d’autorisation formulée en vertu de la loi du 2 juillet 1901, par la
Congrégation de la Miséricorde du Sacré-Cœur de Jésus, dont le siège est à
Isigny et qui possède une succursale à Villemoisson-sur-Orge, le sous-préfet de
Corbeil demande l’avis du conseil.
Le conseil, considérant que
depuis dix ans quelles sont à Villemoisson, les soeurs de la congrégation se
sont consacrées constamment au soin des malades et à l’instruction gratuite des
filles avec autant de dévouement que d’intelligence ; que les preuves de
la bonne direction de leur école résultent à la fois des rapports de
l’Inspecteur primaire et des certificats d’Etudes délivrés chaque année, à
leurs élèves par la commission d’examen de Longjumeau. Considérant en outre
qu’elles n’occasionnent aucune charge à la commune et qu’elles rendent que des
services aux habitants ; par ces motifs, émet un avis favorable à la
demande d’autorisation qu’elles ont adressée au Préfet pour établir un rôle
supplémentaire de prestations pour 1902.
Juin
1902, « le Ministère Emile
Combes fait rejeter toutes les demandes d'autorisation déposées par les
congrégations, sauf cinq. La même année, le congrès de la Ligue de
l'Enseignement demande l'abrogation complète de la loi Falloux et la défense à
tout ecclésiastique de dispenser l'enseignement ; il ne va pas jusqu'à demander
le monopole de l'Etat. Les Jeunesses Laïques s'organisent en une fédération
nationale et créent les Annales de la Jeunesse laïque » (Ernest Lavisse).
Fondation de l'Association
Nationale des libres penseurs de France, affiliée à la Libre Pensée
internationale.
1903,
controverse Goblet-Buisson dans
la Revue politique et parlementaire, sur la suppression des congrégations et
sur la Séparation de l’Eglise et de l’Etat. A Villemoisson, le 12
juillet 1903, il est ordonné la fermeture de l'école privée des soeurs. Les
enfants seront reçus à l'école mixte de la commune.
On examinera (encore) les
travaux à faire à la salle de classe et aux cabinets d'aisance (sic !).
Création d’une école de filles. (Extraits)
9 février 1913. - Le
conseil : Vu le nombre des enfants des deux sexes duquel il résulte que 77
élèves fréquentent régulièrement l’école mixte de Villemoisson ; Vu la
difficulté d’abriter et de placer convenablement toute cette population dans la
salle d’école actuelle faite en 1879 pour 40 élèves. Vu les inconvénients pour
l’instruction et l’éducation même des enfants.
Considérant qu’une classe de
80 élèves pour un seul maître est inadmissible ; La multiplicité
d’enseignements différents, une surveillance constante et une discipline très
sévère ; que les résultats obtenus ne seraient pas en rapport avec
l’effort dispensé.
Considérant que cette
situation déjà critique ne cesse d’empirer par l’arrivée de trois nouveaux
élèves et de plusieurs autres de familles parisiennes venant passer l’été dans
leurs maisons du Bois de Villemoisson. Que fatalement, faute de place et de
matériel, l’instituteur se verra dans l’obligation de refuser l’accès de
l’école publique à un certain nombre d’enfants ; que ce refus, bien que
motivé, ne saurait être admis par les familles.
Considérant que l’afflux des
parisiens dans la banlieue est un fait d’ordre à la fois social et économique,
qui dans l’état actuel des choses ne manquera pas de s’amplifier et dont les
municipalités soucieuses de l’avenir doivent se préoccuper ; avec en
particulier pour Villemoisson où les relations faciles avec Paris, l’agrément
du bois, le bon marché relatif du terrain à bâtir, sont autant d’éléments susceptibles
d’assurer ce développement régulier de la population.
En conséquence : il est
décidé de demander à M. le Préfet de Seine-et-Oise de vouloir bien autoriser la
création dans la commune d’une école de filles et une classe enfantine mixte.
Qu’il puisse prendre acte du recensement effectué à Villemoisson en février
1913, duquel il résulte qu’à cette date la population fixe dépassait 500
habitants, cette rectification au recensement de 1910 devant être faite
exclusivement en vue de permettre à la commune d’obtenir les subventions de
l’Etat.
Différents projets sont en
présence et après discussion et visite des lieux, il est décidé :
l’aliénation par M. Lasson, propriétaire à Villemoisson, d’un terrain de 400m²
situé en bordure de la route de grande communication n°25, au lieu dit la
Nouvelle-France à 50 m environ de l’école actuelle. Qu’en cas de refus de M.
Lasson, la construction de l’école projetée serait sur un terrain communal
contigu au précédent et occupé par la maison du garde-champêtre (Ecole de 1832)
et la remise des pompes à incendie.

La classe de M. Brouard (1913). Dernier rang, 2e
de dr. A.g. M. Victor Chaudun
Décision de la création d’un groupe scolaire.
16 novembre 1913. - Le
conseil approuve, la construction immédiate d’une école de fille et celle
éventuelle d’une école enfantine. Mais il considère qu’on ne saurait
équitablement traiter de manière différente les enfants des deux sexes, en
procurant aux uns des bâtiments neufs, répondant à toutes les exigences des
règles de l’hygiène et en laissant les autres dans des bâtiments défectueux à
tous point de vue dans un état de vétusté pouvant par la suite devenir
dangereux.
La création d’une école de
fille sera étendue à la création d’un groupe scolaire comprenant à la fois
l’école de garçons et l’école de filles. Mr. le Maire (Georges Délélo) est
autorisé à s’entendre avec Mr. Lasson, propriétaire à Villemoisson pour
l’acquisition par la commune d’un terrain faisant suite aux terrains communaux
de la place de la Mairie dans le but d’y édifier de nouvelles écoles.
Soit la construction de ce
groupe scolaire devra se situer entre la route de Longpont et la rue Marcel
Girard.
1er mars 1914. –En
attendant, Mr. le Maire indique qu’il y a nécessité absolue de louer une salle pour
dégager l’école trop étroite pour le nombre d’élèves qui la fréquentent. Il est
décidé d’entrer en pourparler avec Mr. Lasson pour obtenir en location
l’ancienne salle d’école des filles. Cette salle d’école est le bâtiment qui
existe toujours, situé entre les rues Ferrande et Guy Moquet, école tenue par
les soeurs avant la laïcisation de la scolarité. Ce bâtiment appartenant à Mr.
Lasson, propriétaire du château de Villemoisson.
Malheureusement le projet de
groupe scolaire ne verra pas le jour de sitôt, il sera interrompu par la
guerre.
Une jeune institutrice remplace l’instituteur parti
aux armées.
Depuis le début des
hostilités, Mr. Brouard, instituteur, remplissant les fonctions de secrétaire
de mairie est mobilisé. Le secrétariat de mairie est depuis assuré par Mr.
Delalande, garde-champêtre. Pour l'indemniser de ce surcroît de travail, il est
décidé le 28 février 1915 de le nommer, pendant la durée de la guerre jusqu’au
retour du titulaire, provisoirement secrétaire de mairie pour qu'il puisse en
toucher le traitement. Parti aux armées, l'instituteur est remplacé par une
maîtresse qui, toute jeune, a bien du mal à maintenir sage le grand nombre
d'enfants qu'elle a à charge. Il est évident que l'instruction de ceux-ci
souffre de cet état de choses.
Heureusement, en octobre
1917, il est créé une seconde classe mixte dans le local occupé par la
garderie; elle est tenue par Mr. Jonnard à qui lui sont confiés les plus grands
élèves.

Une
maîtresse qui, toute jeune, a bien du mal à maintenir sage le grand nombre
d'enfants qu'elle a à charge. Combien de ces enfants ont perdu un parent
pendant la guerre 1914-18.
Une classe dans un des locaux du moulin.
14 novembre 1920. - Mr. le
maire, Eugène Thomas, est invité à s'entendre avec le conseil d'administration
de l'orphelinat des Travailleurs municipaux de la Seine et de la Ville de Paris
au sujet de l'orphelinat créé à Villemoisson dans son ancien moulin
(aujourd'hui l’annexe des Archives de Paris). Le 12 décembre, sur une
proposition acceptée à l'unanimité, de Mr. Dauvergne, il est décidé le
transfert de la seconde classe de l'école de Villemoisson, dans un local
appartenant à l'orphelinat, prêté par cette administration.
12 février 1922. - Il est
voté l'acquisition d'un terrain appartenant à Mr. Delorme, propriétaire à
Vert-le-Grand, en vue d'y édifier une maison d'école de filles. Ce terrain de
2990 m² est estimé à 3 francs le m². En raison de ses faibles ressources, le
conseil sollicite une subvention de l'Etat et du département; un emprunt sera
réalisé.
Obligé d'inscrire à son
budget l'indemnité de résidence due au personnel enseignant et prévue par le
décret du 1 décembre 1919, le conseil proteste contre l'application de ce
décret, considérant que cette charge vu les faibles ressources de la commune devrait
incomber au budget de l'Etat.
1926. - Le lotissement du
Bois de Villemoisson accroît encore considérablement la population, aussi le
conseil décide d’implanter le groupe projeté dans la plaine dans un espace plus
centré dans la commune. La création du
groupe scolaire près de la mairie école est donc abandonnée au profit de son
implantation au lieu-dit « Poirier de la Farinette ».
Le nouveau groupe scolaire
est inauguré le 14 avril 1929, en attendant, jusqu’à cette date, la petite mairie
école fonctionnera de son mieux.
(1) Sources : registres
des délibérations de la commune.
(2) La petite école
construite en 1832, faisait aussi mairie école