Louis
Jean Bertier de Sauvigny.
Et
le terrier de Villemoisson.
(1767
– 1775)
Qui sont les Bertier de
Sauvigny.
Famille
originaire de Bourgogne. Elle porte les mêmes armes que celle des Berthier de
Toulouse qui sont d'or, à un taureau cabré de geules, chargé de cinq étoiles
d'argent rangées en bande.
Thomas
Bertier. - Maître d'hôtel du roi en 1654, Trésorier Général des Etats de
Bourgogne, marié à Marie Madeleine Marsenot
Claude
Bénigne Bertier. - Seigneur de Sauvigny, conseiller au Parlement de Dijon,
puis en celui de Paris et commissaire aux requêtes du Palais, reçu le 26 mai
1673. Mort le 2 juillet 1682. Il avait épousé Louise Marie de Marchault.
Louis
Bénigne Bertier. - Né en 1676, seigneur de Sauvigny, président de la
Cinquième Chambre des requêtes du Parlement de Paris depuis 1713, mort en 1745.
Sa femme Jeanne Orry, sœur d'Orry, ministre d'Etat, contrôleur des Finances.
Louis
Jean Bertier de Sauvigny. (28 mars 1709 - 28 août 1788) …
1er juin 1736, mariage
Mariage de Louis Jean de Bertier de
Sauvigny, chevalier, conseiller, maître des requestes demeurant à Paris, rue de
Verneuil, paroisse Saint-Sulpice, fils de Louis Bénigne Bertier, chevalier,
seigneur de Sauvigny et autres lieux, conseiller, président en la 5e chambre du
parlement de Paris, et de Jeanne Orry. Avec Louise Bernarde Durey
d'Harnoncourt, fille de Pierre Durey d'Harnoncourt, écuyer, conseiller,
receveur général des finances de Bourgogne et de Françoise de La Marque
(Lamarque) demeurant à Paris, rue de Vendosme, paroisse Saint-Nicolas des
Champs.
« En présence pour le
futur : du cardinal de Fleury, premier ministre ; du chancelier de
France Phélipeaux ; du garde des Sceaux de Chauvelin Baryer
Dangerviulliers, ministre de la guerre ; Anne Louis de Bertier de Tharost,
prêtre (frère) ; Philbert Orry, conseiller d'Etat, contrôleur général des
finances (oncle maternel) ; Martin Chaumont de la Galezières, chevalier,
maître des requêtes, intendant de Soissons et Elisabeth Orry son épouse ;
Jean Orry de Fulvy, conseiller, maître des requêtes et Henriette de la Pierre
son épouse (oncle maternel) ; Benoit de Bertier, conseiller au Parlement
(oncle) ; Marc Antoine Turgot, chevalier, conseiller, maître des requêtes
(oncle) ; Gilles Brunet d'Evry, chevalier, conseiller, maître des requêtes
et dame Françoise Suzanne Bignon son épouse (cousin germain).
« Du côté de la future :
Durey d'Harnoncourt, écuyer, (frère) ; Durey, chevalier, président
honoraire au Grand Conseil (frère), Legendre son épouse ; Jacques Bernard
Durey de Nonville, chevalier, conseiller des requêtes, président du Grand
Conseil (oncle) et Marie Françoise Pauline de Simiant son épouse ; Joseph
Durey de Sauroy, trésorier des guerres et Marie Claude d'Estaing son épouse
(oncle) ; Jean Maurice Durand de Chalas, seigneur de la Tour Duban ;
Charmoye, chevalier, président de la Chambre des Comptes de Dijon et Louise
Durey son épouse (tante) ; Marie Anne de Lamarque, (tante maternelle)
veuve de François Marie de Farges, écuyer, conseiller, secrétaire du roy ;
Marie Lambertine de Lamarque (tante maternelle), épouse d'Augustin de Ximènes,
chevalier, maréchal de camp ; Durey de Mesnières, chevalier, président aux
requètes (cousin germain) ; Marie Josephe Durey de Sauroy, épouse de Mr.
le duc de Brissac ; Durey de Martigny, (cousin germain) chevalier,
cornette des mousquetaires ; Etienne Masson de Maisonrouge, (cousin
germain) écuyer et Jeanne Philbert Durand de Chalas son épouse ; De Chalas
de Lagny, capitaine de cavalerie ; De Tieubet, chevalier, conseiller au
Parlement ; René Hérault, chevalier, conseiller, maître des requêtes et
Moreau de Séchelles son épouse ; De la Brisse, abbé ; Colbert de
Chabannais, guidon de gendarmerie ; Louis François Croissy de Chabannais ; Siry de Couches,
chevalier, président au parlement, Durand de Siry son épouse ; Senant de
Gerseuil ; Du Tillet, président au Parlement ; D'Ormesson Durand de
Romilly. »
Louis Jean
Bertier, en tout homme robin, dès la prise de possession de ses trois
seigneuries, se charge aussitôt d’établir le terrier des domaines, afin que
tout soit bien défini avec précision ; de même que tout nouveau
propriétaire, selon la coutume, se doit d’en faire foi hommage, aveu et
dénombrement à son seigneur directe suivant chaque composante de ses biens. En fait
cette coutume, survivance médiévale reste emblématique.
Terrier de
Villemoisson-sur-Orge ou état de Villemoisson (30 septembre 1767
Á tout
nouveau seigneur ce doit : « Actes de foi et hommages, aveu et
dénombrement pour la confection des terriers des terres et seigneuries de
Sainte-Geneviève-des-Bois, Liers, Le Perray, Morsan, Villemoisson, rendu par
messire Louis Jean Bertier de Sauvigny, conseiller d’Etat ordinaire, intendant
de justice, police et finance de la généralité de Paris, et dame Louise Bernarde
Durey d’Harnoncourt son épouse, demeurant à Paris en leur hôtel rue de Vendôme
au marais, paroisse Saint-Nicolas des Champs. Á messire Pierre Nicolas
Fraguier, chevalier, conseiller du roi en ses conseils, président en sa cour du
Parlement, seigneur de la terre et seigneurie du Mée près Melun, Lives, la
Motte du Mée, les Blottins, Marché-Marais et autres lieux, demeurant à Paris en
son hôtel, rue des Blancs Manteaux, paroisse de Saint-Méry. Concernant la
seigneurie de Villemoisson :

Assemblage des plans terriers 1767. Dessin C. Audigié
Historique des
successions.
« Laquelle terre et fief et seigneurie de Villemoisson
et ainsy que lesdits trois arrière-fiefs de la Commission, Machevillain et de
la Potence réunis à la seigneurie de Villemoisson appartiennent à mon dit sieur
et ma dite dame de Sauvigny héritière légitimaire de dame Françoise de la
Marque, sa mère, à son décès épouse de messire Pierre Durey d’Harnoncourt,
écuyer, seigneur de Villemoisson, au moyen de la renonciation faite par Joseph
Marie Anne Durey de Morsan, écuyer.
« Laquelle
terre et seigneurie de Villemoisson, ledit feu sieur d’Harnoncourt avoit acquis
de messire Michel Marcel Noël Amelot, maître des requêtes, messire Antoine Joseph
Crozat, chevalier, président honoraire au Parlement, dame Michelle Catherine
Marguerite Amelot son épouse et Jean-Baptiste Michel Antoine Amelot mineur,
héritiers de dame Marguerite Pélagie Danican, leur mère, le 16 juillet 1743.
« A
laquelle dame Amelot, ladite terre et seigneurie de Villemoisson, ainsy que
lesdits trois arrière-fiefs cy-dessus appartenoient comme les ayant acquis de
messire Adrien Maurice, duc de Noailles, pair de France, grand d’Espagne et
madame Françoise Charlotte Amable d’Aubigné, son épouse, les 22 et 24 février
1734.
« Auquel
seigneur duc de Noailles seul et unique héritier par bénéfice d’inventaire de
défunt messire Emmanuel marquis de Noailles auquel le tout appartenoit du
délaissement à luy fait par madame la maréchal duchesse de Noailles, sa mère,
et monseigneur duc de Noailles son frère aîné, le 11 may 1710.
« Et
avoient appartenus à mon dit seigneur duc de Noailles du délaissement à luy
fait par feue madame Louise de Boyer, duchesse de Noailles, sa mère, le 20 may
1681.
« Et lesquels terres et seigneurie avoient été
acquis par messire Anne comte de Noailles, 1er capitaine des gardes
du corps du roy et ladite dame Boyer son épouse, de messire Antoine Boyer,
chevalier, le 10 juillet 1659.
« Auquel feu sieur Antoine Boyer, les ayant
acquis de dame Louise Rochon, veuve de Jean de la Fosse, écuyer, sieur de
Varenne, trésorier général ordinaire des guerres, le dernier février 1629.
« Lequel feu sieur de la Fosse les avoit acquis
de Louis de la Ferté, écuyer et de dame Madeleine de Barbeau sa femme, le 23
mars 1596.
« Et
de quelle terre et seigneurie de Villemoisson il relève encore plusieurs autres
arrière-fiefs. »
A. - Le fief seigneurial
de Villemoisson
1. - L’ancien manoir
seigneurial devenu ferme seigneuriale.
« Plan
1 n°12. - Laquelle terre et seigneurie de Villemoisson et dépendances consiste
en son hôtel seigneurial et principal manoir dudit fief en ses bâtiments où
loge le fermier de ladite seigneurie, dont l’entrée est par une porte cochère à
deux battants et une petite porte sommière à côté par lesquelles on entre dans
une grande cour entourée de murs.
« A
main gauche, en entrant dans laquelle sont les logements du fermier appliqués
en une cuisine par bas où il y a four et cheminée, chambre au bout d’icelle ou
il y a aussi cheminée ; le tout planchéié. Chambres et greniers au-dessus.
Escalier en œuvre pour monter aux dites chambres et greniers ; lequel
escalier est en forme de pavillon, au-dessus duquel est un volet à pigeon. Au
bout desquels bâtiments sont un bûcher et deux travées et ensuite une vacherie
et une bergerie, le tout aussi planchéié et greniers dessus. Au bout de
laquelle bergerie est un petit bâtiment en appentis appliqué en trois toits à
porcs. En retour desquels et en face de ladite porte d’entrée et au bout de
laquelle grange sont des hangars de deux travées.
« A
main droite en entrant en ladite cour, sont plusieurs autres bâtiments appliqué
en poulaillers, planchéiés et greniers au-dessus. Tous lesdits bâtiments
couverts de tuiles. Et en face du logement du fermier est une laiterie voûtée
sous le jardin cy-après ; à côté de laquelle est un petit caveau. Et au
bout, à côté dudit hôtel seigneurial est le jardin ou clos d’icelui fermé de
murs, dans lequel il y a plusieurs arbres fruitiers à hautes tiges. Le tout
contenant en totalité 5 arpents 12 perches de terrain situé sur la grande rue
qui descend sur le moulin cy-après. »
2. - Le moulin
seigneurial.
« Plan
1, n°7. - Plus le moulin à eau, faisant le bled, farine, situé sur le courant
de la rivière d’Orge. Dont l’entrée est par une porte cochère à abattants en la
cour dudit moulin fermé de murs en laquelle sont les bâtiments du meunier
appliqués en une cuisine par bas où il y a four et cheminée, chambre à côté
sans cheminée. Le tout planchélé. Chambre et grenier au-dessus. Petit
poulailler sous l’appentis desdits bâtiments. A côté de ladite cuisine est la
halle dudit moulin où sont les moulants tournant et travaillant d’icelui. Le
tout aussi planchéié et greniers au-dessus.
« Vis
à vis des bâtiments en sont d’autres appliqués en une écurie et une vacherie,
planchéiés et grenier au-dessus. A côté desquels sont d’autres bâtiments en
appentis appliqués en poulailler et grenier au-dessus ; escalier hors
œuvre pour monter audit grenier. Au fond de la cour, en face de la porte
d’entrée est une grange de cinq travées compris l’aire. Au-dessus de la roue
dudit moulin est un autre corps de logis composé d’une salle par bas planchéiée
de largeur de trois travées, chambres et greniers au-dessus ; escalier en
œuvre pour y monter, dont l’entrée est fermée d’une porte donnant sur ladite
cour, en laquelle sont encore une laiterie voûtée et une cave ensuite dont les
entrées et portes sont aussy en ladite cour. Le tout couvert en tuiles.
« Clos
ou petit jardin derrière les murs de ladite cour en forme de terrasse,
contenant la totalité desdits lieux 2 arpents 11 perches. Tenant d’une part du
midy à un autre clos cy-après et au réservoir dudit moulin, aussy
cy-après ; d’autre part du septentrion au bras de la dite rivière d’Orge ;
d’un bout d’orient sur les prés dudit moulin cy-après et d’autre bout
d’occident, à cause de la cour et porte d’entrée dudit moulin, sur une rue
dudit Villemoisson appelée la rue du moulin. »
3. – Les terres
labourables, friches, et autres, seigneuriales (décrits dans 21 articles)
Á savoir : « Un bas pré dépendant dudit moulin
faisant isle, appelé Préau ; Le réservoir des eaux dudit moulin, situé au
bout d’icelui ; Un clos dépendant de ladite ferme entouré de murs dans
lequel il y a plusieurs arbres fruitiers plantés en forme d’allée, situé
au-dessus du moulin. »
Des terres labourables situées : l’une appelée la
Grande Pièce, au chantier dit La Haye des Meriziers, au chantier dit les Hautes-Terres,
au lieudit le chantier de la Porte aux biches, proche les bois de la Saussaye,
au lieudit la Fosse à faire Dodo, ou la Justice ; sur le chemin des
charbonniers ; au chantier du Poirier Farinette, aussi sur ledit chemin
des charbonniers ; sur lieudit le chemin du cimetière de Morsan.
(Aujourd’hui avenue des Gardes messiers) ; au lieudit le chantier des
Buis.
Des
terres en friches où sont édifiées et élevées les fourches patibulaires,
chantier dit les Hautes-Terres, au lieudit de la Forest. Enfin, une pièce de
terre employée en marnière, lieudit le Breuil.
Ainsi
toutes ces terres, à l’exception d’une seule sont situées dans la Plaine.

L’avenue des Gardes messiers (chemin du cimetière de
Morsang à Montlhéry) traversant la plaine de gauche à droite. A son extrémité
gauche le lieudit la Porte aux Biches. Remarquer le chemin des Charbonniers.
« De toute l’étendue de ladite seigneurie de
Villemoisson, lesdits sieur et dame avouants sur la propriété de ladite rivière
d’Orge qui coule le long du terroir dudit Villemoisson qui fait tourner le
moulin dudit lieu et contient tant en sa longueur que largeur la quantité de 4
arpents 50 perches d’étendue sur toute laquelle étendue ils ont seuls le droit
de pêcher, de faire pêcher à toutes sortes de filets et angenis (engin ?).
Á l’exception toutefois de Mme Hérault, dame du fief de Beaumont qui, à cause
dudit fief relevant de ladite seigneurie de Villemoisson, a aussy le droit de
pêcher sur une petite étendue limitée de ladite rivière dont sera plus amplement
parlé. »
Les bois d’Ablon.
« Mon dit et madite dame de Sauvigny possèdent à
titre de seigneur du lieu 36 arpents de bois enclavés faisant partie d’une
pièce de 52 arpents de bois taillis en la forest de Séquigny, terroir dudit
Villemoisson. Tenant à la seigneurie de Morsan, aux bois de la seigneurie de
Sainte-Geneviève appelés les bois Pommiers et aux bois du sieur Liger ;
sur les friches appelées les Franchises de Morsan et les bois des religieuses
de la Saussaye. Les 16 arpents de surplus de la même pièce étant et composant
ledit fief de la commission cy-après. Quant aux 36 arpents restant de ladite
pièce, ils sont tenus en fief de ladite seigneurie de Villemoisson et présumés
relevés du roy. »
B. Les arrière-fiefs.
Fief de la Commission.
« Consistant
en une pièce de 16 arpents de bois taillis situés en la forest de Séquigny,
enclavés et font partie d’une pièce de 52 arpents de bois. Le fief de
Commission formant triangle dont le sommet est la place Stalingrad ; d’un
côté les voies Jean Moulin et du Bois, d’autre l’avenue de la Mare
Tambour ; ayant pour base le parc les Erables.
« Lequel
fief étoit anciennement possédé par messire Gilles Bourdin, conseiller du roy
en ses conseils et son procureur général au Parlement de Paris, qui en a fait
acte de foy et hommage à messire René Barbeau, lors seigneur dudit Villemoisson
en 1563, lequel fief l’avoit acquit de Treillon Dupuis et Marie Monchon sa
femme, avant veuve de Jean Philippe.
« Saisi
féodalement faute de droits et devoirs non faits et non payés en 1572 sur dame
Isabeau Fusée, veuve dudit feu messire Bourdin, au nom et comme ayant la garde
noble de ses enfants mineurs et dudit feu sieur son mary. Par laquelle sentence
il a été fait mainlevée.
« Et
par acte passé, messire Scipion Brandame, écuyer, sieur de Desnontif,
gentilhomme ordinaire de la chambre du roy, au nom et comme ayant la cause de
ladite dame Isabeau Fusée, lors son épouse, en a rendu foy hommage et fait
serment de fidélité. »
Fief de Machevillain.
« Consistant
en 50 arpents de bois taillis situés dans les bois de Villemoisson, autrement
appelés les bois de la forest de Séquigny, enclavés dans une pièce de 100
arpents. Le fief de Machevillain correspond au quartier actuel appelé de
« Beaux séjours » à Morsang-sur-Orge.
« Lesquels 100 arpents de bois taillis acquit le 22
novembre 1608 au profit de feu messire Jean de la Fosse, lors seigneur dudit
Villemoisson, sur Claude de la Croix, sieur de Saint-Prest qui les avoit acquis
de défunt messire Pierre Rochon.
« Et desquels 50 arpents de bois du fief de
Machevillain, il avoit été rendu plusieurs actes de foi et hommage, aveux et
dénombrements, savoir : 1°) le 39 novembre 1509 par Raymond Bouché, au nom
et comme fils aîné de défunte Marie Poignant, sa mère, héritiers de défunte
Catherine Poignant femme de messire Nicolas Violle, auditeur des comptes, à
messire Henry Barbeau ». Autres actes : le 3 may 1525 et du 1 mars
1538.
« Lequel fief a été ensuite cédé par ledit feu sieur
Violle à messire Pierre Bouché, seigneur de Louans, en 1550,
« Lequel fief de Machevillain auroit été saisi sur les
héritiers de Pierre L’Huillier, lors propriétaire dudit fief le 3 mars 1559. Il
a été fait foi hommage par les enfants et héritiers dudit défunt Pierre
L’Huillier et mainlevée de la saisie sera faire seulement le 14 may 1571.
« Lequel fief de Machevillain a ensuite été acquis par
messire Claude de la Croix, sieur de Maurevilliers, le 16 novembre 1579
« Lequel sieur de la Croix a ensuite vendu ledit fief
de Machevillain au sieur Pierre Rochon, argentier du roy le 31 août 1582 ; de
sorte que depuis ladite sentence d’adjudication du 22 novembre 1608, lesdits
seigneurs de Villemoisson sont toujours restés détempteurs et propriétaires
desdits 50 arpents du fief de Machevillain. »
Fief de la Potence
« Consiste en 14 arpents de
bois taillis en ladite forest de Séquigny. Bois formant une avancée dans la
plaine, limitée par une partie de l’avenue de la Mare tambour, traversée par
l’avenue d’Orgeval. (Bois comprenant le « Castel »)


« Que feu messire René Barbeau, seigneur de
Villemoisson avoit vendu à messire Pierre Violle, conseiller au Parlement, à la
charge par l’acquéreur de les tenir en plein fief foy et hommage dudit seigneur
(29 août 1564). Ledit sieur Violle en a fait la foy hommage, aveu et dénombrement
le 16 février 1587 et le 26 octobre 1590. Et par autre acte du 15 février 1610,
moitié du fief a été vendu par sieur Pierre Violle à sieur Gervais de Pradines.
De laquelle moitié de fief dame Anne Bizet, veuve du sieur de Pradines en a
porté foy et hommage le 28 février 1611. Ensuite il en a été fait allégeance
par Gervais de Prasdines, prêtre, sieur Desvaux, fondé de procuration de
messire Claude de Prasdines aumônier du roy son frère, le 27 mars 1634. Et le
24 décembre, lesdits 14 arpents, ont été vendus par Pierre Bouché sieur
d’Issonville, comme fondé de procuration de messire Claude Despradines à
messire Antoine Boyer, seigneur de Villemoisson, Lesquels sont toujours restés
en la possession des seigneurs dudit Villemoisson. »
Le fief de la Motte. (À Savigny-sur-Orge)
« De la même seigneurie de Villemoisson et
dépendances relève aussi en plein fief foy et hommage un fief situé à
Savigny-sur-Orge appelé le « fief de la Motte » actuellement possédé
par M. le comte du Luc, seigneur audit Savigny dont différents temps ont été
rendus foy hommage et dénombrement :
« Par Etienne de l’Isle, huissier d’armes du roy,
à Jean de Giresmes, chevalier, maître d’hôtel du roy, le 17 septembre 1389, par
Jean Dechaton (serait-ce de Châtillon ?), écuyer, à dame Louise de l’Isle
sa femme audit sieur de Giresmes, le 14 octobre 1473, par Antoinette de
Clermont, veuve de West et Jean de West son fils le 6 septembre 1520 à Henri
Barbeau. Le 15 janvier 1560, par Jeanne de West Desmouster, épouse de François
Dagoust, chevalier. Le 5 février 1674, par Ferdinand de la Baune, chevalier des
ordres du roy, comte de Montrevel, seigneur de Savigny, à Anne duc de Noailles.
« Lequel
fief de la Motte consiste en un principal manoir appelé la masure de la Motte
où jadis il y avoit une maison forte, clos de fossés à eau et demi-arpent de
pré y attenant. Par la rivière, prés, fossés et saussoye des environs dudit
lieu. Le pressoir, étable, cour et jardin, contenant 2 arpents jouxtant au
presbytère dudit Savigny et d’un bout sur le jardin de la foire et marché de
Savigny. Un arpent de pré en la prairie de Villemoisson vers Morsan.
« Une
droiture sur une masure du village de Morsan qui fut à Jean Barillier et depuis
au nommé Deschamps à cause de Jeanne Gilbert sa femme. Une autre droiture sur
une masure et jardin situés audit Savigny qui fut à Jean Lebarbier. »

Château de Savigny au XVIIe d’après Chastillon
C. Fiefs roturiers
Parties
de la seigneurie appartenant à des propriétaires vassaux des seigneurs de
Villemoisson en opposition à la partie dite « utile » restant
directement sous prépotence de celui-ci.
Le fief de Beaumont.
« Appartenant
actuellement à dame Marie Hélène Moreau de Séchelles, veuve de messire René Hérault,
conseiller d’Etat, intendant de la généralité de Paris, y demeurant, rue du
Rampart, paroisse de la Madeleine, dame du fief et seigneurie de Beaumont,
anciennement appelé le fief de la Choltière et plus anciennement du Sauvage.
Lequel fief elle a fait et porté l’acte de foy et hommage et serment de
fidélité et rendu l’aveu et dénombrement à Mr. Bertier de Sauvigny, conseiller
d’Etat, intendant de justice, police et finances de la généralité de Paris et
madite dame Louise Bernarde Durey d’Harnoncourt son épouse, à cause d’elle
seigneur et dame desdites terres et seigneuries, etc., seigneurs dominants
dudit fief, demeurant à Paris en leur hôtel rue de Vendôme au Marais, paroisse
Saint-Nicolas des Champs. Ce jour étant présents en leur château de Sainte-Geneviève-des-Bois. »
(17 juin 1768). – Extraits :
« Lesquels Bertier ont dit savoir madite dame Hérault
avoir acquis de messire Claude Humbert Piarron de Chamousset, chevalier,
conseiller du roi, maître ordinaire de sa chambre des comptes, entre autres
choses, ladite terre et seigneurie de Beaumont et dépendances, le 5 juin 1751.
Auquel fief de Beaumont, Louis Yon, écuyer, ancien commissaire des guerres, au
nom de madite dame Hérault en a rendu et porté foy et hommage à mon dit sieur
Durey d’Harnoncourt, lors seigneur dudit Villemoisson, le 24 octobre 1764.
« Auquel sieur Piarron de Chamousset, ledit fief de
Beaumont en a fait l’acquisition de messire Louis Prozelle, écuyer, conseiller
du roy, auditeur honoraire en la chambre des comptes de Paris, et dame
Elisabeth Brigite Michelin son épouse, le 29 août 1748.
« Duquel
Prozelle lesdits biens appartenoient de Louis Prozelle son père, par son
contrat de mariage avec ladite dame Michelin son épouse, et droits de
succession de dame Marie Jacques sa mère, le 18 novembre 1706. Auquel défunt
sieur Prozelle père, ledit fief appartenoit au moyen de la vente que luy en
avoit été faite par les créanciers de messire Lucien Boizard, avocat au
Parlement et demoiselle Marguerite Gelée sa femme, le 29 septembre 1685.
« Et
auxquels sieur et dame Boizard le tout appartenoit de l’acquisition faite de
sieur François Joubert, secrétaire ordinaire de la reine, le 15 septembre
1670. »
Actes de foi-hommages,
aveu et dénombrement :
- Rendu par Etienne Destas,
avocat en Parlement, et demoiselle Nicole Turcan sa femme, à messire Claude
Barbeau, le 15 décembre 1541.
- Rendu par demoiselle Marie
Destas, veuve de feu sieur Jean Odoart au profit de René Barbeau, le 16 août
1564. Lequel aveu a été blâmé le 1er décembre 1565.
- Rendu par demoiselle Françoise de Cazenove, veuve de
Georges Odoart à Jean de la Fosse, écuyer, seigneur lors dudit Villemoisson,
pour la moitié dudit fief lors indivis avec Jacques Odoart, lors mineur, fils
dudit défunt Jean Odoart, premier du nom, le 9 juin 1598.
- Rendu par Charles Marillac Aumont et comme tuteur
dudit Jacques Odoart, mineur fils dudit défunt à sieur Jean de la Fosse, le 9
juillet 1598. Lesquels deux aveux et dénombrements ont été blâmés le 11 août
1598 et saisi le 16 août 1602.
- Rendu par maître Pierre Beauxamis, procureur du
Parlement, à Jean de la Fosse le 4 novembre 1609 ; - Par Jacques Cholet,
avocat au Parlement, à cause de Claude Beauxamis sa femme, à dame Rochon, veuve
de Jean de la Fosse, le 22 octobre 1626 ;
- Par maître Lucien Boizard au duc de Noailles, le 20
mars 1670 ; blâmé le 8 août 1671, qui fait défense audit Boizard de
prendre qualité de seigneur en partie de Villemoisson. Transaction ayant été
établi le 4 décembre 1674, ledit Lucien Boizard et Marguerite Gellée sa femme,
n’ayant droit qu’en la moyenne et basse justice du dit fief, droits de pesche
(limité), autre transaction sur 6 arpents de terre dans les friches et 24
arpents de bois appelé la Choltière (la Garenne le23 janvier 1690).
- Par Louis Prozelle fait à Jean Emmanuel marquis de
Noailles, le 24 septembre 1717.
Le fief de Beaumont consiste :
« L’hôtel seigneurial et principal manoir dudit
fief consistant dans des bâtiments. En un grand corps de logis de dix croisées
de face en son rez-de-chaussée, avec chapelle dans ledit hôtel seigneurial.
D’un premier étage et d’un second étage en mansarde ; d’un autre petit
corps de logis attenant de cinq croisées de face composé de cuisine, office,
salle à manger et logement de domestique ; d’une grande cour où sont les bûchers,
logement de jardinier, remises, granges, serres et grenier au-dessus. Le tout
couvert de tuiles et quelques parties en ardoise. «
« Et jardin en face de ladite cour et maison
seigneuriale, consistant en parterre, boullaingrains, allées plantées d’ormes,
en terrasse et potager au-dessous avec fontaine d’eau jaillissante ayant une
conduite en plomb qui donne de l’eau dans le principal manoir. A côté et
au-dessus desquels jardin et potager est le parc dudit hôtel seigneurial. Ledit
jardin cy-devant et auquel parc on communique par une double rampe d’escalier
en voûte traversant la rue qui sépare le parc d’avec le jardin. Lequel parc a
deux entrées, l’une à porte cochère donnant dans le village de Villemoisson,
l’autre par une grille de fer à l’extrémité du parc du côté de Morsan. Le tout
entièrement fermé de murs et contenant 20 arpents 7,5 perches. Au milieu d’une
ruelle (rue de l’Eglise) est la voûte ou arcade reliant ledit jardin au parc

Le château et le parc de Beaumont au XVIIIe siècle.
Remarquer la rue de l’Eglise coupant le parc et le pont au à son milieu reliant
les deux partie.

Gravure du XIXe siècle. On se pose la question sur son
importance au regard du plan ci-dessus
« Une maison consistant en un corps de bâtiment
servant de logement au concierge et supplément de basse-cour, appliqués en
cuisine, chambres, greniers, remises, poulailler et cour. Le tout fermé de murs
avec porte cochère. Située sur le carrefour (à l’angle des rues de l’église et
Ferrande).

70 les bâtiments du concierge du château ; 52 la
ferme du château de Beaumont ; 46 la veuve Jacques Charpentier ; 48
Thomas Ruelle ; 49 Nicolas Thomas. Maisons notées ci-dessous
« Une autre maison composée en ses bâtiments
appliqués en écuries, étables, toits à porcs et autres. Cour devant où est un
colombier à pied ; clos et jardin derrière lesdits bâtiments dont partie
en ozerayes au bas desquels est un petit canal servant d’abreuvoir, et l’autre
en potager. Clos de murs sur trois côtés, le quatrième bordé de la rivière.
(Située à l’opposée de château et de la rue pavée Hérault de Seychelles)
« L’enclos de la ferme du fief de Beaumont,
consistant en une cour où sont les bâtiments logement du fermier, appliqués en
cuisine, chambres et greniers ; granges, écurie, bergeries, étables, toits
à porcs, poulaillers, hangars, remise et autres bâtiments couverts en tuiles.
Jardin et clos de ladite ferme fermés de murs. Situés le tout sur le coin du
carrefour, sur la grande rue du village, touchant les biens de Mr. Mallet (le
Collège), une ruelle en cul de sac entre deux. (L’impasse de l’avenue Guy
Mocquet)
« Le parc clos de murs, planté en bois, appelé la
Choltière ou la Garenne, situé au Franchises.
« Une petite maison de jardinier composée en ses
bâtiments d’une cuisine par bas où il y a cheminée, planchéiée, chambre et
grenier dessus. Cour devant en laquelle sont les écuries, vacheries, toits à
porcs et poulaillers. Le tout couvert de tuiles. Jardin derrière. Lesdits
bâtiments plantés en arbres fruitiers. Le tout clos de murs sur la rue qui
conduit à Morsan et la voye quy conduit de Morsan à la prairie. (Clos Beaumont
rue de Morsang)
« Une petite maison appliquée en un cuisine par
bas où il y a four et cheminée, planchéiée, et grenier dessus. Cour devant en
laquelle il y a une étable à vaches. Le tout couvert de chaume, et le petit
jardin au bout. Situé sur le carrefour et la rue qui conduit au moulin.
« Terrain où il y avoit anciennement une maison
et actuellement démolie, située sur la rue conduisant du village à la chaussée
qui conduit à Paris. »
Dans le village
« Dépendent plusieurs maisons et bâtiments, cours
et jardins occupés par ses vassaux et censitaires à charge envers elle de 10
sols 3 deniers obole pite de cens payable à la Saint-Rémy ; 12 poulets en
nature de surcens et 98 livres de rentes foncières seigneuriales non
racheptables payables le jour Saint-Martin d’hyver :
« Sur une petite maison à Jacques Charpentier,
dont l’entrée est par une petite cour donnant sur la rue, consistant en cuisine
où il y a four et cheminée, chambre à côté, où il y a aussy une cheminée. Le
tout planchéié. Grenier. Couverte en chaume, » située sur la rue Ferrant.
« Petite maison à la veuve Pierre Charpentier,
consistant en une cuisine où il y a four et cheminée, planchéiée. Grenier,
étable à côté sans plancher, au bout de laquelle cuisine est un petit bâtiment
en appenty servant de toit à porcs. Cour commune devant lesdits bâtiments.
Couvert en chaume, jardin derrière, dont partie desquels est une petite cave et
dont l’entrée est par ladite étable. Située sur la grande rue.
« Thomas Ruelle, charretier à
« Villacoublay ». Une maison, située sur la rue Ferrant, où l’entrée
est par une cour donnant sur ladite rue Ferrant, consistant en une petite
entrée à droite de laquelle est une petite cuisine où il y a four et cheminée,
petite chambre à côté. Le tout planchéié. Grenier, escalier à côté de ladite
chambre pour monter au grenier. Etable à vaches à côté de ladite cuisine. Petit
bâtiment en appenty à côté de ladite étable appliqué en toit à porcs et
poulailler dessus. Le tout couvert de chaume. Jardin derrière lesdits bâtiments
dans lequel est une cave, et au bout dudit jardin une grange dont le pignon
donne sur la cour de Nicolas Thomas.
« Pierre
Hory, vigneron à Saulx-les-Chartreux, une maison, située sur la grande rue,
consistant en une cuisine où il y a four et cheminée planchéiée. Grenier,
petite grange ou foulerie à côté, le tout couvert de chaume. Cour devant ledit
bâtiment commune avec la veuve Pierre Charpentier.
« Une
propriété appelée « le Collège », ci-dessous. »
Droits seigneuriaux
« Sur
lesquels maisons et héritages cy-dessus déclarés sont droits de moyenne et
basse justice, profits et amendes jusqu’à 3 livres 15 sols suivant la coutume
de Paris, lods et ventes en cas de mutations des biens à raison du douzième
denier ; droit de nommer et instituer les officiers nécessaire pour
l’exercice comme prévôt, procureur fiscal et sergent. Les appellations de
toutes sentences du prévôt de Beaumont, tant civil que criminel doivent être
relevées par appel devant ledit bailly de Villemoisson à cause de la haute
justice que détient le seigneur du lieu. A l’effet de quoi la dame avouant à
droit d’avoir auditions et prisons au rez-de-chaussée en l’étendue dudit fief
de Beaumont et de commettre et « instruire » geôlier pour la garde
desdites prisons.
« Droit d’avoir dans les bâtiments de son fief un
pressoir pour pressurer les vins pour elle et ses successeurs sur les vignes
qui peuvent être plantées sur l’étendue de son fief ; sans pouvoir
pressurer aucuns marcs des vins que les habitants vassaux et censitaires, tant
de son fief que ceux dudit seigneur de Villemoisson. Droits de pesche dans une
partie de la rivière, à prendre depuis l’encoignure du clos d’osier et en
remontant vers le Breuil jusque vis à vis d’un petit bois taillis appelé
l’aulnette à Carré. Permission de mettre un banc fermé dans la chapelle de
l’église paroissiale à droite de la nef en entrant dans le chœur. »
« Le
Collège »
« Me
Louis Mallet, procureur au Châtelet de Paris, y demeurant rue de Grenelle
Saint-Honoré, paroisse Saint-eustache. Lequel a reconnu et confessé être
détempteur et propriétaire, possesseur et tenir en la censive de mon dit sieur
et dame de Sauvigny, les biens immeubles et héritages dont la déclaration
ensuit :
« Savoir
une maison bourgeoise, anciennement appelée Le Collège, située sur la grande
rue qui conduit dudit lieu à Montlhéry. Consistante en une avant cour, une
porte cochère. Comportant une petite cour, à main droite de laquelle est une
cuisine où il y a four et cheminée, chambre à côté de ladite seconde cuisine,
après laquelle est une troisième cuisine où il y a cheminée, une petite grange
et poulailler. Lesdites cuisines et chambre planchéiées, grenier dessus, le
tout couvert de chaulme. Cave sous ledit bâtiment dont l’entrée est sous ladite
chambre. Et à main gauche en entrant dans ladite cour sont d’autres bâtiments
composés d’une cuisine où il y a aussy four et cheminée, petite laiterie à
côté, aussy planchéiées et greniers dessus. Escalier en œuvre à côté de la
laiterie pour monter aux greniers. Au bout desquels sont une grange et une
écurie aussy couvertes en chaume. Jardin autour et derrière les dits bâtiments
clos de murs en partie. Sur la grande rue à cause de l’entrée de ladite maison
et cour et dit jardin. Une autre attenant servant de logement au jardinier et
dépendances, un jardin dernière ladite maison planté en arbres fruitiers. Le
tout contenant en totalité 6 arpents 58 perches.
« De laquelle maison, il en a été passé deux
déclarations aux anciens terriers au profit de messire Anne duc de Noailles. La
première par dame Marie Thérèse Bouillon veuve de Me Etienne Lemeignant, le 13
juillet 1666. Et la seconde par défunt Me Pierre Delage, procureur au
Parlement, 20 may 1670. Et audit sieur reconnoissant ladite maison appartient
comme ayant été adjugée par sentence du 17 décembre 1763.
« Ledit sieur reconnoissant promet et s’oblige de
payer, continuer, fournir et faire valoir par chacun an le jour Saint-Rémy,
premier octobre, aux dits seigneur et dame de Villemoisson à perpétuité, sans
rien pouvoir rachepter ny amortir, tant que ledit sieur reconnoissant sera
propriétaire et possesseur desdits héritages. A peine d’amende suivant ladite
coutume.
« Demoiselle
Thérèse Catherine Bouillon, veuve de Me Louis Mallet, laquelle reconnoissante a
confessé être détempteure, propriétaire, possesseur et tenir en la censive de
mon dit sieur et de ma dite dame de Sauvigny, les terres qui s’ensuivent :
42 perches chantier de la Landry ; 1 quartier chantier des
Fourneaux ; 7 perches et demi même lieu ; 60 perches et demie
chantier appelé de la Parette.
« Lesquels héritages contenus dans la présente
déclaration ont été reconnus à l’ancien dernier terrier par défunt Me Pierre
Delage, procureur en Parlement au profit de messire Anne duc de Noailles le 20
may 1670. Ladite dame reconnoissante lesdits héritages cy-dessus appartiennent
comme ayant été adjugés le 9 février 1765, moyennant la somme de 500 livres y
compris le prix d’autres maisons et jardins énoncés en ladite sentence
d’adjudication qui relevoit de ladite seigneurie du fief de Beaumont.
« Total desdits cens montent ensemble à la somme de 5
sols 11 deniers pite, portant lods et ventes, défaut, saisine, amende quand le
cas y échet. Desquels ladite dame reconnoissante promet et s’oblige de compter
et s’acquitter. Reconnoissant en outre ladite dame que tous les biens et
héritages cy-dessus déclarés sont sujets à tous droits de haute, moyenne et
basse justice et de voierie. Et que dans le cas où les terres seroient mis en
nature de vigne, au droit de pressurage, de marcs des vins qui se récoltent en
l’étendue de la même seigneurie, au pressoir banaux desdits seigneurs. Et de
paiement du droit dudit pressurage à raison du cinquième seau de vin qui en
viendront desdits pressurages. Fait et passé, l’an 1768, le 14 juillet. »

Extraits de plans terriers : à
gauche, le « Collège » ; à droite, le clos de Mr. Ligère qui ne
s’appelle pas encore « Vieux Logis »
Le fief de la Chapelle (Le Vieux Logis)
« Sieur Nicolas Liger, directeur de la pourvoierie du
roy, demeurant ordinairement à Versailles à la pourvoierie du roy, paroisse
Notre-Dame. Etant ce jour au village dudit Villemoisson en la maison
presbytérale dudit lieu. Lequel a reconnu et confessé être détempteur,
propriétaire, possesseur et tenir en la censive de mon dit sieur et ma dite
dame de Sauvigny, les biens immeubles et héritages dont la déclaration ensuit.
« Une maison bourgeoise sur la rue qui conduit dudit
lieu au Breuil. Dont l’entrée est par une porte cochère donnant sur la dite
rue. Ladite porte entrant dans une avant cour au bout de laquelle est le corps
de bâtiment de ladite maison bourgeoise, appliquée en cuisine, office, salle et
autres appartements par bas, chambre à cheminée et cabinets au-dessus. Le tout
planchélé et greniers au-dessus, couvert d’ardoise et tuiles. Dans ladite cour
sont encore d’autres bâtiments appliqués en une grange, écurie, remise,
vacherie, toits à porcs, poulaillers et greniers couverts en tuiles. Au bas de
laquelle basse-cour est une autre petite maison appliquée en cuisine et autre
bâtiment servant de logement au jardinier qui étoit anciennement séparé de
ladite maison bourgeoise et qui a été réunie et enclavée en icelle depuis
longtemps. Lesdits derniers bâtiments conservés : partie en tuiles, partie
en chaume. Jardin et clos au bout et derrière lesdits bâtiments, plantés en
arbres fruitiers, avenue, charmille et bosquet de bois. Le tout clos de murs et
contenant en totalité 10 arpents 54 perches.
« Le tout chargé de 26 sols 1 denier de cens en quatre
parties et de 36 sols 3 deniers de rente foncière seigneuriale et non
racheptable. Le tout pour raisons de ladite maison, clos et jardins, qui ne
contenoient anciennement que 8 arpents 52 perches ou environ. Pour raison de 2
perches de terrain enclavés dans ledit jardin anciennement concédées par
monsieur le duc de Noailles en faveur de défunte demoiselle Jeanne Bellingier,
veuve de sieur Christophe Joguet, receveur des tailles, le 22 septembre 1700.
Pour ladite maison du jardinier, petite cour et jardin en dépendant qui
contiennent en totalité 1 quartier et demi de terrains qui étoient contiguë, où
il y avoit un puits.
Origine
de la constitution du fief. –
« Que défunt sieur Christophe Joguet de la Chapelle, cy-devant
propriétaire de ladite maison et dépendances avoit acquis pour faire lesdites
réunions de Jacques Taillefer et Vincent Taillefer son fils, le 7 janvier 1732.
Que ledit sieur Joguet de la Chapelle avoit aussy acquis audit esfet de Blaise
Brocq et Etienne Brocq, frères, enfants et héritiers de défunt Etienne Brocq et
Marie Barbillon sa femme le 4 octobre 1689.
Terres. – « 2 arpents au
lieudit La Landry, 6 arpents 61 perches lieudit proche la rue
Ferrant ; 1 arpent 8 perches lieudit le chantier de la Haye des
Merisiers ; 1 arpent 30 perches même lieu ; 2 arpents 1 quartiers
même lieu, 42 perches et demy lieudit proche le chemin du cimetière de Morsan,
ou le chantier de la Justice ; 65 perches chantier de la Landry ; 40
perches et même lieu ; 2 arpents 50 perches au lieudit chantier de la
Landrie ; 3 arpents 85 perches au lieudit le chantier du Poirier de la
Farinette. Total de tous lesdits cens et rentes dont lesdits biens et héritages
cy-dessus chargés envers le seigneur à la somme de 6 livres 14 sols 7 deniers.
« Et tous les biens cy-dessus déclarés, lesdits Jacques
et Vincent Taillefer et Blaise et d’Etienne Brocq, reconnus par Christophe
Joguet, conseiller du roy, receveur des tailles en l’élection de Clamecy, le 8
septembre 1671.
« Et auquel sieur Liger reconnoissant tous lesdits
biens cy-dessus appartiennent comme plus offrant et dernier enchérisseur des
biens saisis réellement à la requête de Michelle Fournillon, veuve de Pierre
Coquentin fermière à Mory, paroisse de Saint-Pierre de Perray près Corbeil, sur
le sieur Joguet de Monville, marchand amidonnier à Paris, acquit le 3 juin
1761.
« Ladite adjudication qui lui avoit été faite à la
charge de l’usufruit d’iceux des biens qui appartenoient à dame Marie Chambre,
épouse de François Jean Touchain de la Justière, écuyer, seigneur du Coudray,
esté avant venue du sieur Christophe Joguet son premier mary.
« Et moyennant la somme de 2100 livres, prix principal
de ladite adjudication, étoit au profit du sieur Nicolas Liger, le 3 dudit mois
de may 1763. Ledit reconnoissant promet et s’oblige de payer les cens et rentes
anciens le jour Saint-Rémy premier octobre et les 36 sols 3 deniers de rentes
provenant de l’acquisition des héritiers Brocq le jour Saint-Martin d’hiver 11
novembre, aux seigneur et dame de Villemoisson, le tout d’année en année à
perpétuité sans rien pouvoir rachepter ny amortir.
« Reconnoissant
ledit sieur Liger que tous les biens et héritages ci-dessus déclarés sont
sujets à tous droits de haute moyenne et basse justice, et de voierie. Sur les
terres lorsqu’elles sont en nature et rapport de vignes, au droit de pressurage
des marcs des vins qui se récoltent, aux pressoirs banneaux du seigneur, et du
paiement du droit dudit pressurage à raison du cinquième seau de vin qui en
proviendront dudit pressurage.
« Fait et passé en sa maison presbytérale, l’an 1768,
le 16 août, en présences de Jean Etienne Jubien, géographe demeurant audit
Sainte-Geneviève-des-Bois, et Achille François Favereau huissier à verge au
Châtelet de Paris. Et plus bas est écrit, déclare pareillement être
propriétaire et détempteur d’une vieille maison en masure et mauvais état,
consistant en salle par bas, bouge et autres commodités, sur le chemin du
Breuil. »
Les revenus et droits seigneuriaux de Villemoisson
« Sur toutes les maisons, terres, près, vignes,
friches et autres héritages, droit de percevoir par chacun an les cens en
deniers, surcens en nature et rentes foncières seigneuriales et non
racheptables. Montant le tout en total en deniers de cens, de volailles de
surcens en nature, à la somme totale et générale de 189 livres 6 sols 1 denier
obole pite, De tous lesquels biens en roture possédés par les dits vassaux et
censitaires qui suivent.
« Droit de justice haute moyenne et basse,
nominations, juge, prévôt, procureur fiscal, notaire tabellion, greffier,
sergent, procureur postulant, receveur des amendes et tous autres officiers.
« Droit de justice en la salle d’audience et
prison au rez-de-chaussée en l’hôtel seigneurial et principal manoir ; de
nommer geôlier, droit au poteau carcan et fourches patibulaires.
« Les appellations des sentences du prévost dudit
Villemoisson doivent se relever du Châtelet de Paris concernant le civil et du
criminel par le Parlement de Paris. A l’exception du fief de Beaumont duquel
les propriétaires n’ont que le droit de haute justice, la moyenne et la basse
justice dudit fief et du fief de la Motte pareillement
« Tous droits de voirie sur les rues et chemins
dudit Villemoisson et dépendances
« Droit de chasser et faire chasser par qui bon
leur semble, de nommer tel nombre de gardes que bon leur semble.
« Droit d’avoir en leur hôtel seigneurial un
pressoir banal pour tous les habitants, lesquels sont tenus et obligés de venir
pressurer les marcs des vins qu’ils recueillent et de payer pour le droit
seigneurial les 5e seau de vins qui proviennent desdits pressurages.
« Droit de percevoir en cas de mutation de tous
biens nobles ou en roture le quint denier des biens nobles en cas de vente,
rachat, droit de retrait féodal en cas de vente desdits biens nobles si bon
leur semble et le droit de lods et ventes. Droits de ventes recelés et non
payés, saisie ou confiscation, droit d’épaves, aubaines, bâtardises,
déshérences et autres conformément à la coutume de Paris. »
Les censitaires du village.
1°)
Marie Thomas, fille majeure,
demeurant à Paris. Petite maison située sur la rue qui conduit dudit lieu au
Perray et au Breuil. L’entrée par ladite rue consiste en bâtiment, en une
cuisine par bas où il y a four et cheminée planchéiée, grenier dessus et une
autre travée de bâtiment à côté servant de foulerie. Le tout couvert de chaume.
Petite cour devant et jardin derrière. (Plan 5, n°118 bis)
2°)
René Hénault, vigneron, Barbe Vaillot
sa femme : une maison consistant en bâtiments, en une cuisine ou il y a
four et cheminée, planchéiée, et grenier dessus. Grange à côté de ladite
maison. Escalier en œuvre à côté de ladite cuisine pour monter a grenier. Le
tout couvert de chaume, cave sous lesdits bâtiments dont l’entrée est par une
petite cour à côté de ladite maison. Petit jardin au bout desdits bâtiments
clos de murs. Sur la rue qui conduit au Breuil.(Plan 5, n°63)
3°)
François Saint-Lot, vigneron, Marie
Dubocq sa femme : une maison consistant en deux cuisines par bas où il y a
chacune un four et cheminée, planchéiées, et grenier dessus. Deux caves sous
lesdites cuisines. Cour devant lesdits bâtiments en laquelle sont deux petites
granges, écurie, toit à porcs et poulailler. Le tout couvert de chaumes. Puits
dans ladite cour, jardin derrière lesdits bâtiments et terres labourables
suivant. Sur la rue qui va dudit lieu au Breuil. (Plan 5, n° 55 à 62 et 94 à
99).
4°)
Pierre Limay, vigneron et Jeanne
Taillefer sa femme. Une maison située sur la rue qui conduit au Breuil,
consistant en ses bâtiments composés de deux travées dont une appliquée en une
cuisine où il y a four et cheminée, la seconde en une petite allée où il y a un
petit bouge au bout, planchéié et grenier dessus. Cour devant lesdits bâtiments
en laquelle est une grange et une cave dessous dont l’escalier est hors œuvre
en ladite cour. Petit jardin derrière lesdits bâtiments. (Plan 5, n°1000, 103,
106)
5°) Simon Louis Pelletier, garde-chasse, Marie
Anne Latteux sa femme, une maison sur la rue dudit lieu au Breuil. Consistant,
bâtiment en une porte sommière donnant sur ladite rue. Cuisine par bas où il y
a four et cheminée, planchéiée. Grenier. Cour en laquelle sont d’autre
bâtiments appliqués en une étable à vache, planchéiée. Chambre, grenier. A main
gauche en entrant dans ladite cour est une grange sous laquelle est une cave et
un petit bâtiment en appenty servant d’écurie. Tous le bâtiments couverts en
chaumes. Ladite cour fermée devant. Jardin derrière clos de murs et de haies
vives. Terres. (Plan 5, n°64 et 65)
6°) Jean Charpentier, vigneron, Elisabeth Taillefer
sa femme, une maison sur la rue conduisant au Breuil. Consistant en trois
travées de bâtiment dont la première est appliquée en une cuisine où il a four
et cheminée, planchéiée. Grenier. Les deux autres en une grange et une
quatrième travée au bout de ladite cuisine servant de foulerie. Escalier hors
œuvre pour monter à la foulerie. Cour devant en laquelle sont deux autres
travées de bâtiment en masure, sans couverture ny charpente ; et un autre
petit appenty servant de toit à porcs et poulailler au-dessus. Lesdits
bâtiments couverts en chaume. Cave en ladite foulerie. Jardin et terre
derrière.(Plan 5, n°117 bis)
7°) Louis Latteux, vigneron. Une maison dont l’entrée
est par une porte sommière faisant l’encoignure des rues qui conduisent l’une
au Breuil, l’autre à Montlhéry. Consistant en une cour en laquelle sont les
bâtiments appliqués en un cuisine par bas où il y a four et cheminée, petite
chambre au bout de ladite cuisine, planchéiés. Grenier, escalier hors œuvre à
côté de ladite cuisine pour monter au grenier. Au bout desquels bâtiments est
une petite grange de deux travées vis à vis, desquels bâtiments et dans la même
cour sont d’autres bâtiments appliqués en une foulerie et écurie, et un petit
bâtiment en appenty servant de toit à porcs construit à gauche de la porte
d’entrée au fond de laquelle cour est un puits ? Cave sous les premiers
bâtiments dont l’entrée est vis à vis de la porte de la cuisine. Tous les
bâtiments couverts en chaume. Jardin derrière clos de murs. (Plan 5, n°54)
8°) Pierre Bredonceau, journalier, Marie Louise
Geoffroy sa femme. Une maison sur la rue qui conduit au Breuil consistant en
bâtiment. Une cuisine par bas où il y a four et cheminé, foulerie à côté de
ladite cuisine, planchéiés. Grenier. Cave dessous ladite foulerie dont
l’escalier est dans la cour ; ladite cour close de murgers. Lesdits
bâtiments couverts de chaumes, Jardin derrière et terre. (Plan 5, n°119 bis)
9°) Lucien Taillefer, maçon. Une maison dont l’entrée
est par une cour en laquelle sont les bâtiments de ladite maison, composés
d’une travée appliquée en une cuisine par bas où il y a cheminée, planchéiée.
Grenier. Autre bâtiment appliqué en une étable sans planché ; au bout de laquelle
étable est un autre petit bâtiment en appenty servant de toit à porcs. Le tout
couvert en chaume. Petit jardin derrière. Sur la rue qui conduit de
Villemoisson a Breuil. (Plan 5, n°101, 102, 104).

10°) Messire Robert Lévesque, curé. L’église et le cimetière.
La maison curiale et presbytère (la Maison-sous-L’église), consistant par son
entrée d’une porte sommière donnant sur la rue (Saint-Laurent), entrant dans
une cour en laquelle sont les bâtiments composés de trois travées. La première
appliquée en cuisine où il y a four et cheminée ; la seconde en un petit
vestibule dans lequel est un petit office et l’escalier pour monter aux
chambres et greniers ; et la troisième en une salle de compagnie ; le
tout planchéié. Deux chambres à cheminées au-dessus, aussy planchéiées, grenier
dessus. Ledit escalier en œuvre dans le vestibule pour monter audites chambres
et greniers. Lesdits bâtiments couverts de tuiles. A côté desquels bâtiments et
à main gauche en sortant sont deux autres bâtiments servant de bûcher, cabinet
d’aisance et petite écurie ; et dans la même cour deux petites travées
servant d’hangar couvertes de chaume. Jardin derrière et au bout desdits
bâtiments. Le tout clos de murs. Terres et près de la fabrique. (Plan 1, n°12,
12 bis)
Les Franchises.
Le chantier des Franchises, pour sa plus grande partie étant
en friches, a été mis en valeur par Durey d’Harnoncourt en baillant des terres
cultivables. Il faut remarquer la distribution des terres de formes allongées pour
favoriser la longueur des sillons de labour et limitant leur nombre par rapport
à un terrain plus large qui augmenterait le nombre de ces sillons. Remarquer
aussi la multiplication des terres dues aux successions successives entre les
héritiers.
1°)
Antoine Boudineau l’aîné,
bûcheron : une petite maison située sur la ruelle des Franchises
consistant en bâtiment, cuisine où il a cheminée, chambre à costé sans
cheminée ; le tout planchéié, grenier dessus, couverte en chaumes ;
petite cour devant, jardin et terre derrière. (Plan 7, n°185)
2°) Jean-Baptiste Ferret, tonnelier, Madeleine
Saint-Lot sa femme : une maison constituée en une cuisine par bas où il y
a four et cheminée. Petite chambre à côté sans cheminée, le tout planchéié,
grenier. Petite entrée devant au bout de laquelle est une écurie. Le tout
couvert de chaume. Petite cour devant lesdits bâtiments en laquelle est une
grange et cave dessous ; l’entrée de laquelle cave est par ladite cour.
Jardin derrière sur la ruelle aux Fourneaux. Terres. (Plan 7, n°226)
3°) Pierre Dubocq, vigneron, Marie Lhuillier sa femme. Une
maison en haut de la rue des Franchises. Consistant en bâtiments composés d’une
cuisine par bas où il y a four et cheminée, petite chambre à côté. Le tout
planchéié. Grenier dessus. Petite entrée à côté de ladite cuisine et petit
bouge au bout de ladite entrée. Petite cour devant en laquelle est une grange
un peu élevée et une cave dessous. Le tout couvert de chaume. Jardin derrière
où il y a un puits. Sur la ruelle aux Fourneaux. (Plan 7, n°227)
4°) Charlotte Chevrier, veuve Nicolas Taillefer, ce
dernier vigneron. Une maison composée de plusieurs bâtiments sur le haut de la
rue des Franchises, dont l’entrée est par la cour donnant sur ladite rue en
laquelle sont lesdits bâtiments appliqués en une cuisine où il y a four et
cheminée. Petite chambre à côté. Cave dont l’entrée est par ladite cuisine,
planchéiés. Grenier. Petite étable en appenty à côté de ladite cuisine. Autre
petite cour en laquelle sont : un autre bâtiment appliqué en une chambre
où il y a cheminée, planchéiée et grenier ; petit bouge à côté de ladite
cuisine. Petit jardin derrière dans lequel est une petite grange. Le tout
couvert en chaume. Terre. (Plan 7, n°234)
5°) François Roger, vigneron à Ballainvilliers, une
petite maison au haut des Franchises, consistant en cuisine par bas où il y a
cheminée, planchéiée, grenier. Petit bâtiment en appenty donnant sur la cour
servant de vacherie. Lesdits bâtiment couverts de chaume. Petit jardin derrière
et terre. (Plan 7, n°236)
6°) Pierre Girardeau, vigneron au Breuil. Une maison
en haut de la rue des Franchises dont l’entrée est par la cour. Consistant
lesdits bâtiments en une cuisine où il y a four et cheminée, planchéiée et
grenier ; petit bouge à côté. Autre bâtiment à côté consistant en une
cuisine où il y a four et cheminée, planchéiée ; grenier. Chambre à côté
sans plancher. Autre petite cour devant lesdits bâtiments en laquelle est un
puits. Jardin derrière et à côté desdits maison et bâtiments, lesquels sont
couverts en chaumes. (Plan 7, n°237)

Le terrier signale de nombreuses terres labourables données
à bail à cens aux villemoissonnais et habitants des seigneuries voisines.
Censitaires extérieurs de la seigneurie de
Villemoisson
Prés de la prairie
Les
bords de la rivière de l’Orge, dans les mauvaises saisons étaient souvent
inondables interdisant les cultures, transformés en prairie, celles-ci
constituaient une importante ressource alimentaire pour les animaux, leur
donnant une valeur supérieure aux autres terres. D’autre part, hors des saisons
où les prés ne sont pas inondés, que la rivière a regagné son lit, il
subsistait parallèlement des sortes de ruisseaux appelés des boèles, créant des
sortes d’îles, tels au lieudit les « Trois eaux » situé devant le
viaduc des « cinq arches ». Aussi cette prairie se trouve divisée en
plusieurs propriétaires et non des moindres.

Le fief des Prés d’Athis.
« Un arrière-fief sans aucun droit de justice,
consistant en 4 arpents 10 perches de pré, communément appelé le fief des prez
d’Athis, dont il a eut 60 perches desdits prez qui ont été pris par les ordres
de sa majesté pour l’élargissement du grand chemin et chaussée de Paris qui
conduit de Villemoisson à Paris (route de Corbeil devant le château). Et les 3
arpents et demy restant possédés, savoir : 7 quartiers par Anne Françoise
Chaudet, avant veuve de Pierre Duhamel, femme en seconde noces de Jean François
Croulebois, marchand tuilier demeurant à Ris, et avant veuve de Pierre Duhamel,
tuilier aussy à Ris. Et les autres 7 quartiers restant du même fief sont tenus
et possédés par sieur Nicolas Le Bourlier, gentilhomme de la grande fauconnerie
de France, demeurant à Athis. »
1°) foi et hommage de Jean-François Croulebois
« Lequel
Croulebois s’est transporté devant la grande porte et principale entrée de
l’hôtel seigneurial dudit Villemoisson, grande rue, et à comparu messire Robert
Lévesque, prêtre, curé de Saint-Laurent dudit Villemoisson, y demeurant, fondé
de procuration de mondit sieur et de madite dame de Sauvigny pour recevoir
leurs vassaux à foy et hommage et leur aveu et dénombrement. Et ledit
Croulebois, s’est mis en devoir de vassal, nue tête, sans épée, bottes ny
éperons, suivant la coutume de Paris, et a dit et déclaré présenter la foy et
hommage et serment de fidélité, pour raison de 7 quartiers de pré en fief
appelé vulgairement le fief des « prez d’Athis ». Le dit pré situés
proche le moulin dudit lieu.
« Et
auxquels Anne Françoise Chaudet, veuve de défunt Pierre Duhamel, les 7
quartiers de pré appartiennent savoir moitié à Croulebois et l’autre moitié aux
six enfants dudit défunt Duhamel comme ses héritiers.
« Lesquels
prés en totalité contenant lors 2 arpents et un quartier avoient été déclarés
par Charles Jean-Baptiste Dutillet, chevalier, marquis de Villarceaux à Jean
Chaimbault et Marie Jeanne Grestet sa femme, le 12 avril 1745, et vendus à
Pierre Duhamel le 17 juillet 1765.
2°) foi et hommage de Nicolas Le Bourlier.
« Sieur Nicolas Le Bourlier, gentilhomme de la grande
fauconnerie de France, demeurant à Athis, c’est transporté dans les mêmes
conditions que cy-dessus, afin de porter foy et hommages et leurs aveux et
dénombrements, pour raison d’un arpent 3 quartiers de pré, faisant l’autre
partie de 7 quartiers de pré, partie d’un fief appelée vulgairement le
« fief des Prez d’Athis ». Lesquels appartiennent par lui acquis de
sieur Eustache de Fauverolles, conseiller du roy, correcteur ordinaire en sa
chambre des comptes et dame Claude Catherine Barbin de son épouse, par contrat
le 7 avril 1747.
« Foi-hommages de la totalité du fief ont été
rendus : par Jean Pied-de-fer, le 12 octobre 1520 ; par Jean Hesselin
et demoiselle Marguerite Pied-de-Fer, sa femme, le 17 janvier 1522 ; par
Christophe Hesselin le 26 novembre 1531 ; par demoiselle Marguerite
Hesselin, veuve de Pierre Briçonnet, le 16 octobre 1551 ; par Louise
Basteneau, veuve de Guillaume Boucherat le 12 mars 1557 ; par ladite
Marguerite Hesselin, veuve de Briçonnet, le 8 juillet 1565 ; Par Guillaume
Boucherat tuteur de ses sœurs le 16 août 1571 et 25 octobre 1573 ; par
sieur Guillaume Boucherat le 12 juin 1597 ; par François Briçonnet,
auditeur, le 6 juillet 1597 ; par sieur Jean Boucherat le 15 avril
1621 ; par Nicolas Briçonnet, le 13 juin 1631, par Gilles Baudoin, écuyer
le 29 may 1660 ; par Anfré de Berzian, le 7 juin 1667. » Toutes ces
allégeances portées aux seigneurs de Villemoisson du moment.
Le fief de Louans.
« Un arrière-fief appelé le fief de Louans
appartenant à André Germain, écuyer, avocat au Parlement, huissier honoraire du
conseil d’Etat et ancien échevin de Paris, y demeurant rue Saint-Benoist,
faubourg Saint-Germain, paroisse Saint-Sulpice. Propriétaire d’une maison
bourgeoise d’Epinay-sur-Orge, qui en a fait la foy et hommage et rendu son aveu
et dénombrement aux dits sieur et dame de Sauvigny le 5 octobre 1765. André
Germain, ce jour en sa maison bourgeoise d’Epinay-sur-Orge, s’est transporté à
l’hôtel seigneurial du Villemoisson, devant Robert Lévesque, pour raison de un
demy arpent 23 perches de prez tenant à la chaussée qui conduit de Villemoisson
à Petit-Vaux.
« Ledit prez de 3 arpents appelé de toute
ancienneté le fief de Louans, faisant partie des biens par lui acquis de Me
François Macé ancien huissier ordinaire des conseils du roy, dame Marie
Michelin son épouse et de maître François Jean-Baptiste Macé avocat en
Parlement et dame Anne Thérèse Motet son épouse, le 25 mars 1732.
« Du dit fief de Louans, il en a été rendu sept
foi hommages, contenant aveux et dénombrement : par Philippe Boucher,
seigneur de Louans le 11 septembre 1540 ; par Jean Boucher, aussy seigneur
de Louans (aujourd’hui Morangis) le 27 may 1553 ; par ledit Jean de
Boucher, le 8 août 1565 ; par Pierre de Martines le 27 septembre
1565 ; par demoiselle Marie Destat, veuve de Jean Odoart, et demoiselle
Jeanne Destat, veuve de Jean Fraguier le 2 décembre 1566 ; par André Dupuy
à cause de Charlotte Odoart sa femme, le 19 août 1585 ; par Me
Jean-Baptiste Macé avocat au Parlement, le 21novembre 1689.

En outre
André Germain confesse être détempteur, de biens immeubles et héritages
suivants : Un arpent de bas prez lieudit proche l’abreuvoir
d’Epinay-sur-Orge. Chargé de vingt deniers de cens ; 10 arpents 84 perches
alors en fossés et hayes vives, situés lieudit et proche la grande boële
attenant le climat appelé les Franchises, chargé au total de 2 sols 6 deniers
de cens. Et audit sieur appartiennent comme faisant partie des biens par lui
acquit de Me François Macé, ancien huissier ordinaire des conseils du roy, dame
Marie Michelin son épouse et de François Jean-Baptiste Macé, avocat en
Parlement, et dame Anne Thérèse Motet son épouse, le 25 mars 1732.
Reconnoissant le déclarant être sujet à tous droits de haute, moyenne et basse
justice, et de voierie, et que lorsque lesdits héritages sont en nature de
vignes du droit de pressurage des marcs des vins qui se récoltent, aux
pressoirs banaux, de paiement du droit dudit pressurage à raison du cinquième
seau de vin qui proviendront desdits pressurages, ou de payer le droit
d’épreinte à raison de 20 sols l’arpent. Fait l’an 1768, le 5 octobre
Jolly de Fleury, seigneur
de Fleury
« De
Fleury, chevalier, conseiller du roy en tous ses conseils et son procureur
général en sa cour de Parlement, seigneur de la terre et seigneurie de Fleury et
autres lieux, demeurant à Paris en son hôtel rue Saint-Guillaume, faubourg
Saint-Germain, paroisse Saint-Sulpice, étant ce jour en son château seigneurial
audit Fleury. Lequel a reconnu être propriétaire de quatre pièces différentes
de prez composants en totalité trois arpents quarante perches, chargés à la
susdite raison de 15 deniers de cens par arpent, par feu Louis Mercier, écuyer,
lors seigneur dudit Grigny et autres lieux au profit de Anne duc de Noailles,
lors seigneur dudit Villemoisson, par une déclaration du 9 septembre 1667.
Total de tous lesdits montants à 3 sols 10 deniers obole pite et semi-pite.
Reconnoissant en outre mon dit seigneur de Fleury que lesdits héritages
cy-dessus déclarés sont sujets à tous droits de haute, moyenne et basse justice
et voierie. Fait l’an 1769, le 4 juillet.
« Nous avons d’autres pièces de pré appartenant à Anne
Antoine Robichon, sieur de la Guérinière et François Michel Marchand. »
Les terres labourables
Anne Antoine Robichon,
sieur de la Guérinière
« Robichon, sieur de la Guérinière, écuyer, demeurant à
Paris, rue Saint-Honoré, paroisse Saint-Roch, tant en son nom et se portant
fort de messire Ignace Lesieur, écuyer, sieur de Croissy et de dame Apolline
Robichon de la Guérinière son épouse, demeurant à Paris rue du four
Saint-Honoré, paroisse Saint-Eustache frère et sœur. Que encore ledit sieur de
la Guérinière se portant pareillement fort des enfants et héritiers de feu
sieur Robin de la Forest, écuyer aussy neveu dudit feu maître Louis Nicolas
Paris. Sont copropriétaires des biens cy-après :
« 1
arpent 22 perches au lieudit de la Porte aux biches ; (ce lieudit se situe
autour de l’entrée de l’avenue des Gardes messiers face à Morsang).
« 2
arpents 16 perches de terres chantier des Clozeaux ou climat de la haye des
Meriziers.
« 1
arpent 31 perches et même lieu
« 46 perches de terre
chantier dit les Hautes-Terres ou autrement dit la Fosse à faire Dodo.
« 26 perches et demi de bas pré sise en la prairie de
Villemoisson.
« De tous lesquels héritages, défunt messire Michel
Leroy, conseiller du roy en ses conseils, commissaire à la conduite de la
compagnie des chevaux légers, mousquetaire de la garde de sa majesté, capitaine
appointé en sa cavalerie légère, en a rendu sa déclaration censitaire, le 2
janvier 1678. Et auquel sieur de la Guérinière, la dite dame Lesieur sa veuve
et les enfants et héritiers dudit feu sieur Robin de la Forest, ont déclarés
lesdits leur appartenir en qualité de successions de feu Me Louis Paris, leur
oncle et grand oncle ; et lequel défunt sieur Paris ayant acquis les dits
biens. Le total des cens montant ensemble à la somme de 7 sols 3 deniers.
Lequel cens portant lods et ventes, défaut saisine et amende … sujets à tous
droits de haute, moyenne et basse justice, et de voierie ; et que si
lesdites terres étoient en nature et rapport de vignes au droit de pressurage
des marcs des vins qui se récoltent, aux pressoirs banaux desdits seigneurs, et
de paiement du droit dudit pressurage à raison du cinquième seau de vin qui
proviendront desdits pressurages, et de tous autres droits. Fait l’an 1768, le
13 juillet. »
Alexis Louis Saint-Mars,
« Thierry directeur des vivres,
demeurant à Paris, rue du Foin Saint-Louis, paroisse Saint Paul, comme fondé de
procuration de messire Alexis Louis Saint-Mars, écuyer, conseiller secrétaire
du roy, maison et couronne de France et de ses finances, , régisseur général pour le roy des subsistances et
fournitures aux troupes, demeurant à
Paris, rue des Quatre-Fils, au Marais, paroisse Saint-Jean en Grève. Lequel
sieur Thierry, a déclaré, que ledit sieur de Saint-Mars est détempteur,
propriétaire, des biens suivant :
« 3 arpents 21 perches de terre
labourable enclos de murs au bas desquels est une maison et bâtiments servant
de logement appliquée en cuisine où il y a four et cheminée , et autres
bâtiments en dépendants. Le tout situé au chantier des Franchises, et lieudit le climat de la Nouvelle France. Feu messire Anne duc
de Noailles ayant délaissé les dits 3 arpents 21 perches de terre à défunt
Himard Masseron et Antoinette Adenet sa femme, demeurant au Breuil, le 10
décembre 1663. Et au dit sieur de Saint-Mars, les héritages appartiennent,
comme faisant partie et dépendant d’une maison et héritages situés à
Villiers-sur-Orge qu’il a acquit de Me Jean Louis Lievret, avocat du Parlement
et les conseils du roy, et de dame Elisabeth Marie Hietton, son épouse, le 11
août 1764. Auxquels sieur et dame Lievret lesdits biens appartenoient comme
acquis de messire Jean Charles Bausse, écuyer, le 1er may 1760. Et
auquel sieur de Bausse lesdits biens appartenoient comme seul héritier de
messire Jean de Bausse, écuyer, et de dame Marguerite Pajot sa femme ses père
et mère. Lequel cens portant lods et ventes, défaut, saisine et amende, etc., etc.
…
« En
l’an 1768, le 23 juillet, Louis Saint-Mars, étant en l’isle de Corse, demeurant
actuellement à Marseille pour le service des troupes, rue de Paradis, paroisse
Saint-Feréol, maison du sieur Seramie. Lequel à fait et constitué son procureur
général Thierry, à l’effet de faire toutes déclarations nécessaires à tous
seigneurs qu’il appartiendra, des terres et héritages qu’il possède tant audit
Villiers-sur-Orge, paroisse de Longpont, qu’au lieudit les Franchises, paroisse
de Villemoisson et à Marcoussis. »
François Michel
Marchand (Important
propriétaire dans la Plaine)
« François Michel Marchand, écuyer, en son nom et comme
ayant la cause de dame Marie Victoire Bauvin, sa femme, demeurant à Paris, rue
Saint-Martin cul de Sac de Clairvaux, paroisse Saint-Merry, reconnaît et
confesse être détempteur des biens immeubles et héritages dont la déclaration
ensuit :
- 1°) 1 demy arpent de terres
labourables, chantier de la Haye des Meriziers, et lieudit au-dessus du parc du
fief de Beaumont
- 2°) 1 arpent 18 perches
trois quarts de perches de terre au même lieu
- 3°) 63 perches et demy au
même lieu
- 4°) 4 arpents 72 perches de
terres au même lieu
- 5°) 42 arpents 67 perches
aux hautes terres ou la justice, et dans laquelle pièce de terre est enclavé
environ un demy arpent de terrain appartenant aux dits seigneur et dame de
Villemoisson et où sont plantées les fourches patibulaires de leur justice.
- 6°) 2 arpents 31 perches
chantier de la fosse Dodeau, tenant d’un côté sur la voye ou chemin appelé des
Charbonniers,
- 7°) 24 arpents 63 perches
de chantier des Noyers, tenant d’une part d’orient à la rue Ferrand et au
chemin qui conduit du cimetière de Morsan à Montlhéry,
- 8°) 6 perches de terre au
lieudit au-dessus des jardins (au-dessus de ferme de Beaumont)
- 9°) 6 arpents 30 perches de
terres, friches et roches, chantier des Buis, tenant d’occident aux murs de la
Garenne dudit fief de Beaumont
- 10°) 4 arpents 7 perches
lieudit la borne Hérable, sur le chemin tendant dudit lieu à Montlhéry
Pré :
- 11°) 56 perches de bas
prez, lieudit les prez des Crouillières, d’un bout d’occident à la rivière
d’Orge, et d’autre bout d’orient sur les prez de M. Jolly de Fleury.
- 12°) 45 perches
aussy de bas prez, climat des prez de la Crouillières.
- 13°) 63 perches aussy de
bas prez en la même prairie et susdit climat des Crouillières.
- 14°) 63 perches de bas
prez, lieudit prez l’aulnette à Carré.
« Tous lesdits héritages appartiennent aux dits
seigneur et dame Marchand, comme faisant partie de plusieurs biens immeubles
tant en fiefs que roture, qu’ils ont conjointement acquis de dame Marie Hélène
Moreau de Séchelles, veuve de feu messire René Hérault, conseiller d’Etat
ordinaire, intendant de la généralité de Paris, le 12 janvier 1767 ;
lesquels ayant appartenus à Claude Humbert
Pierron de Chamousset, chevalier, conseiller du roy, maître ordinaire en
sa chambre des comptes, à Louis Prozel, écuyer, conseiller du roy, auditeur en
sa chambre des comptes à Paris, et dame Elisabeth Brigite Michelin son épouse.
(Voir histoire du fief de Beaumont).