En suivant la route de Corbeil.

(C.G.117)

 

 

 

Nous pouvons diviser la route de Corbeil en trois parties :

1° Depuis la Demi-lune jusqu’à Sainte-Geneviève-des-Bois

2° Depuis Epinay jusqu‘au bas de la rue Saint-Laurent

3° Le trait d’union, créé au XVIIIe siècle, raccordant les deux premiers tronçons.

 

Document déposé aux Archives Nationales, photo Audigié. Perpendiculairement nous remarquons la « route pavée » partant du site seigneurial de Sainte-Geneviève.

 

1° Depuis la Demi-lune jusqu’à Sainte-Geneviève-des-Bois

C’est une partie très ancienne, vers 1481, elle est nommée « La Vieille Voie ».

- Un plan ou plutôt un croquis du XVIIe siècle, représenté sur une peau, montre « La route neuve qui est pavée ».

- Ce croquis est repris par un plan intitulé « La Forêt de Séquigny ou de Sainte-Geneviève au XVIIe siècle, d’après une carte manuscrite conservée aux archives nationales », signé Barillon d’Amoncourt, de Froidour et Jean Bordier.

- Une carte de 1773 de Bertier de Sauvigny, seigneur de Villemoisson, Sainte-Geneviève et Morsang, intitulée « Plan du château et Parc de Sainte Sainte-Geneviève et de la forêt de Séquigny » montre la « route pavée de Sainte-Geneviève à Morsan ».

Cette route part du château de Sainte-Geneviève pour aboutir dans un pré au lieu-dit « Les Franchises de Morsan » qui est aujourd’hui la Demi-lune.

 

Perspective de la route de Corbeil. Photo prise, en direction de Sainte-Geneviève, à l’extrémité de la rue des Rouges-Gorges.

 

Au temps où la forêt de Séquigny était truffée de trous d’extraction de meulière, des ouvriers ont établit une « cantine » sur la route de Corbeil. Ce bâtiment, appelé « la Ferme » est devenu par la suite un relais, un dancing, puis il a été détruit par un incendie. A la place, ci-dessous, ce complexe commercial.

 

La Demi-lune

Là se termine la « Route pavée ». A gauche le parc du Castel d’Orgeval n’est pas encore fait. A droite, derrière le café restaurant, une rue se dirige vers le centre de Morsang. Nos ramasseurs de crottins ne sont pas inquiétés par la circulation. Photo prise en direction d’Epinay.

 

A gauche le café restaurant, à droite l’entrée de la rue de la Mare Tambour.

 

Où sont les ramasseurs de crottins ci-dessus ! Un siècle est passé.

 

Ici commence la route de Corbeil à Villemoisson. Photo prise à hauteur de la rue Paul Doumer.

 

2°Depuis Epinay jusqu’au bas de la rue Saint-Laurent.

Cette portion de la route de Corbeil est ancestrale. A l’origine un chemin reliait Epinay à l’église de Villemoisson, puis, prenant face au portail de la Maison-sous-l’église, rejoignait l’église de Morsang. Cette dernière portion qui aboutissait à la hauteur de l’ex clinique Saint-Laurent a disparue.

 

Sur ce plan terrier datant de 1767, conservé aux Archives Départementales de l’Essonne, nous distinguons : En bas, à droite la « Chaussée de Villemoisson » qui est la partie actuelle de la route de Corbeil allant à Epinay. A gauche, la « rue du Mollin » (Moulin). La rue Saint-Laurent monte vers la ferme seigneuriale et l’église. En face du presbytère (Maison-sous-l’église) le « Chemin de Morsan à Villemoisson ». Nous constatons que la future route de Corbeil s’arrête face à la rue Saint-Laurent.

 

Photo prise devant la porte du parc du château en direction d’Epinay. A gauche un sentier descend à l’abreuvoir, à droite la maison qui fut une école tenue par des sœurs. Dessous, un siècle après. La direction de la prise de vue n’est pas la même.

L’entrée de la route de Corbeil, à droite l’aboutissement de la rue Saint-Laurent.

 

Il y a pas longtemps, avant la construction de l’annexe des Archives de Paris, subsistait encore au bas de la rue Saint-Laurent l’entrée du moulin de Villemoisson.

 

Aujourd’hui le « bunker » de l’annexe des Archives de Paris

 

A l’extrémité du « Chemin de Morsan à Villemoisson », sur le plan ci-dessus, était le pavillon Beaumont remplacé par la « clinique » Saint-Laurent.

 

3° Le trait d’union, créé au XVIIIe siècle, raccordant les deux premiers tronçons.

Si le « grand arc » joignant la Demi-lune à la rue Saint-Laurent n’apparaît pas sur le « Plan du château et parc de Sainte-Geneviève et de la forêt de Séquigny » daté de 1773, il existe sur le plan des « chasses du roi ».

Je n’aie pas connaissance de la date de ce plan, mais il est certain qu’il a été établi avant 1789 ; certainement dans les années 1780.

 

Sur cet extrait de la carte des chasses du roi, à droite, se distingue bordé d’arbres, comme nous l’avons connu au XXe siècle, l’arc en question.

 

En 1978, est réalisée à la hauteur de la rue Robine la déviation partant de la route de Corbeil pour desservir l’autoroute du Sud.

 

 

Entre les deux photos, ci-dessus et ci-dessous, au même endroit, dans la même direction, un siècle les sépare. A gauche, l’entrée de l’avenue des Gardes messiers. Le calcaire est descendu devant l’église Saint-Laurent. Une société remplace les champs qui sont derrière. Ce croisement est devenu une vaste place avec un grand sens giratoire. Au fond, la Demi-lune avec l « Ambassy-club » qui vient de changer de nom. Les voitures remplacent la « voiture » hippomobile.

 

La demi-lune

La Demi-lune et l’Ambassy club relooké dessous.

 

Derniers coups d’œil sur la Demi-lune d’autrefois

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