Le cadastre Napoléonien (1811)

 

 

 

Villemoisson en 1811.

Le cadastre de 1811 est une photographie de Villemoisson sous le premier Empire. Il est divisé en trois sections : A : des Franchises, B : du Village, C : de la Justice et d'un plan d'ensemble dit d'assemblage.

 

Plan d’assemblage

 

 

B. – La section du Village.

 

 

         Il s’étend depuis le « Collège » et le « Vieux-Logis » jusqu’au Clos Beaumont à la limite de Morsang. On y distingue :

- la voie principale anciennement appelée la Grande Rue (Avenue Guy Moquet)

- l’ancienne rue du Moulin, ici une partie du « Pavé de Longjumeau à Sainte-Geneviève », aujourd’hui rue Hérault de Séchelles

- le chemin part(iculier) : rue Ferrande

- le chemin des Franchises à Villemoisson : rue de la Mairie, aujourd’hui rue Marcel Girard

- le chemin de Sainte-Geneviève à Villemoisson : avenue du Bois, de nos jours partie de l’avenue Guy Moquet

- le chemin du Pont : aujourd’hui la rue de l’Eglise. Un pont reliait les deux parties du parc du château.

 

- la rue Saint-Laurent n’est pas marquée et la rue du repos est notée par un sentier

- la rue de Longpont n’est pas encore percée. Elle prendra naissance à l’emplacement ici indiqué par un rond qui représente l’existence d’un colombier.

 

  

 

 

 

Vieilles maisons, vieilles pierres

 

A. – La section des Franchises.

 

 

 

Elle s’étend depuis le « Vieux-Logis » à la Garenne et de l'Orge à l'avenue de la République ; aujourd’hui les Franchises sont délimitées sous de la ligne du chemin de fer côté Est.

Se distinguent les chemins :

- Le chemin du Perray à Villemoisson formant un immense arc de cercle parallèlement à la rivière, depuis la limite de Sainte-Geneviève-des-Bois jusqu’au Vieux-Logis. Comprenant la rue de la Garenne et au-delà de la place Lisfranc la rue Marcel Girard. Si de nos jours la rue de la Garenne butte au bois du même nom ; autrefois ce chemin longeait sous ce bois la rivière pour, au Perray, se joindre à la « rue du Vieux Perray ». Ce tronçon a été supprimé par la création de l’hôpital de Vaucluse.

- Le chemin des Franchises à Villemoisson : depuis la Garenne (ou la rue Emile Bouton), la rue du Maréchal Gallieni, s’arrêtant à la rue de l’Orge et descendant vers la rivière. Ce chemin a subit des modifications par la création du chemin de fer, concrétisée de chaque côté des voies ferrées par la prolongation de la rue du Maréchal Gallieni jusqu’au pont inférieur face à la place Lisfranc, et par les rues de Verdun et da la Forêt sur le côté opposé. (La forêt en question est la Garenne)

- Le chemin pavé de Montlhéry à Villemoisson : l’actuelle avenue de la République.

- Le chemin de Longjumeau, curieuse appellation, qui est la rue du Breuil.

- Un sentier étant à l’origine « le tour d’échelle » du parc du Vieux Logis qui, de par son utilité, s’est prolongé jusqu’aux Franchises sous le nom de « Ruelle aux Fourneaux ». L’explication des Fourneaux est obscure, nous savons cependant qu’au XVIIIe siècle, lors des transformations des bâtiments seigneuriaux à Sainte-geneviève-des-Bois, il était prévu au cahier des charges d’utiliser les tuiles de Villemoisson qui devaient avoir une certaine renommée. De là, la nécessité de fourneaux pour leur cuisson : la terre rouge et calcaire du coteau était idéale, mais elle était idéale aussi pour la vigne.

         De nombreuses voies seront crées. En dehors de celles des rues de Verdun, de la Forêt déjà citées et d’Emile Bouton, avec la création des lotissements, viendront les rues Lucien Ferrand, des Peupliers, les allées des Robiniers, du Saule, l’avenue du Vieux Logis, les rues de La Tourelle, du Verger et de son impasse, des Boulangers, des Carrières, du Chemin Vert, l’allée Saint-Genouf.

         Toutes ce voies traversent différents lieux-dits : les Franchises, la Prairie, les Fourneaux, la Nouvelle France, la Cerisaye, la Parette, une partie du Poirier de la Farinette. La Garenne n’est coupée que par des sentiers forestiers.

 

         De la section A des Franchises se remarque six groupes d’habitations et deux à la Nouvelle France, à l’entrée de la rue de Verdun et place Lisfranc.

         Aux Franchises : côté Ouest de la rue du Maréchal Gallieni :

1. - à l’angle Emile Bouton, correspondant à l’une des sorties de la Ruelle des Fourneaux

2. - à l’autre sortie de cette ruelle

3. - entre ces deux sorties un immeuble

4. - en face de la rue de l’Orge, où était une usine, aujourd’hui des logements sociaux. (Il est probable qu’autrefois là se trouvait la tuilerie).

         Côté Est de la rue du Maréchal Gallieni :

5. - un immeuble presque en face de la seconde sortie de la Ruelle

6. – Enfin à l’angle des rues de l’Orge et la Garenne.

 

         Il faut remarquer la multiplicité des parcelles due aux multiples successions des héritages et la forme allongée des lots ; moins il y a de changements de sillons de charrues plus il y a gain de temps, contrairement à une surface plus large et plus courte où les allés et retours des charrues sont plus nombreux.

         Enfin il faut considérer le peu d’habitations aux Franchises. Elles étaient avant tout un territoire où les grandes propriétés et les habitants du village possédaient des lopins de terre, le plus souvent à titres de baux, terres labourables et des vignes. Véritable puzzle où chaque possédant pouvait avoir des lots disséminés.

 

Ces anciennes habitations aux Franchises, aujourd’hui

 

 

 

Prolongeant la rue actuelle de la Garenne, le chemin du Perray à Villemoisson passait entre ce bois et l’Orge

1. – Á l’angle Emile Bouton, Maréchal Gallieni, à une sortie de la ruelle aux Fourneaux

 

 

2. – Á l’autre sortie de cette ruelle aux Fourneaux

 

3 - Entre les deux sorties de la ruelle aux Fourneaux cet immeuble couvert de vigne vierge

 

 

4. – Ici l’habitation représentée sur le cadastre n’est plus, à sa place une usine s’est installée,

 remplacée ensuite par des logements sociaux.

 

 

5. - De l’autre côté, un immeuble presque en face de la seconde sortie de la Ruelle aux Fourneaux.

Parmi cet ensemble de toitures, celle de couleur grise est celle de la photo de droite

 

 

6. - Á l’angle des rues de l’Orge et la Garenne. Autrefois « Café de l’Orge »

 

 

Aujourd’hui, ces deux anciennes habitations du lieu-dit la « Nouvelles France »,

 comprises au plan cadastral des Franchises

 

C. - La section de la Justice

 

 

         Nous pouvons la diviser en deux parties :

1°) La plaine caractérisée par la multiplication des parcelles, ses champs, où n’apparaît nulle trace d’habitation. Elle est traversée de bout en bout par

- le chemin de Montlhéry à Morsang : nommé rue de la plaine, (aujourd’hui avenue des Gardes Messiers en partie, rue de la Plaine en partie et la rue du Vieux Chemin), il prend du « Pavé de Sainte-Geneviève à Longjumeau (Route de Corbeil) et se prolonge avec l'actuelle rue du Vieux Chemin, en direction de Montlhéry.

- le « chemin de Sainte-Geneviève à Villemoisson » : Allée du Bocage, avenue du Bois, avenue Jean Moulin). 

- Le chemin Vert auparavant chemin des Charbonniers, aujourd’hui disparu.

Trois lieux-dits :

- La Haye des Merisiers

- La justice

- Le Poirier de la Farinette, dont nous avons une partie de ce lieudit de l’autre côté de l’avenue de la République (Voir section des Franchises).

 

2°) La forêt, appelée « Bois de Villemoisson » (partie de l’ancienne forêt de Séquigny).

 Nous distinguons plusieurs lieux-dits :

- Le bois d'Albion (ou d'Ablon) entre la route de Corbeil et l'avenue Danielle Casanova.

- Le bois de la Commission entre cette avenue et celle de Jean Moulin

- Le bois Pommier (déformation de Paulmier du nom d’un de ses propriétaires, il se situe entre la rue Jean Moulin et l’avenue d'Épinay

- Le bois du Fonds Calais, entre l’actuelle avenue d’Epinay et le Vieux chemin de Villemoisson.

 

Le bois de Villemoisson est coupé de plusieurs chemins appelés « routes royales », car sous l’ancien régime, ils appartenaient au roi (ils ne sont pas nommés ici), c'est-à-dire :

- La route de la Gilquinière (avenue des Chèvrefeuilles)

- La route de la Princesse (avenues des Rossignols et de Villiers)

- La route de Monsieur (avenue Danielle Casanova, dont une partie depuis la place d'Orgeval aujourd'hui n’est plus),

- La route de la Mare Tambour l

- La route Mallet (avenue d'Épinay) s’arrêtant au n° 67 actuel.

 

La Plaine

 

 

Vues de la Plaine avant la seconde guerre mondiale. (Collection André Clément)

 

Le Bois de Villemoisson

 

 

Place des Six-Chênes : avenues des Chèvrefeuilles, de Villiers – Avenue Jean Moulin

 

 

La mare aux grenouilles – Avenue de la Mare Tambour

 

 

Les Six-Chênes

 

Répartition des terres. (Extrait de l'exercice 1810). En arpents, perches et pieds

 

         Maisons, bâtiments, cours, pavillons d'agréments – A : Les Franchises, 57 perches – B : Le Village, 1 arpent 49 perches 90 pieds

         Jardins : A : Les Franchises, 1 arpent 58 perches 50 pieds. – B : Le Village, 3 arpents 68 perches 30 pieds

         Terres Labourables : A : Les Franchises, 22 arpents 87 perches 20 pieds. – B : Le Village, 6 arpents 66 perches 50 pieds – C : La Justice 63 arpents 81 perches

         Terres plantées : A : Les Franchises, 7 arpents 10 perches 50 pieds – B : le Village, 1 arpent 37 perches 10 pieds. – C : La Justice, 90 perches 95 pieds

         Vignes : A : Les Franchises, 3 arpents 81 perches 35 pieds. - B. : Le Village, 71 perches 35 pieds. – C : La Justice, 4 arpents 15 perches 20 pieds

         Prés : - A : Les Franchises, 6 arpents 78 perches 45 pieds. - B. : Le Village, 6 arpents 5 perches 5 pieds

         Pâtures : - A. : Franchises, 13 perches 80 pieds. - B. : Le Village, 6 perches 45 pieds. – C : La Justice, 1 arpent 40 perches 75 pieds

         Bois   - A. : Franchises, 13 arpents 20 perches. – B : Le Village, 4 arpents 73 perches 5 pieds. – C : La Justice, 62 arpents 42 perches 40 pieds

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