Situation
de Villemoisson à la fin de l’ancien Régime.
Une dernière fois nous visitons Villemoisson en cette fin du
XVIIIe siècle, il a peu évolué depuis 1776, il y a vingt ans. Fallait-il ouvrir
ce nouvel article qui peut paraître assommant à certain ? Toutefois, pour
qui est passionné, il se trouve des détails supplémentaires intéressants.
Dès la prise de possession, en 1776, de ses seigneuries,
François Bénigne Bertier décide d’entreprendre de faire leurs
« foi-hommage » aveu et dénombrement selon la coutume de Paris. Mais
sans doute absorbé par la création de ses plans d’intendances, son allégeance
au président Fraguier, « à cause de sa seigneurie du Mée-les-Melun »,
reste à l’état de projet. Il faudra attendre dix ans pour qu’il les réalise.
Mars 1789. - Aveu et
dénombrement de la seigneurie de Villemoisson
Portant foy et hommage.
(Extraits)
« Haut et puissant seigneur, messire Louis Bénigne
François Bertier, chevalier, conseiller du roy en ses conseils, maître des
requêtes ordinaires de son hôtel, intendant de justice, police et finances de
la généralité de Paris, surintendant des finances de la maison de la reine,
seigneur de Sainte-Geneviève-de-Séquigny, Liers, Le Perray, Villemoisson,
Morsan et autres lieux. Demeurant à Paris, en son hôtel, rue de Vendôme,
paroisse Saint-Nicolas-des-Champs.
« S’est transporté avec les notaires, en l’hôtel de
messire Pierre Nicolas Florimond Fraguier, chevalier, conseiller du roy en ses
conseils, président de la Chambre des Comptes de Paris, conseiller honoraire en
la cour de Parlement, seigneur du Mez, près de Melun, les Blotins, Mardier,
Marais et autres lieux ; le dit hôtel sçis au dit Paris, rue des
Blancs-Manteaux, paroisse Saint-Merry.
« A l’effet de faire et porter au dit seigneur Fraguier
la foy, hommage et serment de fidélité, qu’il doit à cause de la dite
seigneurie du Mez-les-Melun de sa terre et seigneurie du dit Villemoisson. Sur
quoy, le dit seigneur Bertier, s’étant mis en devoir de vassal, en observant
les formalités prescrites par la coutume de Paris qui régie la dite seigneurie
du Mez-les-Melun, a dit déclaré qu’il faisoit et portoit la foy et hommage et
serment de fidélité.
« En qualité de seul et unique héritier de dame Louise
Bernarde Durey d’Harnoncourt, sa mère, épouse de haut et puissant seigneur,
messire Louis Jean Bertier de Sauvigny, conseiller d’Etat, son père.
« A laquelle dame de Sauvigny, la dite terre de
Villemoisson appartenoit en qualité d’héritière de monseigneur Pierre Durey
d’Harnoncourt, son père, receveur général des finances du comté de Bourgogne et
de dame Françoise de La Marque sa mère et du désistement de son frère Joseph
Marie Anne Durey de Morsan, écuyer. Par lequel acte de partage, a été abandonné
et délaissé à la dite dame de Sauvigny les terres des dits Sainte-Geneviève,
Liers, Villemoisson et dépendances.
« Et auquel monseigneur Pierre Durey d’Harnoncourt, la
dite terre de Villemoisson appartenoit au moyen de l’acquisition qu’il en avoit
faite de Michel Marie Noël Amelot, messire Antoine Joseph Crozat et dame Nicole
Catherine Marguerite Amelot son épouse, et messire Jean-Baptiste Michel Antoine
Amelot, chevalier, mineur, le Paris le 16 juillet 1763.
« Auxquels Amelot et Crozat, la dite terre appartenoit
comme héritiers de dame Marguerite Pélagie Danican leur mère, veuve de Michel
Charles Amelot, chevalier, marquis de Gournay, président du Parlement de Paris.
« A laquelle la dite seigneurie de Villemoisson lui
appartenoit au moyen de l’acquisition qu’elle en avoit faite les 22 et 24
février 1734 de Adrien Maurice duc de Noailles, pair de France, et de dame
Françoise Charlotte Daubigné son épouse.
« Et auxquels duc de Noailles et son épouse la dite
terre de Villemoisson appartenoit, par bénéfice d’inventaire de monseigneur
Emmanuel, marquis de Noailles son frère. Auquel Emmanuel la seigneurie de
Villemoisson appartenoit au moyen du délaissement par madame la maréchale de
Noailles sa mère et le duc de Noailles, son frère aîné, le 11 may 1710. Auquel
maréchal duc de Noailles, la terre de Villemoisson appartenoit, comme ayant été
délaissée par dame Louise Boyer, duchesse de Noailles sa mère, le 20 may 1681.
A la dite dame Boyer, la seigneurie appartenoit par l’échange qui en avoit été
fait par le duc de Noailles avec Antoine Boyer, les 10 juillet 1659 et 24 aoust
1662. La seigneurie et paroisse de Villemoisson-sur-Orge, consiste,
scavoir :
Chapitre 1er :
des droits féodaux.
« Droits de haute, moyenne et basse justice, de voyerie
et police, épaves, déshérences et confiscations, amandes et de tabellionnage en
l’étendue et sur les hôtes et justiciables possédants tant en fiefs qu’en
rotures de la terre et seigneurie, à l’exception du domaine utile et domaine
direct composant le fief de Beaumont, sur lequel fief le seigneur avouant n’a
que la haute justice, et au propriétaire du dit fief de Beaumont appartient la
moyenne et basse justice. Droit d’instituer bailly, procureur fiscal, greffier,
notaire tabellion, receveur des amandes, sergent, prisons, geôlier, droit de
fourches patibulaire. Les appellations de laquelle justice ressortissent au
Châtelet de Paris. Quand au civil, et à l’égard des matières criminelles au
Parlement de Paris.
« Droits honorifiques en l’église dans laquelle, le
seigneur avouant a droit de chapelle, de banc, de sépulture.
« Droits de banalité, de four, moulin à eau et
pressoir. Droit de chasse en toute l’étendue de la seigneurie à l’exception des
fiefs de Beaumont, des près d’Athis et prés de Louans, dans lesquels le
seigneur avouant, n’a le droit de chasse qu’en personne comme seigneur
dominant. Droits de pèches à toutes sortes de filets et engins en la rivière
d’Orge en toute l’étendue de la dite seigneurie, à la réserve d’une petite
étendue limitée de la dite rivière, ou le propriétaire du dit fief de Beaumont
a aussy le droit de pèche.
« Droits de mouvances féodales, de quint, de cens,
relief, rachat et relance féodale sur plusieurs fiefs et biens nobles. Droits
de cens et rente. Les dits cens portant lods et ventes, saisines et amendes
quand le cas y échoit sur les biens et héritages en roture composant le domaine
direct. Droits de quint deniers sur les biens nobles, et de lods et ventes sur
ceux en roture.
Chapitre 2 : des domaines
utiles.
Section 1ère. Composée du manoir principal ou ferme
seigneuriale, terres labourables, remises, prés, pâtures, friches, marnière,
rivière d’Orge et terre nouvellement en bois.
(Ne sont pas portés les
tenants et les aboutissants des articles qui suivent)
« Article 2 (plan 1er, n° 12). - L’ancien
château qui compose à présent la ferme seigneuriale, dans laquelle est la salle
d’audience de la justice et la prison. L’entrée du dit lieu ou ferme
seigneuriale est par une porte cochère à deux battants, petite porte sommière à
côté, grande cour murée, à ... cuisine à cheminée, chambre au bout, aussy à
cheminée, le tout planchayé ; chambre et grenier au-dessus, escalier en oeuvre
en forme de pavillon au-dessus duquel est un volet à pigeons. Au bout des dits
bâtiments sont un bûcher, une écurie, une vacherie et une bergerie, le tout
planchayé et grenier au-dessus. Au bout de la bergerie sont trois toits à porcs
en appentis. En retour est la grange à bled de cinq travées compris l’aire; au
bout de la grange se trouvent deux travers de hangars; à droite en entrant est
un petit bâtiment où loge un des gardes de Morsan. Tous les dits bâtiments
couverts de tuiles. Laiterie voûtée sous le jardin ci-aprés, à côté un petit
caveau. Au bout et à côté duquel lieu seigneurial est le jardin où clos
d’icelui, fermé de murs, dans lequel plusieurs arbres fruitiers à hautes tiges.
Le tout contenant 5 arpents 12 perches, sçitué sur la rue qui descend au moulin
(rue Saint-Laurent). Donné à cens et rente à Mr. le baron de Surbeck, François
Robine et Jean-Baptiste Dautier par trois actes séparés.
« Article 3, (plan 1er, n° 7 et 8). - Le moulin à eau
du dit Villemoisson avec ses roues, tournants et travaillants faisant farines,
construit sur le courant de la rivière d’Orge. Grande cour dont l’entrée est
par une porte cochère à deux battants; la dite cour fermée de murs. Logement du
meunier composé de cuisine à four et cheminée par bas, chambre à côté sans
cheminée; le tout planchayé, chambre et grenier au-dessus. Petit poulailler
sous l’appentis des dits bâtiments. A côté de la dite cuisine est la halle du
dit moulin où sont les moulants tournants et travaillants d’icelui; le tout
planchayé, grenier au-dessus. Vis à vis les dits bâtiments sont une écurie et une
vacherie planchayées, grenier au-dessus. Autres appendis, poulailler et
grenier, escalier hors oeuvre pour y monter ; en face de la porte d’entrée est
une grange de cinq travées compris l’aire. Au-dessus de la dite roue du dit
moulin est une salle par bas de trois travées planchayée, chambre et grenier
au-dessus, escalier en oeuvre pour y monter. Dans la cour il y a une laiterie
voûtée et cave ensuite. Le tout couvert de tuiles. Clos ou petit jardin
derrière les murs de la dite cour en forme de terrasse. Contenant avec l’ancien
étang et le réservoir des eaux du dit moulin, en totalité 2 arpents 19 perches.
Le tout donné à nouveau cens et rente par le seigneur avouant au dit François
Robine.
« Article 4, (Plan 1er, n° 4). - Un bas pré
dépendant du dit moulin, faisant isle, appelé le Pré-Haut, contenant 1 arpent
68 perches. Egalement donné à nouveau cens et rente au dit Robine.

Plan 1 du
terrier : château, ferme seigneuriale, le moulin
« Article 5. (Plan 1er, n°3). - Un clos dépendant de la
ferme seigneuriale, entouré de murs dans lequel il y a plusieurs arbres
fruitiers, scis au-dessus du dit moulin. Contenant 6 arpents 5 perches.
Egalement donné par le seigneur avouant à nouveau cens et rente, tant au dit
François Robine, qu’à Jean-Baptiste Dautier.
« Article 6. (Plan 1er, n°13 et 13A). - 33 arpents 91
perches de terres labourables appelés la Grande Pièce. Dans laquelle se trouve
enclavée de toutes parts une remise à gibier contenant 107 perches, sur le
chemin tendant de Villemoisson à Morsan. Donnés à nouveau cens et rente à Mr.
le baron de Surbeck, et au dit François Robine.
« Article 7. (Plan 1er, n°14). - 1 arpent 90 perches de
terre labourable au chantier de la Haye des Merisiers. Donné nouveau cens et
rente à Louis Beaufils.
« Article 8. (Plan 1er, n°20). - Un arpent 43 perches
de terre labourable au même chantier. Tenant sur les murs du parc du sieur
Sénéchal. Donné à cens et rente à François Petit, maréchal.
« Article 9. (Plan 1er, n°26). - 12 arpents 7 perches
et demie de terre labourable au chantier des Hautes Terres ou des Merisiers,
coupés par le chemin tendant de Montlhéry à Morsan. Donné à cens et rente à
François et Calixte Fortin, Jean-Baptiste Robin père et fils, Claude Leblanc,
Michel Dorger, Michel Allégot, Nicolas Boudineau, Michel Serouge, Michel
Rossignol, Nicolas Maisonneuve, Laurent Fleury, Pierre Petit, Jean Dubois fils,
Jean Mallet père, Jean-Baptiste Mary, Pierre Serouge fils, François Dorger et
Michel Leblanc.
« Article 10. (Plan 1er, n°27). - 7 arpents 46 perches
de terres labourables au chantier de la Porte aux Biches. Donnés à cens et
rentes à Jean Mallet fils, Jean Dubois père, Simon Dorger, Henry Postolle,
François Petit, Michel Leblanc et Claude Leblanc.
« Article 11. (Plan 1er, n°30). - 4 arpents 41 perches
de terre labourable proche le bois de la Saussaye, au chantier de la Justice.
Donnés à nouveau cens et rentes à Calixte et François Fortin, Michel Dorger,
Michel Alégot, Nicolas Boudineau, Jean-Baptiste Robin fils, Michel Serouge,
Michel Rossignol, Nicolas Maisonneuve, Laurent Fleury, Pierre Petit,
Jean-Baptiste Dubois fils, Jean Mallet père, Jean-Baptiste Mary et Pierre
Serouge.
„Article 12. (Plan 1er, n°30 bis). - 50 perches de terres
friches dans lesquelles sont plantées les fourches patibulaires de la haute moyenne
et basse justice au chantier des hautes terres. Données à nouveau cens et rente
à Jean-Baptiste Robin.
« Article 13. (Plan 1er, n°35). - 4 arpents 38 perches,
cy-devant en terres labourables, à présent plantés en bois taillis, chantier
dit la Fosse-à-Faire-Dodo, coupés par une nouvelle route cavalière, dite
l’allée des Chicomores. (Avenue du Bois)
« Article 14. (Plan 1er, n°41). - 1 arpent 90 perches
de terre labourable chantier de la justice ou de l’allée Chicomore (sycomore).
Donné à cens et rente au dit François Robine.
« Article 15. (Plan 1er, n°43 et 43A). - 8 arpents 86
perches de terre labourable, dans lesquels est une remise à gibiers, contenant
87 perches, au chantier des Merisiers, d’un long sur la rue Ferrant; d’autre sur le chemin tendant
de Montlhéry à Morsan. Donné à cens et rente à Pierre Petit, Denis Postolle,
Jean-Baptiste Boudineau, François Petit, Calixte Fortin, Jean-Baptiste Robin
fils, Michel Dorger, François Petit.
« Article 16. (Plan 2, n°37). - 5 arpents 8 perches et
demie de terre labourable au chantier de la Fosse-à-faire-dodo, tenant à la
nouvelle allée des Chicomores et d’autre sur le chemin tendant de Montlhéry à
morsan. Donné à cens et rente à Michel et François Dorger, Calixte et François
Fortin.
« Article 17. (Plan 2, n°39). - 10 arpents 44 perches
de terre labourable au chantier du Poirier Farinette. Tenant aux bois de la
Borne de l’Erable et au chemin tendant de Montlhéry à Morsan. Concédé à
Jean-Baptiste Mary, la veuve Jean-Baptiste Gilles, Charles Petit, René Hénault.
« Article 18. (Plan 2, n°125). - 4 arpents 46 perches
de terre labourable au chantier des Buis. Concédé à cens et rente à Etienne
Touillaux, Michel Hénault, Denis Dautier et Jean Fauve.
« Article 19. (Plan 2, n°153, 153A, 153B). - 145
perches de terre friches au chantier dit le Chemin de la Forest sur le chemin
tendant de Villemoisson à Montlhéry
« Article 20. (Plan 2, n°159). - 3 arpents 42 perches de terre friches ou
pâturages au même chantier.
« Article 21. (Plan 2, n°171). - Une pièce de mauvaise
terre employée en marnière, contenant 10 perches au lieu-dit le Breuil.
« Article 22. (Plan 2, n°89). - En l’étendue de la dite
seigneurie de Villemoisson, le seigneur avouant à la propriété de la rivière
d’Orge, faisant tourner le moulin, droits de pèche avec exceptions des
propriétaires riverains.
« Article 23. (Plan 2, n°79). - 3 arpents 58 perches de
pré en la prairie, tenants à la dite rivière d’Orge, concédés à cens et rente à
François Robine
« Revenant la totalité des articles composant la 1ère
section de chapitre 2 concernant les domaines utiles, à la quantité de 124
arpents 35 perches.
« Section 2
« Article 24 (plan ... n°243) - 22 arpents de bois
taillis en la forest de Séquigny appartenants au seigneur avouant, au moyen de
l’acquisition qui en fut faite par dame Louise Bernarde Durey

Plan 3 du
terrier : Bois de la Commission et du Machevillain
d’Harnoncourt, sa mère,
épouse du dit monseigneur Jean Louis Bertier de dame Marie Françoise Liger et
de demoiselle Marie Louise Liger, le 3 may 1774. Auquel feu sieur Nicolas Liger
les dits bois appartenoient comme faisant partie de l’adjudication à lui faite
le 3 juin 1761. De la nue propriété des biens saisis sur le sieur Joguet dit
Montville marchand amidonnier à la requeste, de Michelle Fournillon, veuve de
Pierre Coquentin, fermière à Maury, paroisse de Saint-Pierre de Peray, près
Corbeil, sous la charge d’usufruit des dits biens qui appartenoient à dame
Marie Chambre, épouse de François Jean Toussaint de la Justière, écuyer, sieur
du Coudray; elle auparavant veuve du sieur Christophe Joguet, son premier mari.
« Article 24 bis (plan ..., n°248). - 6 arpents 16
perches de bois taillis en la forest de Séquigny, dit de la Borne de l’Erable,
tenant aux bois du Fond-de-Calais et aux bois de l’Epine appartenant au dit
seigneur avouant et par lui tenus en censives de messieurs de la Couture
Sainte-Catherine à Paris. Acquis à titre de bail à rente par le seigneur
avouant avec déclaration de non réunion et de les posséder divisément de la
seigneurie de Villemoisson des religieux Minimes de Paris, le 31 janvier 1783.
« Section 3. Composée de trois fiefs qui jadis étoient
tenus et mouvants en plein fiefs de la seigneurie de Villemoisson, et qui y ont
été depuis réunis.
« Fief de la Commission. Article 25 (plan ... n° 240 en partie), composé de 16
arpents de bois taillis, qui sont coupés à leur extrémité par la Grande Route
Pavée de Sainte-Geneviève à Morsan (route de Corbeil) ; tenant d’un long aux bois
d’Ablon de la seigneurie de Morsan, d’un bout sur les anciennes franchises de
Morsan
« Fief de Machevillain. Article 26 (plan ... n° 224 en partie), composé
de 32 arpents 32 perches de bois taillis, faisant partie de 60 arpents 32
perches coupés par trois routes cavalières (dont celles du Prince) ; les 28
arpents restants sont tenus par le seigneur avouant et mouvants en plein fief
de madame de Bréhant à cause de sa seigneurie de Lormoy Saint-Michel. Tenant
aux bois de la Régale dépendants de Morsan, aux bois des Longs Foins et le bois
Pommier.
« Continuation du fief de Machevillain. Article 27
(plan ... n° 228 en partie). - 67 arpents 68 perches de bois taillis, faisant
partie de 151 arpents 20 perches de bois taillis. Tenus en plein fief à cause
de sa grosse Tour du Louvre; dont 35 arpents sont mouvants de Mr. Joly de
Fleury à cause de sa seigneurie de Grigny ; et les 30 arpents restants mouvants
de madame de Bréhant à cause de sa seigneurie de Lormoy Saint-Michel. Sur la
grande route pavée tendant du dit Sainte-Geneviève à Morsan. (Cette seconde
partie située sur Sainte-Geneviève-des-Bois)
« Fief de la Potence. Article 28 (plan ... n°227
bis).composé d’une pièce de bois taillis sur Villemoisson, contenant 14
arpents. Tenant aux terres friches et bois acquis par le seigneur avouant des
minimes de Paris, d’autre d’occident aux bois d’Ablon dépendants de la
seigneurie de Morsan. (Le dit fief de la Potence est depuis plus d’un siècle et
demi réuni à la dite terre et seigneurie de Villemoisson).
« Revenant les trois articles qui composent cette 2eme
section du chapitre 2 concernant, à 80 arpents arpentés comme il est cy-devant
dit; ce qui fait avec les 124 arpents 35 perches portés sur la première section
de présent chapitre la quantité de 204 arpents 35 perches de domaine utile de
la seigneurie de Villemoisson.
Chapitre 3 du domaine
direct.
« Article 29. - déclare le dit seigneur avouant, qu’à
cause de la seigneurie de Villemoisson, il lui appartient le droit de percevoir
par chacun an aux jours et feste Saint-Rémy, premier octobre, et Saint-Martin
d’hiver, 11 novembre, 4326 livres 15 sols 2 deniers oboles 1/3 et 1 pite de
cens et rente en argent; 1 poule 5 chapons et 59/144è d’autre, et 171 boisseaux
9/14è de froment de cens, surcens et rentes en natures. Les dits cens portant
lods et ventes au douzième denier, défauts, saisines et amendes quand le cas y
échoit, et les surcens et rentes payables chacun an à perpétuité sous peine de
tous dépens, dommages, intérêts; le tout dû par plusieurs et divers particuliers
tant du dit Villemoisson, qu’autres endroits circonvoisins et d’autres, sur
divers maisons et bâtiments, clos, jardins, moulin, terres, prés et vignes,
friches, pâtures, saussayes et autres héritages. Dont tous les noms des
censitaires et concessionnaires suivent :
1. - Michel Allégot, vigneron
à Morsan: 12 livres 8 sols 9 deniers, 2 boisseaux 5/6 de froment.
2. - Dominique Avard,
vigneron à Morangis: 2 livres 12 sols 5 deniers, 1/18e de chapon.
3. - Louis Beaufils, charron
à Morsan: 27 livres, 7 boisseaux 1/5e de
froment.
4. - Nicolas Bécasse,
journalier à Fleury: 2 livres 2 sols.
5. - M. de Blacque, avocat à
Paris: 3 livres 2 sols 4 deniers.
6. - Pierre Henry Boissicat,
vigneron au Ménil : 15 sols 5 deniers.
7. - Antoine Boudineau, laboureur
à Villemoisson: 12 livres 15 sols 8 deniers, 3/8e de chapon.

Plan 4 du terrier
(partie ouest de la Plaine
8. - Jean-Baptiste Boudineau
fils, vigneron à Morsan: 13 livres 6 sols 10 deniers, 3 boisseaux 4/5e de
froment.
9. - Nicolas Boudineau, fils,
vigneron à Morsan: 12 livres 7 sols 10 deniers, 2 boisseaux 4/5e de froment.
10. - Pierre Bredonceau,
journalier à Villemoisson: 4 livres 9 sols 3 deniers, 4/8è ½ de chapon.
11. - Jean-Baptiste Bricard,
vigneron à Epinay: 1 denier obole.
12. - Etienne Caille,
vigneron à Villemoisson et sa mère : 1 livre 5 sols 10 deniers obole.
13. - Louis Marin Caille,
vigneron au Breuil : 1 denier.
14. - Pierre Michel Caille,
vigneron au Breuil : 1 denier.
15. - Jean Charpentier,
vigneron à Villemoisson: 10 livres 2 sols 8 deniers, ¾ de chapon.
16. - Marie Thérèse
Champagne, veuve Jean-Baptiste Gilles : 36 livres 17 sols 6 deniers, 1 chapon,
7 boisseaux de froment.
17. - La veuve Julien
Charpentier, vigneron à Villemoisson: 13 sols.
18. - Nicolas Charpentier,
vigneron à Villemoisson: 1 livre 8 sols 7 deniers demi pite.
19. - MM. les Chartreux de
Paris : 4 sols 5 deniers.
20. - Madame la veuve Cochin,
conseiller d’Etat : 4 sols 2 deniers.
21. - Etienne Courson,
revendeur à Villemoisson : 2 livres obole 1/3 1/9e de chapon.
22. - M. le Bailly de
Crussol, demeurant à Paris : 26 livres 8 sols 10 deniers oboles.
23. - La cure
d’Epinay-sur-Orge : 1 sol 3 deniers.
24. - La cure de Villemoisson
: 1 sol: 8 deniers.
25. - Charles Darragon,
vigneron à Epinay : 1 denier obole.
26. - Claude Darragon,
vigneron à Epinay : 1 denier obole.
27. - La veuve de
Jean-Baptiste Darragon, vigneron à Epinay : 3 deniers
28. - Pierre vigneron à
Epinay : 1 sol 1 denier obole.
29. - Jean-Baptiste Dautier,
charretier à Villemoisson : 1 sol 1 denier obole.
30. - Denis Dautier, fermier
au Perray : 17 livres 15 sols 5 deniers, 4 boisseaux ½ de froment.
31. - François Dorger,
vigneron à Morsan : 22 livres 2 sols 4 deniers, 5 boisseaux 1/8è de froment.
32. - Michel Dorger, vigneron
à Morsan : 39 livres 8 sols 5 deniers, 9 boisseaux 7/8è de froment.
33. - Simon Dorger, vigneron
à Morsan: 11 livres 8 sols 2 boisseaux 6:8è de froment.
34. - Jean-Baptiste Dubois,
fils, vigneron à Morsan : 12 livres 5sols 2 deniers, 2 boisseaux 2/3 de froment.
35. - Jean-Baptiste Dubois,
père, vigneron à Morsan : 14 livres 17
sols, 2 boisseaux 5/8è de froment.
36. - François Michel Dupré,
vigneron à Villemoisson : 1 livre 17 sols 5 deniers obole.
37. - Charles Duval, vigneron
à Villemoisson : 5 sols 7 deniers 1/24e de chapon.
38. - Geneviève Duval, veuve
Jean-Baptiste Gallot de Sainte-Geneviève : 5 deniers.
39. - Henry Duval, laboureur
au Perray : 11 deniers.
40. - Jacques Duval, vigneron
au Breuil : 3 deniers obole.
41. - La fabrique
d’Epinay-sur-Orge : 3 sols 8 deniers.
42. - La fabrique de
Villemoisson: 8 sols.
43. - Jean Fauve,
garde-chasse à Sainte-Geneviève : 17 livres 4 sols 7 deniers obole, 4 boisseaux
3/8e de froment.
44. - Jean-Baptiste Ferret,
tonnelier à Villemoisson : 8 livres 7 sols 6 deniers.
45. - Elisabeth Fichet, femme
de Claude Avenard : 7 deniers obole.
46. - Honoré Fichet, tuteur
de ses enfants mineurs : 1 livre 11 sols 5 deniers obole.
47. - Laurent Jean-Baptiste
Fleury, vigneron à Morsan : 12 livres 3 sols 8 deniers, 2 boisseaux 2/3 de
froment.
48. - Calixte Fortin,
vigneron à Morsan : 37 livres 18 sols 4 deniers, 9 boisseaux .../... de froment.
49. - François Fortin,
vigneron à Morsan : 23 livres 12 sols 9 deniers, 5 boisseaux 4/8e de froment.
50. - Grançois Garry,
journalier à Villemoisson : 1 livre 3 sols 4 deniers.
51. - Louis Gillebert,
vigneron à Villemoisson : 2 livres 19 sols 11 deniers 1/8e de chapon.
52. - François Gilles,
vigneron à Villemoisson : 19 sols 8 deniers pite.
53. - Germain Girardeau,
journalier à Villemoisson : 5 sols 7 deniers, 1/24e de chapon.
54. - Marie Girardeau, fille
majeure à Villemoisson : 11 sols 5 deniers, 1/8e de poule.
55. - Michel Girardeau,
vigneron au Breuil : 1 livre 1 sol 8 deniers.
56. - Michel Girardeau,
vigneron à Villemoisson : 15 sols 2 deniers 2/8e de poule.
57. - Pierre Girardeau,
vigneron à Villemoisson : 11 sols 5 deniers 1/8e de poule.
58. - Jacques Guézard,
vigneron à Villiers : 2 deniers obole.
59. - Jacques Guézard,
vigneron à Villemoisson : 1 livre 3 sols 4 deniers.
60. - La veuve de Louis
Guézard, vigneron à Villiers : 2 deniers obole.
61. - René Hénault, vigneron
à Villemoisson : 44 livres 16 sols 11 deniers 7 boisseaux 5/8e ½ boisseau de
froment.
62. - Michel Hénault, garde
chasse à Sainte-Geneviève : 18 livres 1 sol 8 deniers obole, 4 boisseaux 5/8e
de froment.

Plan 5 du
terrier : le village
63. - M. Joly de Fleury,
président général du Parlement : 3 sols 10 deniers obole pite 1/2.
64. - Silvain Lafeuille,
vigneron à Villemoisson : 2 livres 3 sols 4 deniers.
65. - Jacques Larue,
journalier à Villemoisson : 5 sols 3 deniers obole pite.
66. - Louis Latteux, vigneron
à Villemoisson : 1 livre 11 sols 3 deniers.
67. - Les héritiers Pierre
Latteux, vignerons à Villemoisson : 5 livres 2 sols 10 deniers.
68. - Claude Leblanc,
vigneron à Morsan : 10 livres 16 sols 2 deniers, 2 boisseaux 4/6e de froment.
69. - Michel Leblanc,
vigneron à Morsan : 12 livres 3 sols 10 deniers obole, 2 boisseaux 7/8e de
froment.
70. - François Le Batteux,
journalier à Villemoisson : 1 livre 12 sols 2 deniers obole.
71. - Claude Lecocq, vigneron
à Leuville: 2 deniers.
72. - Les héritiers de Pierre
Limay, laboureur à Villemoisson : 10 livres 3 sols 8 deniers obole, ½ poule.
73. - Nicolas Maisonneuve,
vigneron à Morsan : 12 livres 4 sols 2 deniers, 2 boisseaux 4/6e de froment.
74. - François Malgon, maçon
à Villemoisson : 1 livre 4 sols 5 deniers.
75. - M. Mallet, procureur au
Châtelet de Paris : 14 sols 3 deniers obole.
76. - Jean Mallet, père,
vigneron à Morsan : 12 livres 13 sols 10 deniers 2 boisseaux 7/8e ½ de froment.
77 - Jean Mallet, fils,
vigneron à Morsan : 11 livres 8 sols 10 deniers, 2 boisseaux 7/8e de froment.
78. - Noël Marchand, vigneron
au Breuil : 1 livre 12 sols 10 deniers.
79. - Jean-Baptiste Mary,
père, vigneron à Morsan : 12 livres 6 sols 3 deniers, 2 boisseaux 6/8e de
froment.
80. - Jean-Baptiste Mary,
fils, vigneron à Villemoisson : 31 livres 9 deniers 7 boisseaux 7/8e de
froment.
81. - Sulpice Minier,
vigneron à Petit-Vaulx : 1 livre 6 sols 3 deniers.
82. - Louis Moison, vigneron
à Epinay : 7 deniers obole.
83. - Les héritiers M.
Nicolas Louis Paris, avocat : 7 sols 8 deniers.
84. - Siméon Louis Pelletier,
vigneron à Villemoisson : 15 livres 11 sols.
85. - Jean Louis Perpereau,
menuisier à Epinay : 1 denier.
86. - François Petit,
maréchal à Morsan : 19 livres 13 sols 5 boisseaux 3/8e de froment.
87. - François Petit,,
vigneron à Morsan : 26 livres 6 sols 4 deniers, 6 boisseaux 5/6è de froment.
88. - Pierre Petit, vigneron
à Morsan : 24 livres 8 sols 9 deniers, 6 boisseaux «3/6e ½ de froment.
89. - Charles Petit, vigneron
à Villemoisson et au Breuil : 30 livres 18 sols 7 deniers 1/24e de chapon, 7
boisseaux 6/8e de froment.
90. - Rémy Postolle, vigneron
à Morsan : 14 livres 5 deniers, 4 boisseaux de froment.
91. - Henry Postolle,
vigneron à Morsan : 11 livres 8 sols, 2 boisseaux 6/8è de froment.
92. - Michel Potet, vigneron
à Epinay :1 livre 10 sols pite.
93. - Claude Potet, vignereon
au Breuil : 3 deniers obole.
94. - Charles Quignot,
vigneron à Villemoisson : 1 livre 5 sols 1 denier.
95. - Claude Quignot,
vigneron à Epinay : 2 deniers obole.
96. - Claude Quignot, mari de
Françoise Caille : 1 denier.
97: - Marie Louise Quignot,
veuve de Marin Caille : 1 denier.
98. - Pierre Régnault,
vigneron à Epinay : 2 deniers obole.
99. - Jean-Baptiste Robin,
fils, vigneron à Morsan : 29 livres 11 sols 8 deniers, 8 boisseaux 2/8e de
froment
100. - Jean-Baptiste Robin,
père, vigneron à Morsan : 8 livres 18 sols 86deniers, 2 boisseaux1/8e de
froment.
101. - François Robine, meunier
à Villemoisson : 3040 livres 5 sols 2 chapons et 3 boisseaux de froment.
102. - Claude Roger, vigneron
à Petit-Vaulx : 2 deniers.
103. - Les heritiers de
Claude Roger vigneron à Villemoisson : 10 sols 6 deniers.
104. - François Roger,
vigneron à Ballainvilliers : 3 livres 11 sols 5 pite 1/2.
105. - Michel Rossignol,
garde chasse à Morsan : 12 livres 6 sols 5 deniers, 2 boisseaux 6/8e de
froment.
106. - François Saint-Lot,
vigneron à Villemoisson : 4 livres 3 sols 2 deniers pite.
107. - Jean Saint-Lot, journalier
à Villemoisson : 2 livres 2 sols 4 deniers.
108. - MM de Saint-Victor de
Paris : 1 sol 9 deniers pite. 1/2.
109. - M. Sénéchal, demeurant
à Paris : 3 livres 11 sols 11 deniers.
110. - Michel Serouge,
vigneron à Morsan : 12 livres 6 sols 5 deniers, 2 boisseaux 6/8e de froment.
111. - Pierre Serouge, fils,
vigneron à Morsan : 12 livres 7 sols 6 deniers, 2 boisseaux 4/5e de froment.
112. - M. le baron de
Surbeck, maréchal de camps : 58 livres.
113. - Lucien Taillefer, maçon
à Villemoisson : 4 livres12 sols 2 deniers obole.
114. - Nicolas Taillefer,
journalier à Villemoisson : 9 sols 10 deniers obole.

Plan 6 du
terrier : la Garenne
115. - Claude François
Thomas, vigneron à Villemoisson : 2 lmivres 1 sol 6 deniers obole.
116. - Marie Thomas, fille
majeure à Villemoisson : 2 livres 16 sols, 3/8è de chapon.
117. - Nicolas Thomas,
garde-chasse à Villemoisson : 1 livre 17 sols 2 deniers obole.
118. - Etienne Touillaux,
garde-chasse à Sainte-Geneviève : 17 livres 4 sols 7 deniers oboles, 4
boisseaux 3/8e de froment.
119. - Claude Vailleau, veuve
de Vincent Taillefer : 4 sols 1 denier obole.
« Total. En deniers : 4306 livres 15 sols 2 deniers
obole 1/3 et 1 pite. En nature : 1 poule, 5 chapons 52/144e et 176 boisseaux
9/40e de froment.
« Revenant la totalité des maisons, bâtiments, cours,
clos, jardins, remises, terres, prés, vignes, friches, pâtures et autres
héritages composant le dit domaine direct, à la quantité de 332 arpents 11
perches et 1/8e de perche, l
Chapitre 4. - Des fiefs
tenus et mouvants immédiatement du seigneur avouant et en arrière-fiefs de mon
dit seigneur le président Fraguier.
« A. - Fief de
Beaumont, autrefois fief Sanguin
et plus anciennement fief du Sauvage.
Article 30. - Le sus dit fief de Beaumont, cy devant du
Sanguin et anciennement fief Sauvage, est aujourd’huy divisé entre deux
propriétaires qui sont M. le Bailly de Crussol et M. Sénéchal, consiste :
« 1°) En l’hôtel seigneurial et principal manoir
d’iceluy fief sur la rue du moulin, composé de cuisine, office, salle à manger,
salle de compagnie, cabinets, vestibules, chambres à cheminées au-dessus,
greniers, caves, remises, logement de domestiques et de jardiniers, cour,
bûcher, grange, serre et grenier au-dessus. La majeure partie couverte en
tuiles et le reste en ardoises. Jardin en face du dit hôtel seigneurial,
distribué en parterres, boulingrins, allées d’ormes, terrasses et potager
au-dessous, fontaine d’eau jaillissante. Conduite en plomb donnant de l’eau
dans le principal manoir. A côté et au-dessus desdits jardin et potager est le
parc planté en bosquets de charmilles, pleins bois, ormes et allées qui
séparent le dit parc du jardin; auquel parc on communique par une double rampe
d’escalier en voûte traversant la rue qui sépare le parc d’avec le jardin. Le
dit parc ayant deux entrées : l’une par une porte cochère dans le village de
Villemoisson, l’autre par une grille de fer à l’extrémité du dit parc du côté
de Morsan. Le tout clos de murs. Contenant en totalité 20 arpents 7 perches et demie.
« 2°) Une petite maison servant de logement au
concierge et supplément de basse-cour, composée d’une cuisine, chambres,
greniers, remises, poulaillers et cour. Le tout clos de murs contenant 21
perches, assis sur le carrefour de Villemoisson
« 3°) Une autre maison composée d’écurie, étable, toits
à porcs, couverts en tuiles. Cour devant, colombier à pied, clos et jardin au
bas duquel est un petit canal servant d’abreuvoir, clos de murs de trois côtés
et le quatrième par la rivière, de l’autre côté de la dite rue pavée et en face
de l’entrée seigneuriale du dit Beaumont. Contenant en tout 7 arpents 49
perches, sçitués au dit Villemoisson
« 4°) 3 arpents 72 perches et demie de prés en appelés
le Pré Feuillet
« 5°) Un petit jardin, dans lequel est le réservoir des
eaux du dit hôtel de Beaumont, et dans lequel est aussi un petit bâtiment
servant de serre. Contenant le tout 3 perches.
« 6°) L’enclos de la ferme du dit fief de Beaumont,
composé d’une cour, bâtiments et logement du fermier: cuisine, chambres,
greniers, grange, écurie, bergerie, étable à vaches, toits à porcs,
poulaillers, hangars, remises et autres bâtiments couverts en tuiles, jardin et
clos de la dite ferme. Le tout fermé de murs contenant 1 arpent 38perches et
demie, sçitué au coin des carrefours du dit lieu.
« 7°) Un parc clos de murs de toutes parts, planté en
bois, appelé la Garenne où la Cholletière, au chantier des Franchises,
contenant 36 arpents 51 perches.
« 8°) 18 arpents 78 perches de terre labourable appelés
la pointe. Tenant du midy sur le chemin de Villemoisson au Breuil
« 9°) Une petite maison de jardinier, composée de
cuisine à cheminée, planchée, chambre et grenier dessus, couverte de tuiles,
cour devant jardin derrière. Le tout contenant 1 arpent 38 perches et demie,
sur la rue qui conduit à Morsan.
« 10°) Un clos contenant 26 arpents 3 perches tant en
terre labourable que pré, dont un côté sur la rivière.
« 11°) Une autre petite maison de jardinier, consistante
en cuisine par bas avec four et cheminée, planchayée, grenier dessus. Couverte
de chaumes. Cour devant, petit jardin au bord, contenant le tout 32 perches,
sur le carrefour du dit lieu.
« 12°) Un terrain ou il y avoit anciennement une
maison, contenant 31 perches, proche la maison et jardin de l’article
précédent.
« 13°) A cause du dit fief de Beaumont, la dite dame
Hérault est conservée dans le droit d’avoir un pressoir pour pressurer les vins
qu’elle peut recueillir personnellement sur les vignes qui pourraient être
plantées en l’étendue de son fief seulement, sans pouvoir pressurer les mars
des vins d’aucuns vassaux et habitants du dit Villemoisson.

Plan VII du
terrier : les Franchises
« 14°) Elle est pareillement conservée dans le droit de
pèche concurremment avec les seigneur et dame de Villemoisson, dans une partie
de la dite rivière d’Orge à prendre depuis l’encoignure du clos ou jardin
contenu en l’article 3 en remontant la dite rivière vers le hameau du Breuil
jusque vis-à-vis un petit bois taillis appelé l’Aulnette à Carré.
« 15°) La dite dame Hérault a droit de mettre un banc
fermé dans la chapelle de l’église de Villemoisson, à droite en entrant dans le
choeur pour elle, ses enfants et descendants.
« 16°) A cause du dit fief de Beaumont la dite dame
Hérault a droit de censive et rentes foncières et seigneuriales à prendre sur
les héritages sçitués en l’étendue de son dit fief de Beaumont et dues par ses
vassaux et censitaires, montant au total à 10 sols 3 deniers obole pite de cens
payables le jour Saint-Rémy, premier octobre; 12 poulets en nature de surcens,
et 98 livres de rentes foncières seigneuriales et non racheptables payables le
jour Saint-Martin d’hiver, 11 novembre.
« 17°) 4 sols de cens, 6 poulets de surcens et 35 livres
de rentes foncières seigneuriales dus par la veuve et héritiers de Jacques
Charpentier, vigneron au dit Villemoisson, à cause d’une petite maison,
bâtiments, cour et jardin et de 3 arpents 20 perches de terre, le tout sçitué,
sur la rue Ferrant. Et les 3 arpents 20 perches de terre scitués au dit terroir
de Villemoisson, lieu-dit la Parette.
« 18°) 4 sols 6 deniers de cens, 4 poulets de surcens
et 15 livres de rente dus par Thomas Ruelle, charretier à
« Villecouplé » à cause d’une pièce de terre en luzerne au dit lieu
de la Parette. Contenant 7 quartiers.
« 19°) 3 deniers de cens, 2 poulets de surcens et 8
livres 2 sols de rente foncière et seigneuriale dus par la veuve et héritiers
Pierre Charpentier, vigneron au pour raison d’une petite maison consistante en
cuisine ou il y a four et cheminée, planchéiée, et grenier dessus; étable et
toit à porcs, couverts en chaumes, cour commune devant, jardin derrière sous
partie duquel est une petite cour. Le tout contenant 25 perches sur la grande
rue du lieu.
« 20°) 4 livres de cens et rente foncière et
seigneuriale dus par Thomas Ruelle charretier à « Villecouplé » pour
raison d’une petite maison composée de cuisine ou il y a four et cheminée,
chambre à côté planchéiées et grenier dessus, étable à vache, toit à porcs et
poulaillers couverts en chaumes. Cour devant, jardin derrière dans lequel est
une cour et grange. Le tout contenant 45 perches sur la rue Ferrant.
« 21°) 1 sol 6 deniers obole pite de cens et 3 livres
de rente foncière et seigneuriale dus par Pierre Latteux, meunier, à prendre
sur de 2 arpents de terre au chantier de la Parette, dur la ruelle des
Fourneaux.
« 22°) 26 livres de cens et de rente foncière et
seigneuriale dus par Pierre Garry, vigneron à Saulx-les-Chartreux, pour raison
d’une maison composée de cuisine ou il y a four et cheminée planchéiée, grenier
dessus, cour devant et grange, le tout couvert en chaumes et petit jardin
derrière. Contenant le tout 29 perches, sur la grande rue du dit lieu.
« 23°) 7 livres de cens et rente foncière seigneuriale
dues par demoiselle Catherine Thérèse Bouillon, veuve de Louis Nicolas Mallet,
procureur au Châtelet de Paris, y demeurant rue de Grenelle Saint-Honoré,
paroisse Saint-Eustache, à cause et pour raison d’une maison anciennement
appelée le Collège, composée d’une petite cour, cuisine ou il y a four et
cheminée, deux autres cuisines à cheminées, planchéiées , grenier dessus,
grange, foulerie, petite laiterie, écurie, seconde grange, le tout couvert de
chaumes; Jardin derrière et au bout des dits bâtiments, clos de murs en partie,
contenant 55 perches, sçis sur la grande rue du dit Villemoisson. et non
rachetable.
« 24°) Sur tous lesquels hôtel seigneurial, maisons et
héritages cy-dessus déclarés et contenus au dit aveu et dénombrement de la dite
dame Hérault, elle a droit de moyenne et basse justice, profits et amendes
jusqu’à 3 livres 15 sols suivant la coutume de Paris, lods et ventes en cas de
mutations des biens relevant de son dit domaine à raison du douzième denier et
saisine quand le cas y échoit suivant la coutume de Paris.
« 25°) Pour l’exercice de laquelle moyenne et basse
justice, les propriétaires du dit fief de Beaumont, ont droit de nommer et
instituer les officiers nécessaires pour exercer comme prévôt, procureur
fiscal, greffier et sergent.
« 26°) Les appellations des sentences du dit prévôt de
Beaumont, tant au civil qu’au criminel, doivent être relevées par devant le
sieur bailly de Villemoisson à cause de la haute justice du dit lieu. Mais en
cas de matière criminelles dont les condamnations pourroient tendre à peines
effectives, où en une amende excédante 3 livres 15 sols, le prévôt du dit fief
de Beaumont n’en peut connoitre que jusqu’à la plainte, information et décret
seulement; et ensuite est tenu de renvoyer les dits procès, même les
prisonniers si aucuns étoient arrêtés et détenus dans les prisons de Beaumont,
par devant le dit sieur Bailly haut justicier du dit Villemoisson, et faire
conduire et transférer les dits prisonniers en prisons du dit Villemoisson.
« 27°) Et enfin pour l’exercice définitif de la dite
justice de Beaumont, et pour tout ce que dessus dit seulement, les
propriétaires du dit fief ont aussi le droit d’avoir auditoires et prisons au
rez-de-chaussée en l’étendue du dit fief de Beaumont et de commettre et
instituer geôlier pour la sûreté des dites prisons et la garde des prisonniers.
B. - Fief des prés
d’Athis.
« Article 31. - Fief sans aucun droit de justice,
consistant en 4 arpents 10 perches de prés sçitué en la prairie du dit
Villemoisson; communément appelés le fief des prés d’Athis, dont il y a eut 60
perches des dits prés qui ont été pris par ordres de Sa Majesté pour élargir le
grand chemin et chaussée pavée tendant du dit Villemoisson à Paris; et les 3
arpents restants du dit fief sont actuellement tenus et possédés, sçavoir :
« 1 arpent 82 perches par demoiselle Anne Françoise
Chodet, femme en seconde noces de Jean François Croulebois, marchand tuilier,
demeurant à Ris, et avant, et avant veuve de Pierre Duhamel, tuilier au dit
Ris, comme commune en biens avec le dit feu Duhamel son premier mari, et par
les enfants, tant majeurs que mineurs du dit feu Duhamel, comme héritiers
chacun pour 1/5è de leur dit père. Lequel avoit acquis les dits prés, pendant
sa communauté avec la dite Chodet, de Louis Chaimbault et Marie Jeanne Cressé
sa femme, à la charge de 80 livres de rente foncière non rachetable envers
Jean-Baptiste Dutillet, chevalier, seigneur d’Athis, le 17 juillet 1735.
Auxquels Chaimbault et sa femme les dits prés appartenoient comme les ayant
acquis de sieur Dutillet, à la charge des dites 80 livres de rente, par contrat
12 avril 1745. Depuis lesquelles acquisitions, le dit Croulebois comme ayant la
cause de la dite Chodet, sa femme exerçant conjointement avec elle la tutelle
des mineurs de sa dite femme et du dit feu Duhamel son premier mari, En fait la
foy, hommage, serment de fidélité, et fourni aveu et dénombrement à mes dits
sieur et dame de Sauvigny, comme seigneurs dominants
« Et l’arpent restant des dits prés du fief d’Athis
sçitués prés le moulin, tenant moulin et réservoir des eaux du moulin, un bras
de la rivière d’Orge entre deux. Appartient au sieur Nicolas Bourelier,
gentilhomme de la Grande Fauconnerie de France, demeurant à Athis, comme les
ayant acquis de sieur Eustache de Faverolle, conseiller du roy, correcteur de
sa chambre des comptes, et dame Claude Catherine Barbier de Courcenne, son
épouse, le 7 avril 1747.
C. - Fief de Louans.
« Article 32. - Relève de Bertier en plein fief, foy et
hommage, retrait féodal, quint denier, relief, rachat et tous autres droits et
devoirs portés par la coutume de Paris, sans justice. Consistant en 82 perches
et demie de bas prés proche la chaussée ou grand chemin pavé tendant du dit
Villemoisson à Paris et tenant sur la rivière d’Orge et d’autre à un bras de la
dite rivière appelé la Morte-Eau ou la Boële d’Athis. Le dit fief de Louans
appartenant aux ayant causes de feu M. Cochin (seigneur d’Epinay), conseiller
d’Etat, et avant Mr. Cochin à Mr. André Germain, écuyer, huissier honoraire au
conseil d’Etat du roy, demeurant à Paris, rue Saint-Benoist, paroisse
Saint-Sulpice. Lequel sieur Germain en a fait et porté la foy et hommage, et
rendu son aveu et dénombrement le 5 octobre 1768
D. - Fief de la Motte.
« Article 33. - Relève en plein fief, foy et hommage,
retrait féodal, quint relief, rachat et tous autres droits et devoirs portés
par la coutume de Paris. Fief sçitué en la paroisse de Savigny-sur-Orge appelé
le fief de la Motte, actuellement possédé par Mr. le marquis du Luc, brigadier
des armées du roy, demeurant à Paris, rue Saint Dominique, paroisse
Saint-Sulpice. Et lequel fief de la Motte consiste suivant l’aveu du 26 juillet
1782 en ce qui suit, sçavoir :
« 1°) Cinq quartiers de terre, partie de 2 arpents qui
forment l’avant-cour du château, sur lesquels 5 quartiers sont construits un
pavillon à deux étages, composé au rez-de-chaussée d’une audience, cabinet à
côté, une cuisine y tenante; au premier de deux chambre à feu et cabinet; et au
second pareillement deux chambres à feu et cabinet. Plusieurs écuries, granges
et pressoir. Et un autre pavillon composé d’une cuisine, salle, cabinet et deux
chambres dessus, avec une porte cochère donnant sur le maille en face du
château, étant entre ce dernier pavillon et le pressoir. Tenant iceux 5
quartiers à l’église au mail, au pont et aux fossés du château et d’autre bout
au mail ou champ de foire.
« 2°) L’ancien manoir du dit fief, étant actuellement
en pré, contenant 3 arpents et demy.
« 3°) Une autre pièce, contenant 1 arpent 4 perches 2/3
de terre, au chantier du Viel Moutier. Tenant d’un côté à demoiselle Louise
Angélique Gervais, et aux religieux de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle d’Orléans,
et d’autre bout à Nicolas Moutier
« 4°) Une pièce contenant 2 arpents 3 perches de terre,
assise au même lieu, sur le chemin allant du dit Savigny à l’ancien cimetière
Saint-Martin.
« 5°) Enfin, en 8 livres 18 sols 5 deniers de cens
portant profits de lods et ventes, défaut, saisines et amendes, à prendre et
percevoir sur 106 arpents 66 perches dont 1 arpent 74 perches ¾ est chargé de 4
livres 13 sols 4 deniers de surcens et rente seigneuriale. Le tout possédé par
plusieurs censitaires. Sur tous lesquels héritages, le seigneur marquis du Luc
a droit de justice foncière et de banalité à son pressoir, ou tous les dits
censitaires sont obligés de venir pressurer les raisins qui proviennent de
leurs vignes, et de payer la cinquième partie du vin qui en sort suivant les
titres et la possession du dit seigneur, droits de lods et de ventes, défauts,
saisines et amendes quand le cas y échoit, suivant les titres et la coutume de
Paris.
« Le sus dit fief de la Motte faisant partie de la
terre de Savigny, appartenant au dit seigneur marquis du Luc, comme fils et
héritier unique de M. le comte du Luc son père, lieutenant général des armées
du roy; auquel seigneur comte du Luc, le dit fief de la Motte appartenoit de
Mr. du Luc aussi lieutenant général des armées du roi son père. Auquel la dite
terre de Savigny et dépendances appartenoient au moyen de la donation qui lui
en avoit été faite par Mgr. Jean de Vins, marquis de Vins, suivant son
testament du 26 juin 1729.
« Lequel marquis de Vins étoit propriétaire de la dite
terre, sçavoir: de 3/8e dans les biens nobles et d’un tiers et 4/7e dans les
biens roturiers, comme héritier par représentation de son père, de dame
Marguerite Dagoust, épouse de Hubert de Vins, sa bisaïeule, qui étoit héritière
pour pareilles parts et portions de Jeanne de Vesc, épouse de François Dagoust,
comte du Sault, sa mère.
« A laquelle dite Jeanne de Vesc, la totalité de la
dite terre de Savigny appartenoit, comme étant devenue héritière de Fleury de
Vesc son frère, issu de Jean de Vesc, et celui-ci de Charles de Vesc qui étoit
fils et unique héritier d’Etienne de Vesc et d’Anne Lecourtois, décédé en 1501
le 13 janvier.
« Et les autres portions de la dite terre, comme s’en
étant fait envoyer en possession par arrêt du grand conseil du 10 février 1684
pour le remplir des jouissances dans les parts et portions qui lui
appartenoient et dont les comtes de la Baume Montrevel ont jouit depuis la mort
de la dite Jeanne de Vesc, dont la maison de la Baume Montrevel étoit également
devenue héritière comme issue de Jeanne Dagoust, petite fille de la dite Jeanne
de Vesc, décédée en 1561.
« Article 32 etc. - Déclare mon dit seigneur Bertier,
qu’à cause de la dite seigneurie de Villemoisson, il a le droit d’avoir en son
hôtel du dit lieu, un pressoir banal pour tous les habitants et autres qui ont
et possèdent des vignes en l’étendue du territoire du dit Villemoisson;
lesquels sont tenus et obligés de venir pressurer les mars des vins qu’ils
recueillent en l’étendue du dit territoire et de payer pour le droit
seigneurial, le cinquième seau des vins provenant des dits pressurages. Le tout
à peine de 3 livres 15 sols d’amende par chaque défaillant, et de tous dépens,
dommages et intérêts. Avoir droit de four et de moulin banal. »
Note
Nous possédons le cueilloir de Villemoisson. (1785),
comprenant 129 articles qui sont un relevé de toutes formes d’impôts sur les
propriétés de Villemoisson tenues par les habitants et ceux des seigneuries
extérieures.