Au temps des Barbeau

(1508 – 1596)

 

 

 

 

         C’est la fin de l’aventure italienne. Se sont les guerres de religion ; elles ne semblent pas avoir affecté Villemoisson, du moins, rien n’apparaît dans les textes, nous savons pourtant qu’elles ont sévit dans la région ; le village a peut-être profité de son isolement. Six rois règnent sur la France : François 1er (1515- 1547), Henri II (1547 – 1559), François II (1559 – 1560), Charles IX (1560 – 1574), Henri III (1574 – 1589), l’arrivée des Bourbons avec Henri IV.

         C’est le temps des Barbeau, Henri : (1508 – 1536), Claude (1536 – 1543), René (1543 – 1587) et Madeleine mariée à Louis de la Ferté (1587 – 1596). Nous ignorons l'origine de cette famille. Dans l’armorial on trouve les armes des Barbeau en Bourgogne : d’argent à trois roses mal ordonnées de gueule coupé de gueule à deux barbeaux posés en chevron d’or.

         Nous avons relevé un nommé Barbeau dans l’aveu et dénombrement de la seigneurie de Villemoisson rendu le 9 juin 1462. En marge un écrit postérieur est ainsi rédigé : « Aveu et dénombrement donné par Guy Barbeau, seigneur de Villemoisson à Louis de Melun. Dans ce texte nous voyons aussi Guy Barbeau seigneur de Fontenay. Les Barbeau semblent peut-être avoir été depuis longtemps seigneurs dans la région, tandis que Guy de Giresmes était seigneur de Villemoisson. Enfin, Henry Barbeau épouse Laurette Fourquault, héritière de la famille des précédents seigneurs. De façon certaine, Henri Barbeau avec cette alliance inaugure le règne des Barbeau sur Villemoisson pendant près d’un siècle.

 

 

Henri Barbeau (1508 – 1536)

         Chaque succession seigneuriale amène le nouveau seigneur à rendre foi et hommage, aveu et dénombrement au seigneur dont il est le vassal. Le 24 décembre 1509, Henri Barbeau rend aveu de Villemoisson à la veuve de Michel de Champront. Il est identique à celui de 1506.

         Aussitôt la prise de possession de la seigneurie de Villemoisson, Henri Barbeau s’assure de sa souveraineté sur le bois du fief de Machevillain (aujourd’hui le « Parc Beauséjour à Morsang). Il y fait faire un arpentage le 4 janvier 1508, suivi d’une saisie féodale faute de devoirs seigneuriaux (11 et 13 décembre 1508). En conséquence le 29 novembre 1509, sans doute après quelques démêlés, la famille Poignant Viol propriétaire de ce fief s’acquitte en rendant foi de 50 arpents de bois sis entre ceux de Dreux Bude, Jehan Paulmier, Dufrenoy, Charles de Mauregard, l’Hôtel Dieu de Paris et les friches de Morsang. Cet acte de foi et hommage est renouvelé par Pierre Viole le 3 mars 1525.

         Dans le même temps le seigneur de Villemoisson fait allégeance, le 14 février 1513, à Jacques Allegrin seigneur de Launay (Saint-Michel) pour une pièce de bois que ce dernier lui a saisie.

         Le 17 janvier 1522, Jehan Hesselin, seigneur de Viry-Châtillon, et sa femme Marguerite Pied de Fer font allégeance à Henri Barbeau pour des prés sis à Villemoisson. Il est intéressant de remarquer le nom d’Hesselin qui s’apparente à celui de Perrette Hesselin femme de Christophe Fourquaut dont elle fut peut être issue de cette famille. On verra, en 1551 et 1565, Marguerite Hesselin, veuve Pierre Briconnet se signaler pour la même raison

         Henri Barbeau suit durant toute sa vie une politique d’acquissions et de confirmations de biens : bois, terres, et vignes tant à Villemoisson, à Epinay qu’au Breuil. Nous trouvons une suite de baux et rentes accordés à différents particuliers : Pierre Selourge ; Madeleine Desboullais ; Colas Hubert ; Jehan, Antoine et Claude Bourrache ; Jehan Aubery ; Jehan Le Vacher ; Jehan Gerbault ; Jehan Nestrier ; Simon Caille ; Jehan Danoux-le-Jeune du Breuil ; Antoine Bourgault ; Régnault Dunel ; Jehan Hévron-le-Jeune du Breuil ; le meunier Jehan Nyau aussi du Breuil ; Noël Deschamps tisserand encore du Breuil. (Les Franchises ne sont pas signalées, peut-être qu’à l’époque faisaient-elles partie du Breuil).

         Nous remarquons à Villemoisson un nommé Chantecler, famille importante de Morsang représentant sur place l’autorité de l’abbaye de Saint-Magloire dont dépend cette seigneurie. Dans ces actes les masures ont presque disparues, on y constate toujours la subsistance d’un pourpris.

§

         Le 23 octobre 1521. – « Déclaration faite par Perrine Perrault, femme de Pierre Prévôt, tant pour elle que pour Jehan et Lorette Payen ses enfants mineurs ; et Denis Gousseron à cause de Marion Payen, sa femme, demeurant tous à Thorigny et l'autre à Grigny, au profit de Henry Barbeau, d'une maison et jardin sis au-dessus de la maison des héritiers feu Thomas Ferrant. (Rue Ferrande)

         Le 30 janvier 1524. – « Acquisition faite par Henry Barbeau de Jehan Bourache et Xainte Bonnard sa femme de 10 sols parisis de rente annuelle et perpétuelle à prendre sur une maison, cour, jardin et un quartier de terre sis devant la dite maison.

         Le 30 janvier 1524. – « Déclaration par Colas Hubert, au profit de Henry Barbeau, de 10 sols parisis de rente et 8 sols 6 deniers de cens à prendre sur une maison, cour, jardin et un quartier de terre sis derrière la dite maison. Tenant d'une part à Jehan de la Lande, d'autre part à Jehan Bourache; d'un bout au dit Colas Hubert et d'autre bout au dit Bourache et sa femme ». Ces trois propriétés sont mitoyennes à Jehan de la Lande.

         Nous trouvons des actes au profit de Claude Barbeau, toutefois Henry est toujours seigneur de Villemoisson.

         Ainsi par un acte du 25 février 1524, c’est une acquisition par Claude Barbeau de Jehan Gilloque et Durande Huvau sa femme, des deux tiers des masures, cour, puits et jardin, contenant deux arpents et demi où environ, entre le chemin de Villemoisson à Morsang, et celui qui tend du moulin à l'église (rue Saint-Laurent)

         Le 15 novembre 1525. – Acquisition faite par Claude Barbeau, de Michel Landry, tant en son nom que comme procureur de Perrine Rogier, veuve de feu Jehan Landry, sa mère, d'une maison couverte de chaume, cour, jardin, sur le chemin de l’église au moulin.

         Le 22 juillet 1525. – Un bail à rente fait par Antoine de Jancourt et Perrette Huignan sa femme, au profit Jehan Tourtereau, consistant en une maison, cour et jardin. Puis le 14 avril 1526, c’est l’acquisition par Claude Barbeau, de Antoine de Jancourt, fondé de procuration de Perrette Huignan sa femme, demeurant à « Brenon l'Archevêque », de 24 sols parisis de rente annuelle et perpétuelle, payable par chacun an, à prendre sur la tierce partie d'une masure, cour et jardin, appartenant de présent à Jehan Tourtereau. Tenant à maître Estienne d'Estas et Nicole Turquaut sa femme, au chemin tendant de Villemoisson à Morsang, et au chemin descendant au moulin.

         Le 13 janvier 1531. – Acquisition faite par Henry Barbeau, seigneur de Villemoisson, de Simon Chantecler et Marion sa femme, d'une maison, grange, cour et jardin tenant à la rue tendant de Villemoisson à Montlhéry. (Chantecler situé sur la rue Ferrande et le chemin de Villemoisson à Montlhéry, côté Est de la rue Guy Moquet).

         Henri Barbeau décède vers 1536, Laurette Fourquaut, sa veuve, fait une fondation pour une messe basse tous les vendredis en l’église de Villemoisson, moyennant 12 sols 10 deniers de rente à percevoir sur Pierre de Chevreuse, marchand bourgeois et Geneviève Guérond, sa femme, demeurant à Paris place Maubert.

 

 

Claude Barbeau (1536- 1546)

         Avec l’avènement de Claude Barbeau, le 25 octobre 1536, nouvel aveu et dénombrement qui va nous permettre de faire le point sur le nouveau visage de Villemoisson.

         Aveu rendu à damoiselle Catherine de Champrond, veuve de messire Lambert Mesgret (Maigret), dame du Mée-les-Melun, par Laurette Fourquault, veuve de messire Henry Barbeau et Claude Barbeau son fils aîné de la terre et seigneurie de Villemoisson-sur-Orge, consistant :

         1°) En un hôtel et manoir seigneurial, cour, granges, étables, bergeries, jardin et autres dépendances, le tout clos de murs, contenant 6 à 7 arpents où environ.

         2°) Plusieurs masures et jardins contenant 2 arpents 1/2 ou environ au-dessous du manoir seigneurial, tenant d'une part à la rue tendant du dit lieu au moulin (rue Saint-Laurent), d'autre à maître Estienne d'Estas; d'un bout par haut à la rue tendant de l'église de Villemoisson à Morsan ». Ces masures semblent être une survivance d’un « pourpris » situé sous le manoir.

         3°) Un moulin sur la rivière d'Orge, consistant en plusieurs corps de bâtiments avec jardin derrière contenant 125 perches où environ. Tenant à la rue tendant du dit moulin au pont de Villemoisson; d'un bout à la grange dépendante du dit moulin.

         Suit une liste de différentes terres : … (1)

         Villemoisson comprend plusieurs fiefs dans sa mouvance, arrière-fiefs de la seigneurie du Mée-lez-Melun.

         43°) Un fief appelé le « Fief de la Motte de Savigny », consistant en prairies, fossés, saulsayes, rivière, censive et autres droits et dépendances, avec la justice foncière, droits de forage et rouage.

         44°) Un autre fief enclavé dans la justice et seigneurie du dit Villemoisson, consistant en maison, grange, étables, cour, jardins, terres, prés, héritages, uns et autres droits en dépendants. (C’est le fief du régisseur passé de Pierre Turquaut à Etienne Destas. Comprenant le terrain du futur château de Villemoisson et plusieurs maisons).

         45°) Un autre fief consistant en 32 arpents où environ de bois, nommé la forêt de Villemoisson. Tenant d’une part et aboutissant d’un bout à la dite terre et seigneurie de Villemoisson, d’autre part aux terres appelée l’Aulnoye Goyard, et d’autre bout au chemin  de Montlhéry et aux terres du Perray.

         46°) Un autre fief situé en Séquigny, justice et seigneurie de Villemoisson, contenant 26 arpents où environ de bois. Tenant d’une part et d’autre à la dite terre et seigneurie de Villemoisson ; d’un bout aux terres du dit Destas, d’autre à l’Hôtel-Dieu de Paris et au dit Destas

         47°) Un autre fief consistant en 50 arpents de bois où environ, sis en la forêt de Séquigny au lieu-dit Machevillain, tenant d’une part aux héritiers ou ayant cause de messire Dreux Bude, et à messire Jehan Paulmier, d’autre aux représentants du sieur Jehan Dufresnoy et aux héritiers et ayant cause de messire Charles de Mauregard ; d’un bout par haut à l’Hôtel-Dieu, d’autre par bas aux friches de Morsang.

         Deux près :

         48°) Un pré sis au dit Villemoisson, au-dessous du moulin du dit lieu.

         49°) Et finalement un autre pré vis à vis le dit moulin, le long de la saulsaye des dits avouant, un fossé entre deux.

         Ce dénombrement est identique à celui de 1509 et par conséquent de 1506.

 

         Suivent différentes déclarations :

         Le 17 mars 1540. –Déclaration faite par Guillaume Gatineau et Chardin Prévot, au profit de Claude Barbeau de 2 maisons, contenant chacune deux travées, cour, jardin et terre derrière. Le tout contenant 2 arpents où environ, tenant à la rue tendant du carrefour où est le carcan au bois de Secquigny (rue Guy Moquet).

         Le 15 décembre1541, - Deux déclarations. L’une faite par Jacqueline Lesbahy, veuve de Pierre Turquaut au profit de Claude Barbeau, de la moitié d'une maison, cour et jardin, contenant 3 quartiers ou environ. L’autre faite par Estienne d'Estas et Nicole Turquaut sa femme, toujours au profit de Claude Barbeau, d'un pourpris de masures, cour, jardin, puits, grange, estables au lieu seigneurial de Villemoisson. (Ces masures sont d’un « pourpris » situé sous le manoir).

         Le 17 juillet 1542. – Déclaration faite par Simon Dunois, Jehan Fougeron et Colas Dunois, laboureurs demeurant au Plessis le Comte, au Breuil et à Villemoisson, tant en leurs noms, que les dits Fougeron et Colas Dunois comme tuteurs de Marc Dunois, fils mineur de feu Régnault Dunois, aussi laboureur demeurant à Villemoisson, au profit de messire Claude Barbeau. D'une maison, cour et jardin derrière contenant 3 quartiers ou environ, tenant à la grande rue tendant du dit Villemoisson au Breuil. (Le long de l’avenue Guy Moquet)

         A partir de 1542, nous voyons signifié un notaire au bailliage de Villemoisson. Le 31 mars 1543. Déclaration passée devant Potin, notaire au bailliage de Villemoisson, faite par Simon Chantecler et Marion Ferrant sa femme, au profit de Claude Barbeau, seigneur de Villemoisson, d'une maison, estable joignant icelle, grange, jardin et deux tiers de la cour étant devant la dite maison. Tenant d'une part à Jehan Gastineau le Jeune, d'autre a la rue tendant du carrefour où est assis le carcan de la justice. (Nous constatons la succession de Thomas Ferrand signalé en 1480. Simon Chantecler a pris sa place en épousant Marion Ferrant)

 

Le fief appelé de Beaumont, parfois le Sanguin.

         Le 15 décembre. 1545. – « Foi et hommage portant aveu et dénombrement rendu par Estienne Destas (régisseur) et Nicole Turquaut sa femme, fille et héritière de feu Pierre Turquaut, à Claude Barbeau seigneur de Villemoisson, d'un fief suivant l'aveu et dénombrement qui a été fait et rendu le 15 décembre 1541 par maître Pierre Destas, avocat en Parlement au sieur Claude Barbeau, aussi avocat en Parlement. Consistant entre autres en :

         « Une maison, grange, estable, cour et jardin derrière le lieu, tenant d'une part au chemin qui tend de l'église du dit lieu au carrefour où est le carcan ou poteau de la justice; d'autre à un autre chemin descendant du moulin de Villemoisson à la rivière d'Orge; aboutissant d'un bout à la rue du carrefour, d'autre bout derrière l'église à un jardin où terre vulgairement appelé Les ouches. Ledit jardin où terre appelé les Ouches contenant 4 arpents où environ, tenant d'une part au dit chemin tendant de l'église du dit lieu au dit carrefour ou est le poteau, et d'autre par bas au chemin du moulin; aboutissant d'un bout aux jardin et terres du presbytère, d'autre bout au jardin de la dite maison ». (Cet ensemble, correspond à la surface de terrain où est actuellement le château de Villemoisson. Le propriétaire de ce fief avait autorité sur les premières maisons du village excepté le manoir seigneurial et le moulin. Ainsi sur…)

         a) « Une maison couverte de chaume, cour et jardin que tenoit Guillaume Cramoizet assise à la Pelleterie. Tenant d'une part au dit sieur Pierre Chantecler, d'autre part et aboutissant d'un bout au chemin de Villemoisson à Morsan. (Futur clos Beaumont)

         b) « Deux masures et cour que tenoit feu Noëlle Bonnesse. Tenant d'une part au chemin tendant du carrefour où est le poteau ou carcan, au carrefour de l'Orme et au Perray, d'autre part au jardin derrière; aboutissant d'un bout au dit jardin, d'autre bout au dit chemin descendant du dit carrefour du poteau où carcan à la rivière.

         c) « Une maison, cour estable en icelle que tient de présent Denis Brunet. Tenant d'une part au jardin étant derrière la dite maison, d'autre part du dit chemin tendant du carrefour où est le dit poteau, ou carcan, au dit carrefour de l'Orme; aboutissant d'un bout au dit jardin, d'autre bout au jardin que de présent occupent les enfants de feu Noël Bonnesse

         d) « Une maison et masure que tient à présent Simon Caille. Tenant d'une part au Jardin que tenoit le dit défunt Noël Bonnesse, d'autre part à la cour des hoirs feu Colas Vaujan; aboutissant d'un bout au jardin de la maison, et d'autre bout à la grande rue du carrefour de l'Orme.

         e) « Une maison que tenoit feu Jehan Mardy avec la cour. Tenant d'une part au jardin de feu Noël Bonnesse, d'autre par derrière au dit Destas et sa femme; aboutissant d'un bout au chemin qui tend au pont et au moulin du dit lieu de Villemoisson, d'autre bout aux dits Destas et sa femme ».

         (De ce qui précède il ressort deux carrefours : celui du carcan à l’angle de la rue Ferrande et de l’avenue Guy Moquet, et le carrefour de l’Orme. Nous lirons plus loin « Les Ouches, appelé le Carrefour de l’Orme. »

 

Le carrefour du Carcan, rarement appelé carrefour de la Fontaine (représentée par le portillon noir masquant un écoulement d’eau) En face de la maison, autrefois le carcan justicier, collier de fer qui servait à attacher les délinquants pour les exposer.

 

         Laurette Fourquaut étant décédée en 1539 ou 1540, son fils Claude la suivit de très près dans la tombe puisque sa femme Marie Lepicart est qualifiée de veuve en 1546. Cette année là, souffrance est accordée aux enfants mineurs de Claude Barbeau, par Jehan Maigret, au nom et comme tuteur des enfants mineurs de Lambert Maigret et Catherine de Champront, seigneur et dame du Mée-lez-Melun. Pour raison de la foi et hommage due par les mineurs Barbeau

         Le 16 décembre 1546, Marie Le Picart, veuve de Claude Barbeau, avocat au parlement, donne à Balthazar Sasquespée, praticien en cour laïc à Saint-Germain-des-Prés, une ferme à Argenteuil, appelée la Grande-Maison avec 53 arpents de terres et 2 arpents de vigne, en considération des services qu'il a faits au défunt Claude Barbeau, son mari, pendant douze ans, dont neuf du vivant de son mari et pendant trois années après, conduisant les affaires de la dite veuve comme il l'a fait jusqu'à présent, à la charge de livrer chaque année à l'hôtel de la dite dame 7 setiers et demi de grains et la moitié du vin récolté et de solliciter gratuitement ses procès et affaires.

         Claude Barbeau laisse donc des enfants très jeunes puisqu'ils seront encore qualifiés sur divers titres, de mineurs jusque vers 1560. Ils se nomment René, Jeanne et Renée, ils ont d'abord comme tuteur Henri de la Chapelle, conseiller du roi, mari de Jeanne Barbeau.

         Henri de la Chapelle apparaît pour la première fois le propriétaire d’un fief qui porte son « La Chapelle », fief sans doute créé en épousant la fille du seigneur de Villemoisson ; ce fief deviendra le domaine du « Vieux-Logis ».

 

 

René Barbeau. (1543 – 1587)

         En 1559, René Barbeau, écuyer, rend foi et hommage à Antoine Maigret seigneur du Mée pour la terre et seigneurie de Villemoisson ; en 1561, devenu majeur, n’étant plus sous tutelle, il n’est plus écuyer mais seigneur. Il entreprend la mise à jour du terrier de Villemoisson, ainsi le document suivant :

         Nous trouvons un extrait du livre « des cens sur paroles des particuliers possesseurs des héritages au village de Villemoisson ». Commencé le 1er octobre 1563, ce livre censier commence par ces mots : « Le nom de Dieu soit béni actuellement amen, jour de Saint-Rémy, premier jour du mois d'octobre de l'an de Grâce 1563 ». Le livre contient 232 feuillets. Il est spécifié des maisons couvertes de chaume sans doute par opposition à l’apparition de maisons couvertures de tuiles.

         A deux exceptions près se sont des déclarations faites par …

         1563. - 1er octobre, par Noël Boulet d'un espace et demi de maison, cour et jardin, le tout contenant une quarte de terre, par Robert Revet une maison contenant deux espaces, cour et jardin ; le tout contenant demi quartier de terre où environ,

         3 octobre, par Simon Romain d’un espace de maison, cour commune, jardin, le tout contenant 2 arpents de terre où environ,

         8 octobre, par Jérémie de La Haye d'un espace de maison couvert de chaume, cour et jardin.

         1564 - 30 janvier, par Nicolas Hubert d'une maison contenant deux espaces couverts de chaume, masure, cour, jardin et cave. Tenant aux Grandes Masures et carrefour de l'Orme

         13 février, par Balthazar Croulant de deux espaces de maison faisant moitié de quatre espaces, cour commune assis avec une maison. Tenant à la rue qui tend de l'église au carrefour du Carcan,

         18 juin, par Simon Romain d'un espace de maison couvert de chaume, cour commune avec 20 perches de jardin.

         16 juillet, par Jehan de La Croix d’une maison et masure, jardin et terre derrière. Le tout contenant 3 quartiers.

         1er octobre, par André Martin d'un espace de maison couvert de chaume, masure cave et jardin contenant, le tout, demi arpent de terre. Tenant à la rue qui tend de l'église

         1er octobre, par Jehan Selourge d'une maison couverte de chaume, cour et jardin. Le tout contenant une quarte de terre, plus 2 espaces de maison couverts de chaume, cour et jardin. Le tout contenant un quartier et 6 perches de terre.

         10 novembre, par Jehan Gastineau d'une maison contenant trois espaces, couverts de chaume et jardin et vignes, le tout contenant demi arpent de terre ou environ. Sur le carrefour du carcan.

         15 novembre, par Etienne Breton d'une maison couverte de chaume, contenant un espace et demi, cour et jardin devant et derrière, le tout contenant un quartier ou environ. Sur la rue tendant de l'église à la rivière (rue Saint-Laurent)

         27 novembre, par Denis Baron d'un petit espace de maison couvert de chaume avec une petite cour, le tout contenant un demi quartier de terre ou environ, sur le carrefour de l'Orme.

         1465 - 21 juillet. – Bail à cens et rente au profit de Toussaint Lestaing d'un espace de maison couvert de chaume, cour et jardin, contenant demi quartier de terre ou environ.

         18 octobre, par Jehan Deschamps, « tissier » (tisserand) en toile, d'une maison contenant deux espaces, cour et jardin, et 48 perches de terre en jardin. Un petit jardin clos de murs; Tenant à la rue qui tend du carrefour de l'Orme aux grandes masures.

         1566. - 15 octobre. –par Guillaume Charlier d'une maison masure, cave, cour et jardin avec un quartier et demi de terre. Tenant sur le chemin tendant du carrefour de l'Orme aux grandes masures (avenue Guy Moquet).

         1567. - 5 août, par Jehan Baron et Jehan Gastineau-le-Jeune, de deux maisons contenant quatre espaces couverts de chaume, étables, caves, cour et jardin et terre derrière, contenant la totalité deux arpents ou environ, tenant à la rue tendant du dit Villemoisson aux bois de Secquigny. (Vraisemblablement la rue Ferrande)

         10 août. Bail à rente fait par René Barbeau au profit de Jehan Desboullets et Marie Vaulguin sa femme, d'un espace de maison couvert de chaume, cour commune et jardin derrière. Le tout contenant demy quartier ou environ.

         1473. - 1er octobre, par Balthazar Croulant, demeurant à Liers, de deux espaces de logis couvert de chaume, droit de cour commune, jardin, le tout contenant un quartier et demi ou environ « sçis à la dite voye de Villemoisson » et d’un bout sur le carrefour du puits. En outre trois espaces de maison, étable, droit de cour commune; petit jardin. Tenant sur la rue Ferrande, d’autre sur la cour commune ». (La cour est commune aux deux immeubles. Touchant l’un sur la rue Guy Moquet, l’autre sur la rue Ferrande. Le carrefour du carcan est sans doute devenu le carrefour du puits ; cet endroit, est appelé aussi la « Fontaine de Villemoisson »). Balthazar Croulant, déclare aussi plusieurs terres et des vignes près l’église de Villemoisson.

         1574. - 2 novembre. – « Echange entre René Barbeau et Robert Revet, par lequel le seigneur a cédé au dit Revet un demi espace de logis couvert de chaume, droit de cour, avec 10 perches et demi de jardin ou environ.

         1577. - 7 may, par Robert Revet, d’une maison contenant trois espaces et demi couverts de chaume, avec deux autres espaces, près du dit lieu, cour, jardin. Le tout contenant 5 quartiers ou environ, tenant bout par bas au chemin qui tend du dit Villemoisson au Perray.

         1587. - 1er octobre, par Denis Baron, le tailleurs d’habits, demeurant à Longjumeau, tant en son nom que comme tuteur des enfants mineurs de lui et de défunte Jehanne Revet sa femme. D’une maison contenant trois espaces et demi, couverte de chaume, avec deux autres espaces près du dit lieu; cour, jardin. Le tout contenant 5 quartiers

 

 

Saisie du fief de la Motte.

         Extrait de ce même censier, entre les pages 190 à 197, des révélations permettent de remonter dans la lignée des Giresmes de Villemoisson. Ces informations se trouvent dans un récapitulatif des différents seigneurs du fief de la motte de Savigny rendant allégeance à ceux de Villemoisson dont voici un aperçu :

         Le fief de la Motte de Savigny-sur-Orge, consiste en un lieu appelé « La masure de la Motte, où jadis pouvoit avoir forte maison, close à fossés et à eau tout à l'entoure avec un arpent et demy de pré ». Tenant au grand chemin du Pont à Savigny, devant et l'opposite du jardin du château et maison seigneuriale du dit Savigny; aboutissant à la rivière d'Orge et au chemin de la Franchise ». Suit en outre ces précisions : « Le pressoir, étable, cour et jardin ; 100 sols de menus cens payables au jour Saint-Rémy portant lods, ventes, saisines et amendes quand le cas y échu sur plusieurs personnes, sur plusieurs héritages tant du dit Savigny que des environ ; 36 sols parisis payables en octave de Pasques et 4 sols parisis, le tout de menus cens, payable au jour Saint Jehan-Baptiste. Avec la justice foncière, rouage, foirages et justice des meubles et chasteaux sur les dits hôtes et sujets. Un arpent de pré vers Morsan en la prairie de Villemoisson ; une droiture due au village de Morsan, sur une masure pour laquelle est dû 1/7ème de septier d'avoine à la mesure de Montlhéry, un minot de froment et deux chapons avec 18 deniers d'abreuvage ; une autre droiture sur une masure et jardin assis au dit lieu de Savigny. »

         Vient ensuite le suivi des hommages, cités auparavant dans un précédent chapitre, rendus par les seigneurs de Savigny à ceux de Villemoisson :

         1°) Estienne de l'Isle, huissier d'armes du roy et seigneur du dit Savigny, le 14 septembre 1389, à Jehan de Giresmes, chevalier, maistre d'hostel du roy et chambellan de monseigneur Pierre de Navarre et seigneur de Villemoisson. »

         2°) Jehan de Chalon, escuyer, seigneur de Savigny, à cause de damoiselle Louise de l'Isle sa femme, à Guy de Giresme, seigneur du dit lieu de Giresmes et de Villemoisson, escuyer, le jeudy troisième de juillet 1466.

         3°) Guillaume Courtois, avocat en la cour de Parlement, seigneur de Savigny en 1473 à Guy de Giresmes, écuyer, seigneur de Dumoy de Réau et de Villemoisson.

         Bien que Villemoisson ne soit pas impliqué, « en mars 1474, le roy Louis onze donna à feu monseigneur Jehan Habergé, en son vivant évêque d'Evreux, lors seigneur de Savigny-sur-Orge, et ses appartenances qui est composée de trois fiefs, sçavoir : Le fief de la Vicomtesse est tenu en fief de Jehan Ecuyer, seigneur de Graville à cause de sa seigneurie de Fouchanville, un autre fief appelé le fief de Joppelin tenu et mouvant de François Fleury, escuyer, et le troisième fief, appelé le fief de la Motte, tenu et mouvant en fief de Guy de Giresme, en son vivant écuyer. Lesquels fiefs, le dit évêque auroit droit de moyenne et basse justice sous le ressort de la prévosté de Montlhéry, pour de la dite haute justice sous le ressort de la prévosté de Paris… »

         Estienne de Veest (Vesc), succède à Jehan Haberge de la terre et seigneurie de Savigny de par Anne Courtois sa femme ; Charles de Veest est baron de Greiniault, et Savigny. Anthoinette de Clairemont est veuve du Charles de Veest, Jehan de Veest, son fils, écuyer devient seigneur de Savigny, en 1520. Succèdent Pierre de Veest, Fleury de Veest, la dame Jehanne de Veest de Montlor, femme de François d'Agoult, écuyer, seigneur et baron de Sault : héritière de Veest, en son vivant chevalier, en 1560.

         Enfin, c'est « par-devers noble homme et sage maître Henri de la Capelle, conseiller du roy, tant en son nom et à cause de damoiselle Jehanne Barbeau sa femme, que comme tuteur et curateur des enfants mineurs de feue noble personne maître Claude Barbeau, en son vivant avocat à la cour de Parlement de Paris, et damoiselle Marie Le Picard, jadis sa femme, et aussy pour et au nom de noble personne René Barbeau, fils des défunts, vivant et jouissant de ses droits, demeurant à Paris. La dite damoiselle Jehanne Renée Barbeau et mineurs frères et sœurs, tous enfants sont héritiers. Auquel de la Capelle, en la grande salle du Palais à Paris, a prié et requis ledit Martel de donner à la dite dame de Savigny souffrance de faire et porter par icelle dame au dit seigneur la Capelle es dits noms la foy, hommage et serment de fidélité à cause de la dite terre et seigneurie de Villemoisson pour raison du dit fief de la Motte de Savigny mouvant d'icelle seigneurie de Villemoisson.

         « Et la dite dame Jeanne de Veest de Montlor, peu après la souffrance susdite octroyée, décéda. Tellement que nul n'est venu depuis vers moy (seigneur de Villemoisson), ny ses héritiers, ny autres envoyés de par eux pour me faire la foy et hommage. A raison de quoy, il faut faire saisir le dit fief de la Motte et le remettre entre mes mains pour en jouir jusqu'à ce que la foy, hommage et serment de fidélité me soient fait. »

 

Le fief de Beaumont

         Pierre Turquaut et Jacqueline Desbahy sa femme, possédaient déjà ce fief depuis le début du XVIe siècle. En 1541, époque du décès de Pierre, Etienne Destas ayant épousé sa fille Nicole Turquaut, lui succède, et le 15 décembre ils rendent allégeance à Claude Barbeau pour une maison grange, étables avec jardin tenant au carrefour où est le carcan au lieudit Les Ouches, appelé le Carrefour de l’Orme, avec moyenne et basse justice. Etienne Destas, bien entendu est seigneur de son fief, mais vassal de celui de Villemoisson. Les propriétaires de ce fief auront des prétentions souvent nominatives sur la seigneurie de Villemoisson.

         Jean Odoart succède à d’Etienne d’Estas, et, suivant l’usage, rend aveu à son suzerain. Puis, Marie Destas, fille d’Etienne, devenue veuve de Jean Odoart, rend à son tour à René Barbeau, le 10 août 1564, un aveu du fief de Beaumont pour raison et cause des successions d'Estienne Destas et demoiselle Nicole Turquaut, ses père et mère. Ses déclarations sont fausses si on se réfère aux anciens dénombrements. Cet aveu lui attire un blâme immédiat.

         L’omission des nouveaux tenants et aboutissants met le seigneur de Villemoisson dans l'impossibilité de connaître la situation des héritages ; il est déclaré beaucoup plus de terres et de prés que ses prédécesseurs, telles deux pièces de bois dans la forêt de Séquigny comme étant dans le village de Villemoisson. La justice moyenne et basse, jusqu'à 60 sols parisis aux dépends des lieux et masures, etc.; prétention que le seigneur de Villemoisson ne peut lui accorder, n'entendant point ce qu'elle veut dire par le mot de dépend ; c’est à dire une maison appartenant à Nicolas Hubert comme dépendante de sa dite prétendue moyenne et basse justice. Enfin le « droit de pécher depuis les deux planches servant de passage tenant à l'Ozeraye et à la maison de la dite Destas en tirant contre mont jusqu'à la planche de Poully. N'ayant au contraire ce droit que de la longueur « d'un trait d'arc ». On suppose que les choses ses sont arrangées.

 

Autres fiefs de Villemoisson

         Le fief de Louans. (Louans est l’ancien nom de l’actuelle commune de Morangis). Le 8 août 1565, foi et hommage servant d'aveu et dénombrement rendu par Jehan de Boucher, sieur de Louans, pour deux pièces de prés, l’une sur le chemin qui va à Petit-Vaux et l’autre à la « gueule » d'Yvette. Et la rivière d'Orge. Lui appartenant par le décès de Philippe de Boucher son père. Le 27 septembre 1565, nouvel aveu et dénombrement rendu par Pierre de Martines, pour les prés des Louans cités ci-dessus. Lui appartenant pour les avoir acquises de Jehan Boucher et demoiselle Catherine Avril, sa femme.

         Fief de Machevillain (parc Beauséjour) Le 3 mars 1569, il est demandé à René Barbeau d’apporter les titres par lesquels il prétend tenir dans sa mouvance le fief de Machevillain qu’il a saisi sur la famille Gillette Lhuillier, femme de Nicolas Boutin, Jehanne Lhuillier, veuve de Pierre Tizard, et Marie Lhuillier leur fille. Mais le 8, cette famille à la suite de foi et hommage rendu au seigneur de Villemoisson obtient main-levée de la saisie.

         Le 21 avril et le 5 mai deux sentences de la Chambre du Trésor confirment à la famille Lhuillier main levée de la saisie annoncée le 15 mars par lettre de la chancellerie sur les 20 arpents de bois taillis du fief de Machevillain, moyennant des droits dû à ladite Chambre. La première sentence étant entre la famille Lhuillier et le procureur du roi, la seconde entre le procureur et René Barbeau.

         Le 28 mars 1583, Pierre Rochon, ayant acheté le fief de Machevillain à Claude de la Croix, rend foi, et hommage, aveu et dénombrement de ce fief à René Barbeau. Fief tenant d’une part aux seigneurs de Gironville et de Grigny, d’autre aux hoirs où ayant cause de maître Pierre Paulmier et la veuve et héritiers de feu monsieur le Président Boulanger; d’un bout à l’Hôtel-Dieu de Paris et d’autre bout par bas aux usages et franchises de Morsang.

 

 

         Le 22 août 1581, une saisie est faite à la requête des commissaires députés par le roi pour le recouvrement des frais faits pour la réformation des coutumes de la prévôté et vicomté de Paris sur Claude Barbeau, seigneur de Villemoisson-sur-Orge. De sa terre et seigneurie et dépendances, faute de paiement par Barbeau de la somme de 5 livres tournois à laquelle il a été taxé pour sa part des sus dits frais, dont il s’acquitte, à cause de sa seigneurie de Villemoisson. En résumé, dans notre histoire, tout est question de règlements de successions et à défaut, les saisies sont promptes, et l’on voie après le problème.

 

Madeleine de la Ferté.

         René Barbeau disparait en 1587, la seigneurie de Villemoisson échoue à sa fille Madeleine, mariée à Louis de la Ferté, qui ne conserve que fort peu de temps l'héritage de son père. (1587 – 1596).

 

 

            (1)       4°) 125 perches de prés tenants et aboutissants de toutes parts à la sus dites rivière et aux terres de la dite seigneurie de Villemoisson, un fossé entre deux.

            5°) 36 arpents où environ de terre en une pièce, sis au lieu-dit les Gallois de Péronne. Tenant d'une part à la voie de Fleury (rue du Repos), d'autre aux terres de Morsan ; d'un bout au chemin du dit Morsan, d'autre au chemin de Montlhéry et la clôture du jardin du dit manoir seigneurial de Villemoisson.

            6°) 2 arpents de terre près le dit moulin. Tenant d'une part au pré du dit moulin, un fossé entre deux, d'autre part à Jehan Bourache, d'autre au dit Destas à cause de sa femme.

            7°) 75 perches de terre, tenant d'une part à la rue tendant du dit Villemoisson à Sainte-Geneviève-des-Bois, d'autre à la vigne de Jehan Rivet; d'un bout au cimetière du dit Villemoisson, d'autre aux enfants de Jehan Chauvelle. (Sans doute en face de l’église)

            8°) 75 perches au lieu-dit les Coudrettes. Tenant d'une part aux représentants Thomas Ferrant, d'autre part et d'un bout au chemin du dit Villemoisson à Fleury, d'autre à la seigneurie du dit Villemoisson.

            9°) Un arpent de terre, tenant d'une part à Simon Chantecler, d'autre à la rue tendant du dit Villemoisson à Fleury; d'un bout aux terres du Clos Saint-Jehan, d'autres aux terres de la Coudrette.

            10°) 2 arpents de terre au lieu-dit le Clos Saint-Jehan. Tenant d'une part au dit chemin de Villemoisson à Fleury, d'autre part à la seigneurie du dit Villemoisson ; d'un bout au chemin de Montlhéry, d'autre aux dits héritiers Thomas Ferrant.

            11°) 50 perches au même lieu. Tenant d'une part à la seigneurie du dit Villemoisson, d'autre au dit Destas; d'un bout au chemin de Montlhéry, d'autres aux héritiers de Thomas Ferrant.

            12°) 9 arpents de terre tenant d'une part au dit chemin du dit Villemoisson à Fleury, d'autre au dit Destas; d'un bout au dit chemin de Montlhéry, d'autre au bois des religieuses de la Saussaie (Saussaye).

            13°) 5 arpents près le dit lieu. Tenant d'une part au dit chemin de Fleury, d'autre part au sieur Louis Dumoulin; d'un bout au dit chemin de Montlhéry, d'autre aux terres du curé de Morsang et à la Franchise.

            14°) 150 perches au même lieu, tenant d'une part au dit Dumoulin, d'autre aux héritiers de Jehan Chantecler; d'un bout aux terres de Morsan, d'autre aux terres de la dite seigneurie de Villemoisson.

            15°) 4 arpents de terre près les bois des dites religieuses de la Saussaye, tenant d'une part aux dits bois, d'autre part et d'un bout au dit Destas, d'autre bout aux taillis des dits avouant.

            16°) 475 perches de terre, tenant des deux parts et d'un bout aux dits avouant, d'autre bout aux terres des Chartreux de Paris.

            17°) 1 arpent à la justice. Tenant des deux parts et d'un bout au dit Destas, d'autre aux dits avouant.

            18°) 150 perches de terre. Tenant d'une part au dit Destas, d'autre part aux héritiers Mathurin Desboulets; d'un bout à la rue Ferrant, d'autre à l'article précédent.

            19°) 375 perches de terre, tenant d'une part par haut à la rue tendant du puits du carrefour à Montlhéry, d'autre au dit Desboulets; d'un bout à la rue, d'autre au chemin de Montlhéry.

            20°) 562 perches de terre, tenant d'une part au dit sieur Louis Dumoulin à cause de sa femme, d'autre aux dits avouant, et au chemin de Montlhéry.

            21°) 550 perches de terres, tenant d'une part et d'autre aux dits avouant ; d'un bout au chemin de Montlhéry, d'autre au bois de messire Jehan Paulmier.

            22°) 275 perches, tenant d'une part aux dits avouant, d'autre en pointe au chemin de Montlhéry; d'un bout au bois du dit Paulmier et aux 20 arpents de la Gillequinière.

            23°) 30 arpents de terre, tenant d'une part au chemin de Montlhéry, d'autre aux avouant ; d'un bout au Destas, d'autre à Tristan de Lourmoy.

            24°) 1 arpent au-dessus de la maison Maule. Tenant d'une part à la veuve Prévot, d'autre et d'un bout aux avouant, d'autre au dit Maule.

            25°) 2 arpents de terre au dit lieu. Tenant d'une part à Claude Bourache, d'autre a la veuve Prévot ; en pointe au chemin du dit Villemoisson à Montlhéry.

            26°) 250 perches. Tenant d'une part à la seigneurie du dit Villemoisson et au dit Claude Bourache, d'autre aux terres de Jehan Delalande; d'un bout aux dites terres de Delalande, d'autre à Jehan Bourache.

            27°) 225 perches. Tenant d'une part aux terres de la forêt, d'autre aux terres du dit Delalande; d'un bout à Antoine Bourache, d'autre par haut à la seigneurie de Villemoisson.

            28°) 2 arpents de terre sis au carrefour. Tenant d'une part au dit Antoine Bourache, d'autre à la dite seigneurie de Villemoisson ; d'un bout au chemin de Villemoisson à Montlhéry, d'autre aux terres de la forêt.

            29°) 13 arpents de terre. Tenant d'une part et d'un bout au chemin de Villemoisson aux Franchises du dit lieu, d'autre aux dites Franchises, d'autre bout à Tristan de Lourmoy (ou Lounnoy), écuyer.

            30°) 5 arpents de terre au dit lieu. Tenant d'une part à la dite seigneurie de Villemoisson, d'autre aux friches du dit Destas; d'un bout aux Franchises du dit Villemoisson, d'autre aux terres de la forêt.

            31°) 6 arpents de terre. Tenant d'une part aux dites Franchises, d'autre à la veuve et héritiers de maître Pierre Turquaut; d'un bout à la Morte-Eau, d'autre au dit Destas.

            32°) 2 arpents de terre. Tenant d'une part aux dites Franchises, d'autre aux prés de la Boulangère, de la dite veuve Pierre Turquaut et autres; d'un bout au dit Destas, d'autre aux prés de la Boulangère.

            33°) 50 perches de terre, sis au Petit Carrefour. Tenant d'une part au chemin, d'autre et d'un bout au dit Destas, d'autre bout à Jehan du Ruisseau.

            34°) 75 perches de pré, sçis en la prairie d'Epinay. tenant d'une part aux pré de l'église d'Epinay, d'autre à la veuve Turquaut; d'un bout à la rivière d'Orge, d'autre à la dit veuve Turquaut.

            35°) 350 perches de pré. Tenant d'une part aux pré du curé de Villemoisson, d'autre part aux héritiers de la Gueronne; d'un bout à la dite rivière d'Orge, d'autre bout en hache à la dite rivière et au pré du dit Destas.

            36°) 52 arpents de bois sçis en la forêt de Séquigny, seigneurie et justice du dit Villemoisson ; dont 15 appartenant aux dits avouant au moyen de l'acquisition qu'en a eu fait défunt messire Henry Barbeau des cohéritiers de la dite dame Foucaut (Fourquault) avouante.

            37°) 68 arpents de bois où environ acquis par messire Jacques Poinant (Poignant), avocat au Parlement.

            38°) La justice haute, moyenne et basse en toute l'étendue de la dite terre et seigneurie de Villemoisson avec tous les droits y attribués.

            39°) Le droit de pèche en la rivière d'Orge.

            40°) 20 livres tournois où environ de cens à prendre et percevoir chacun an sur les héritiers qui en sont chargés.

            41°) Plusieurs friches, bois et saulsayes, sis en l'étendue de la dite seigneurie de Villemoisson.

            42°) Droit de voierie en toute l'étendue de la dite terre et seigneurie.

 

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