Au temps des Barbeau
(1508 – 1596)
C’est la fin de l’aventure italienne. Se sont les guerres de
religion ; elles ne semblent pas avoir affecté Villemoisson, du moins,
rien n’apparaît dans les textes, nous savons pourtant qu’elles ont sévit dans
la région ; le village a peut-être profité de son isolement. Six rois
règnent sur la France : François 1er (1515- 1547), Henri II
(1547 – 1559), François II (1559 – 1560), Charles IX (1560 – 1574), Henri III
(1574 – 1589), l’arrivée des Bourbons avec Henri IV.
C’est le temps des Barbeau, Henri : (1508 – 1536),
Claude (1536 – 1543), René (1543 – 1587) et Madeleine mariée à Louis de la
Ferté (1587 – 1596). Nous ignorons l'origine de cette famille. Dans l’armorial
on trouve les armes des Barbeau en Bourgogne : d’argent à trois roses mal
ordonnées de gueule coupé de gueule à deux barbeaux posés en chevron d’or.
Nous avons relevé un nommé Barbeau dans l’aveu et
dénombrement de la seigneurie de Villemoisson rendu le 9 juin 1462. En marge un
écrit postérieur est ainsi rédigé : « Aveu et dénombrement donné par
Guy Barbeau, seigneur de Villemoisson à Louis de Melun. Dans ce texte nous
voyons aussi Guy Barbeau seigneur de Fontenay. Les Barbeau semblent peut-être
avoir été depuis longtemps seigneurs dans la région, tandis que Guy de Giresmes
était seigneur de Villemoisson. Enfin, Henry Barbeau épouse Laurette
Fourquault, héritière de la famille des précédents seigneurs. De façon
certaine, Henri Barbeau avec cette alliance inaugure le règne des Barbeau sur
Villemoisson pendant près d’un siècle.

Henri Barbeau (1508 –
1536)
Chaque succession seigneuriale amène le nouveau seigneur à rendre
foi et hommage, aveu et dénombrement au seigneur dont il est le vassal. Le 24
décembre 1509, Henri Barbeau rend aveu de Villemoisson à la veuve de Michel de
Champront. Il est identique à celui de 1506.
Aussitôt la prise de possession de la seigneurie de
Villemoisson, Henri Barbeau s’assure de sa souveraineté sur le bois du fief de
Machevillain (aujourd’hui le « Parc Beauséjour à Morsang). Il y fait faire
un arpentage le 4 janvier 1508, suivi d’une saisie féodale faute de devoirs
seigneuriaux (11 et 13 décembre 1508). En conséquence le 29 novembre 1509, sans
doute après quelques démêlés, la famille Poignant Viol propriétaire de ce fief
s’acquitte en rendant foi de 50 arpents de bois sis entre ceux de Dreux Bude,
Jehan Paulmier, Dufrenoy, Charles de Mauregard, l’Hôtel Dieu de Paris et les
friches de Morsang. Cet acte de foi et hommage est renouvelé par Pierre Viole
le 3 mars 1525.
Dans le même temps le seigneur de Villemoisson fait
allégeance, le 14 février 1513, à Jacques Allegrin seigneur de Launay (Saint-Michel)
pour une pièce de bois que ce dernier lui a saisie.
Le 17 janvier 1522, Jehan Hesselin, seigneur de
Viry-Châtillon, et sa femme Marguerite Pied de Fer font allégeance à Henri
Barbeau pour des prés sis à Villemoisson. Il est intéressant de remarquer le
nom d’Hesselin qui s’apparente à celui de Perrette Hesselin femme de Christophe
Fourquaut dont elle fut peut être issue de cette famille. On verra, en 1551 et
1565, Marguerite Hesselin, veuve Pierre Briconnet se signaler pour la même
raison
Henri Barbeau suit durant toute sa vie une politique
d’acquissions et de confirmations de biens : bois, terres, et vignes tant
à Villemoisson, à Epinay qu’au Breuil. Nous trouvons une suite de baux et
rentes accordés à différents particuliers : Pierre Selourge ;
Madeleine Desboullais ; Colas Hubert ; Jehan, Antoine et Claude
Bourrache ; Jehan Aubery ; Jehan Le Vacher ; Jehan
Gerbault ; Jehan Nestrier ; Simon Caille ; Jehan Danoux-le-Jeune
du Breuil ; Antoine Bourgault ; Régnault Dunel ; Jehan
Hévron-le-Jeune du Breuil ; le meunier Jehan Nyau aussi du Breuil ;
Noël Deschamps tisserand encore du Breuil. (Les Franchises ne sont pas
signalées, peut-être qu’à l’époque faisaient-elles partie du Breuil).
Nous remarquons à Villemoisson un nommé Chantecler, famille
importante de Morsang représentant sur place l’autorité de l’abbaye de
Saint-Magloire dont dépend cette seigneurie. Dans ces actes les masures ont
presque disparues, on y constate toujours la subsistance d’un pourpris.
§
Le 23 octobre 1521. – « Déclaration faite par Perrine
Perrault, femme de Pierre Prévôt, tant pour elle que pour Jehan et Lorette
Payen ses enfants mineurs ; et Denis Gousseron à cause de Marion Payen, sa
femme, demeurant tous à Thorigny et l'autre à Grigny, au profit de Henry
Barbeau, d'une maison et jardin sis au-dessus de la maison des héritiers feu
Thomas Ferrant. (Rue Ferrande)
Le 30 janvier 1524. – « Acquisition faite par Henry
Barbeau de Jehan Bourache et Xainte Bonnard sa femme de 10 sols parisis de
rente annuelle et perpétuelle à prendre sur une maison, cour, jardin et un
quartier de terre sis devant la dite maison.
Le 30 janvier 1524. – « Déclaration par Colas Hubert,
au profit de Henry Barbeau, de 10 sols parisis de rente et 8 sols 6 deniers de
cens à prendre sur une maison, cour, jardin et un quartier de terre sis
derrière la dite maison. Tenant d'une part à Jehan de la Lande, d'autre part à
Jehan Bourache; d'un bout au dit Colas Hubert et d'autre bout au dit Bourache
et sa femme ». Ces trois propriétés sont mitoyennes à Jehan de la Lande.
Nous trouvons des actes au profit de Claude Barbeau,
toutefois Henry est toujours seigneur de Villemoisson.
Ainsi par un acte du 25 février 1524, c’est une acquisition
par Claude Barbeau de Jehan Gilloque et Durande Huvau sa femme, des deux tiers
des masures, cour, puits et jardin, contenant deux arpents et demi où environ,
entre le chemin de Villemoisson à Morsang, et celui qui tend du moulin à
l'église (rue Saint-Laurent)
Le 15 novembre 1525. – Acquisition faite par Claude Barbeau,
de Michel Landry, tant en son nom que comme procureur de Perrine Rogier, veuve
de feu Jehan Landry, sa mère, d'une maison couverte de chaume, cour, jardin,
sur le chemin de l’église au moulin.
Le 22 juillet 1525. – Un bail à rente fait par Antoine de
Jancourt et Perrette Huignan sa femme, au profit Jehan Tourtereau, consistant
en une maison, cour et jardin. Puis le 14 avril 1526, c’est l’acquisition par
Claude Barbeau, de Antoine de Jancourt, fondé de procuration de Perrette
Huignan sa femme, demeurant à « Brenon l'Archevêque », de 24 sols
parisis de rente annuelle et perpétuelle, payable par chacun an, à prendre sur
la tierce partie d'une masure, cour et jardin, appartenant de présent à Jehan
Tourtereau. Tenant à maître Estienne d'Estas et Nicole Turquaut sa femme, au
chemin tendant de Villemoisson à Morsang, et au chemin descendant au moulin.
Le 13 janvier 1531. – Acquisition faite par Henry Barbeau,
seigneur de Villemoisson, de Simon Chantecler et Marion sa femme, d'une maison,
grange, cour et jardin tenant à la rue tendant de Villemoisson à Montlhéry.
(Chantecler situé sur la rue Ferrande et le chemin de Villemoisson à Montlhéry,
côté Est de la rue Guy Moquet).
Henri Barbeau décède vers 1536, Laurette Fourquaut, sa
veuve, fait une fondation pour une messe basse tous les vendredis en l’église
de Villemoisson, moyennant 12 sols 10 deniers de rente à percevoir sur Pierre
de Chevreuse, marchand bourgeois et Geneviève Guérond, sa femme, demeurant à
Paris place Maubert.

Claude Barbeau (1536-
1546)
Avec l’avènement de Claude Barbeau, le 25 octobre 1536,
nouvel aveu et dénombrement qui va nous permettre de faire le point sur le
nouveau visage de Villemoisson.
Aveu rendu à damoiselle Catherine de Champrond, veuve de
messire Lambert Mesgret (Maigret), dame du Mée-les-Melun, par Laurette
Fourquault, veuve de messire Henry Barbeau et Claude Barbeau son fils aîné de
la terre et seigneurie de Villemoisson-sur-Orge, consistant :
1°) En un hôtel et manoir seigneurial, cour, granges,
étables, bergeries, jardin et autres dépendances, le tout clos de murs,
contenant 6 à 7 arpents où environ.
2°) Plusieurs masures et jardins contenant 2 arpents 1/2 ou
environ au-dessous du manoir seigneurial, tenant d'une part à la rue tendant du
dit lieu au moulin (rue Saint-Laurent), d'autre à maître Estienne d'Estas; d'un
bout par haut à la rue tendant de l'église de Villemoisson à Morsan ». Ces
masures semblent être une survivance d’un « pourpris » situé sous le
manoir.
3°) Un moulin sur la rivière d'Orge, consistant en plusieurs
corps de bâtiments avec jardin derrière contenant 125 perches où environ.
Tenant à la rue tendant du dit moulin au pont de Villemoisson; d'un bout à la
grange dépendante du dit moulin.
Suit une liste de différentes terres : … (1)
Villemoisson comprend plusieurs fiefs dans sa mouvance,
arrière-fiefs de la seigneurie du Mée-lez-Melun.
43°) Un fief appelé le « Fief de la Motte de
Savigny », consistant en prairies, fossés, saulsayes, rivière, censive et
autres droits et dépendances, avec la justice foncière, droits de forage et
rouage.
44°) Un autre fief enclavé dans la justice et seigneurie du
dit Villemoisson, consistant en maison, grange, étables, cour, jardins, terres,
prés, héritages, uns et autres droits en dépendants. (C’est le fief du régisseur
passé de Pierre Turquaut à Etienne Destas. Comprenant le terrain du futur
château de Villemoisson et plusieurs maisons).
45°) Un autre fief consistant en 32 arpents où environ de
bois, nommé la forêt de Villemoisson. Tenant d’une part et aboutissant d’un
bout à la dite terre et seigneurie de Villemoisson, d’autre part aux terres
appelée l’Aulnoye Goyard, et d’autre bout au chemin de Montlhéry et aux terres du Perray.
46°) Un autre fief situé en Séquigny, justice et seigneurie
de Villemoisson, contenant 26 arpents où environ de bois. Tenant d’une part et
d’autre à la dite terre et seigneurie de Villemoisson ; d’un bout aux
terres du dit Destas, d’autre à l’Hôtel-Dieu de Paris et au dit Destas
47°) Un autre fief consistant en 50 arpents de bois où
environ, sis en la forêt de Séquigny au lieu-dit Machevillain, tenant d’une
part aux héritiers ou ayant cause de messire Dreux Bude, et à messire Jehan
Paulmier, d’autre aux représentants du sieur Jehan Dufresnoy et aux héritiers
et ayant cause de messire Charles de Mauregard ; d’un bout par haut à
l’Hôtel-Dieu, d’autre par bas aux friches de Morsang.
Deux près :
48°) Un pré sis au dit Villemoisson, au-dessous du moulin du
dit lieu.
49°) Et finalement un autre pré vis à vis le dit moulin, le
long de la saulsaye des dits avouant, un fossé entre deux.
Ce dénombrement est identique à celui de 1509 et par
conséquent de 1506.
Suivent différentes déclarations :
Le 17 mars 1540. –Déclaration faite par Guillaume Gatineau
et Chardin Prévot, au profit de Claude Barbeau de 2 maisons, contenant chacune
deux travées, cour, jardin et terre derrière. Le tout contenant 2 arpents où
environ, tenant à la rue tendant du carrefour où est le carcan au bois de
Secquigny (rue Guy Moquet).
Le 15 décembre1541, - Deux déclarations. L’une faite par
Jacqueline Lesbahy, veuve de Pierre Turquaut au profit de Claude Barbeau, de la
moitié d'une maison, cour et jardin, contenant 3 quartiers ou environ. L’autre
faite par Estienne d'Estas et Nicole Turquaut sa femme, toujours au profit de Claude
Barbeau, d'un pourpris de masures, cour, jardin, puits, grange, estables au
lieu seigneurial de Villemoisson. (Ces masures sont d’un « pourpris »
situé sous le manoir).
Le 17 juillet 1542. – Déclaration faite par Simon Dunois,
Jehan Fougeron et Colas Dunois, laboureurs demeurant au Plessis le Comte, au
Breuil et à Villemoisson, tant en leurs noms, que les dits Fougeron et Colas
Dunois comme tuteurs de Marc Dunois, fils mineur de feu Régnault Dunois, aussi
laboureur demeurant à Villemoisson, au profit de messire Claude Barbeau. D'une
maison, cour et jardin derrière contenant 3 quartiers ou environ, tenant à la
grande rue tendant du dit Villemoisson au Breuil. (Le long de l’avenue Guy
Moquet)
A partir de 1542, nous voyons signifié un notaire au bailliage
de Villemoisson. Le 31 mars 1543. Déclaration passée devant Potin, notaire au
bailliage de Villemoisson, faite par Simon Chantecler et Marion Ferrant sa
femme, au profit de Claude Barbeau, seigneur de Villemoisson, d'une maison,
estable joignant icelle, grange, jardin et deux tiers de la cour étant devant
la dite maison. Tenant d'une part à Jehan Gastineau le Jeune, d'autre a la rue
tendant du carrefour où est assis le carcan de la justice. (Nous constatons la
succession de Thomas Ferrand signalé en 1480. Simon Chantecler a pris sa place
en épousant Marion Ferrant)
Le fief appelé de
Beaumont, parfois le Sanguin.
Le 15 décembre. 1545. – « Foi et hommage portant aveu
et dénombrement rendu par Estienne Destas (régisseur) et Nicole Turquaut sa femme,
fille et héritière de feu Pierre Turquaut, à Claude Barbeau seigneur de
Villemoisson, d'un fief suivant l'aveu et dénombrement qui a été fait et rendu
le 15 décembre 1541 par maître Pierre Destas, avocat en Parlement au sieur
Claude Barbeau, aussi avocat en Parlement. Consistant entre autres en :
« Une maison, grange, estable, cour et jardin derrière
le lieu, tenant d'une part au chemin qui tend de l'église du dit lieu au
carrefour où est le carcan ou poteau de la justice; d'autre à un autre chemin descendant
du moulin de Villemoisson à la rivière d'Orge; aboutissant d'un bout à la rue
du carrefour, d'autre bout derrière l'église à un jardin où terre vulgairement
appelé Les ouches. Ledit jardin où terre appelé les Ouches contenant 4 arpents
où environ, tenant d'une part au dit chemin tendant de l'église du dit lieu au
dit carrefour ou est le poteau, et d'autre par bas au chemin du moulin;
aboutissant d'un bout aux jardin et terres du presbytère, d'autre bout au
jardin de la dite maison ». (Cet ensemble, correspond à la surface de
terrain où est actuellement le château de Villemoisson. Le propriétaire de ce
fief avait autorité sur les premières maisons du village excepté le manoir
seigneurial et le moulin. Ainsi sur…)
a) « Une maison couverte de chaume, cour et jardin que
tenoit Guillaume Cramoizet assise à la Pelleterie. Tenant d'une part au dit
sieur Pierre Chantecler, d'autre part et aboutissant d'un bout au chemin de
Villemoisson à Morsan. (Futur clos Beaumont)
b) « Deux masures et cour que tenoit feu Noëlle
Bonnesse. Tenant d'une part au chemin tendant du carrefour où est le poteau ou
carcan, au carrefour de l'Orme et au Perray, d'autre part au jardin derrière;
aboutissant d'un bout au dit jardin, d'autre bout au dit chemin descendant du
dit carrefour du poteau où carcan à la rivière.
c) « Une maison, cour estable en icelle que tient de
présent Denis Brunet. Tenant d'une part au jardin étant derrière la dite
maison, d'autre part du dit chemin tendant du carrefour où est le dit poteau,
ou carcan, au dit carrefour de l'Orme; aboutissant d'un bout au dit jardin,
d'autre bout au jardin que de présent occupent les enfants de feu Noël Bonnesse
d) « Une maison et masure que tient à présent Simon
Caille. Tenant d'une part au Jardin que tenoit le dit défunt Noël Bonnesse,
d'autre part à la cour des hoirs feu Colas Vaujan; aboutissant d'un bout au
jardin de la maison, et d'autre bout à la grande rue du carrefour de l'Orme.
e) « Une maison que tenoit feu Jehan Mardy avec la
cour. Tenant d'une part au jardin de feu Noël Bonnesse, d'autre par derrière au
dit Destas et sa femme; aboutissant d'un bout au chemin qui tend au pont et au
moulin du dit lieu de Villemoisson, d'autre bout aux dits Destas et sa
femme ».
(De ce qui précède il ressort deux carrefours : celui
du carcan à l’angle de la rue Ferrande et de l’avenue Guy Moquet, et le
carrefour de l’Orme. Nous lirons plus loin « Les Ouches, appelé le
Carrefour de l’Orme. »

Le carrefour du Carcan,
rarement appelé carrefour de la Fontaine (représentée par le portillon noir
masquant un écoulement d’eau) En face de la maison, autrefois le carcan
justicier, collier de fer qui servait à attacher les délinquants pour les
exposer.
Laurette Fourquaut étant décédée en 1539 ou 1540, son fils
Claude la suivit de très près dans la tombe puisque sa femme Marie Lepicart est
qualifiée de veuve en 1546. Cette année là, souffrance est accordée aux enfants
mineurs de Claude Barbeau, par Jehan Maigret, au nom et comme tuteur des
enfants mineurs de Lambert Maigret et Catherine de Champront, seigneur et dame
du Mée-lez-Melun. Pour raison de la foi et hommage due par les mineurs Barbeau
Le 16 décembre 1546, Marie Le Picart, veuve de Claude
Barbeau, avocat au parlement, donne à Balthazar Sasquespée, praticien en cour
laïc à Saint-Germain-des-Prés, une ferme à Argenteuil, appelée la Grande-Maison
avec 53 arpents de terres et 2 arpents de vigne, en considération des services
qu'il a faits au défunt Claude Barbeau, son mari, pendant douze ans, dont neuf
du vivant de son mari et pendant trois années après, conduisant les affaires de
la dite veuve comme il l'a fait jusqu'à présent, à la charge de livrer chaque
année à l'hôtel de la dite dame 7 setiers et demi de grains et la moitié du vin
récolté et de solliciter gratuitement ses procès et affaires.
Claude Barbeau laisse donc des enfants très jeunes
puisqu'ils seront encore qualifiés sur divers titres, de mineurs jusque vers
1560. Ils se nomment René, Jeanne et Renée, ils ont d'abord comme tuteur Henri
de la Chapelle, conseiller du roi, mari de Jeanne Barbeau.
Henri de la Chapelle apparaît pour la première fois le
propriétaire d’un fief qui porte son « La Chapelle », fief sans doute
créé en épousant la fille du seigneur de Villemoisson ; ce fief deviendra
le domaine du « Vieux-Logis ».
René Barbeau. (1543 –
1587)
En 1559, René Barbeau, écuyer, rend foi et hommage à Antoine
Maigret seigneur du Mée pour la terre et seigneurie de Villemoisson ; en
1561, devenu majeur, n’étant plus sous tutelle, il n’est plus écuyer mais
seigneur. Il entreprend la mise à jour du terrier de Villemoisson, ainsi le
document suivant :
Nous trouvons un extrait du livre « des cens sur
paroles des particuliers possesseurs des héritages au village de
Villemoisson ». Commencé le 1er octobre 1563, ce livre censier
commence par ces mots : « Le nom de Dieu soit béni actuellement amen, jour
de Saint-Rémy, premier jour du mois d'octobre de l'an de Grâce 1563 ». Le
livre contient 232 feuillets. Il est spécifié des maisons couvertes de chaume
sans doute par opposition à l’apparition de maisons couvertures de tuiles.
A deux exceptions près se sont des déclarations faites par …
1563. - 1er
octobre, par Noël Boulet d'un espace et demi de maison, cour et jardin, le tout
contenant une quarte de terre, par Robert Revet une maison contenant deux
espaces, cour et jardin ; le tout contenant demi quartier de terre où
environ,
3 octobre, par Simon Romain d’un espace de maison, cour
commune, jardin, le tout contenant 2 arpents de terre où environ,
8 octobre, par Jérémie de La Haye d'un espace de maison
couvert de chaume, cour et jardin.
1564 - 30 janvier,
par Nicolas Hubert d'une maison contenant deux espaces couverts de chaume,
masure, cour, jardin et cave. Tenant aux Grandes Masures et carrefour de l'Orme
13 février, par Balthazar Croulant de deux espaces de maison
faisant moitié de quatre espaces, cour commune assis avec une maison. Tenant à
la rue qui tend de l'église au carrefour du Carcan,
18 juin, par Simon Romain d'un espace de maison couvert de
chaume, cour commune avec 20 perches de jardin.
16 juillet, par Jehan de La Croix d’une maison et masure,
jardin et terre derrière. Le tout contenant 3 quartiers.
1er octobre, par André Martin d'un espace de maison
couvert de chaume, masure cave et jardin contenant, le tout, demi arpent de
terre. Tenant à la rue qui tend de l'église
1er octobre, par Jehan Selourge d'une maison
couverte de chaume, cour et jardin. Le tout contenant une quarte de terre, plus
2 espaces de maison couverts de chaume, cour et jardin. Le tout contenant un
quartier et 6 perches de terre.
10 novembre, par Jehan Gastineau d'une maison contenant
trois espaces, couverts de chaume et jardin et vignes, le tout contenant demi
arpent de terre ou environ. Sur le carrefour du carcan.
15 novembre, par Etienne Breton d'une maison couverte de
chaume, contenant un espace et demi, cour et jardin devant et derrière, le tout
contenant un quartier ou environ. Sur la rue tendant de l'église à la rivière
(rue Saint-Laurent)
27 novembre, par Denis Baron d'un petit espace de maison
couvert de chaume avec une petite cour, le tout contenant un demi quartier de
terre ou environ, sur le carrefour de l'Orme.
1465 - 21 juillet.
– Bail à cens et rente au profit de Toussaint Lestaing d'un espace de maison
couvert de chaume, cour et jardin, contenant demi quartier de terre ou environ.
18 octobre, par Jehan Deschamps, « tissier »
(tisserand) en toile, d'une maison contenant deux espaces, cour et jardin, et
48 perches de terre en jardin. Un petit jardin clos de murs; Tenant à la rue
qui tend du carrefour de l'Orme aux grandes masures.
1566. - 15
octobre. –par Guillaume Charlier d'une maison masure, cave, cour et jardin avec
un quartier et demi de terre. Tenant sur le chemin tendant du carrefour de
l'Orme aux grandes masures (avenue Guy Moquet).
1567. - 5 août,
par Jehan Baron et Jehan Gastineau-le-Jeune, de deux maisons contenant quatre
espaces couverts de chaume, étables, caves, cour et jardin et terre derrière, contenant
la totalité deux arpents ou environ, tenant à la rue tendant du dit
Villemoisson aux bois de Secquigny. (Vraisemblablement la rue Ferrande)
10 août. Bail à rente fait par René Barbeau au profit de
Jehan Desboullets et Marie Vaulguin sa femme, d'un espace de maison couvert de
chaume, cour commune et jardin derrière. Le tout contenant demy quartier ou
environ.
1473. - 1er
octobre, par Balthazar Croulant, demeurant à Liers, de deux espaces de logis
couvert de chaume, droit de cour commune, jardin, le tout contenant un quartier
et demi ou environ « sçis à la dite voye de Villemoisson » et d’un
bout sur le carrefour du puits. En outre trois espaces de maison, étable, droit
de cour commune; petit jardin. Tenant sur la rue Ferrande, d’autre sur la cour
commune ». (La cour est commune aux deux immeubles. Touchant l’un sur la
rue Guy Moquet, l’autre sur la rue Ferrande. Le carrefour du carcan est sans
doute devenu le carrefour du puits ; cet endroit, est appelé aussi la
« Fontaine de Villemoisson »). Balthazar Croulant, déclare aussi
plusieurs terres et des vignes près l’église de Villemoisson.
1574. - 2
novembre. – « Echange entre René Barbeau et Robert Revet, par lequel le
seigneur a cédé au dit Revet un demi espace de logis couvert de chaume, droit
de cour, avec 10 perches et demi de jardin ou environ.
1577. - 7 may, par
Robert Revet, d’une maison contenant trois espaces et demi couverts de chaume,
avec deux autres espaces, près du dit lieu, cour, jardin. Le tout contenant 5
quartiers ou environ, tenant bout par bas au chemin qui tend du dit
Villemoisson au Perray.
1587. - 1er
octobre, par Denis Baron, le tailleurs d’habits, demeurant à Longjumeau,
tant en son nom que comme tuteur des enfants mineurs de lui et de défunte
Jehanne Revet sa femme. D’une maison contenant trois espaces et demi, couverte
de chaume, avec deux autres espaces près du dit lieu; cour, jardin. Le tout
contenant 5 quartiers

Saisie du fief de la
Motte.
Extrait de ce même censier, entre les pages 190 à 197, des
révélations permettent de remonter dans la lignée des Giresmes de Villemoisson.
Ces informations se trouvent dans un récapitulatif des différents seigneurs du
fief de la motte de Savigny rendant allégeance à ceux de Villemoisson dont
voici un aperçu :
Le fief de la Motte de Savigny-sur-Orge, consiste en un lieu
appelé « La masure de la Motte, où jadis pouvoit avoir forte maison, close
à fossés et à eau tout à l'entoure avec un arpent et demy de pré ». Tenant
au grand chemin du Pont à Savigny, devant et l'opposite du jardin du château et
maison seigneuriale du dit Savigny; aboutissant à la rivière d'Orge et au
chemin de la Franchise ». Suit en outre ces précisions : « Le
pressoir, étable, cour et jardin ; 100 sols de menus cens payables au jour
Saint-Rémy portant lods, ventes, saisines et amendes quand le cas y échu sur
plusieurs personnes, sur plusieurs héritages tant du dit Savigny que des
environ ; 36 sols parisis payables en octave de Pasques et 4 sols parisis,
le tout de menus cens, payable au jour Saint Jehan-Baptiste. Avec la justice
foncière, rouage, foirages et justice des meubles et chasteaux sur les dits
hôtes et sujets. Un arpent de pré vers Morsan en la prairie de
Villemoisson ; une droiture due au village de Morsan, sur une masure pour
laquelle est dû 1/7ème de septier d'avoine à la mesure de Montlhéry, un minot
de froment et deux chapons avec 18 deniers d'abreuvage ; une autre
droiture sur une masure et jardin assis au dit lieu de Savigny. »
Vient ensuite le suivi des hommages, cités auparavant dans
un précédent chapitre, rendus par les seigneurs de Savigny à ceux de
Villemoisson :
1°) Estienne de l'Isle, huissier d'armes du roy et seigneur
du dit Savigny, le 14 septembre 1389, à Jehan de Giresmes, chevalier, maistre
d'hostel du roy et chambellan de monseigneur Pierre de Navarre et seigneur de
Villemoisson. »
2°) Jehan de Chalon, escuyer, seigneur de Savigny, à cause
de damoiselle Louise de l'Isle sa femme, à Guy de Giresme, seigneur du dit lieu
de Giresmes et de Villemoisson, escuyer, le jeudy troisième de juillet 1466.
3°) Guillaume Courtois, avocat en la cour de Parlement,
seigneur de Savigny en 1473 à Guy de Giresmes, écuyer, seigneur de Dumoy de
Réau et de Villemoisson.
Bien que Villemoisson ne soit pas impliqué, « en mars
1474, le roy Louis onze donna à feu monseigneur Jehan Habergé, en son vivant
évêque d'Evreux, lors seigneur de Savigny-sur-Orge, et ses appartenances qui
est composée de trois fiefs, sçavoir : Le fief de la Vicomtesse est tenu en
fief de Jehan Ecuyer, seigneur de Graville à cause de sa seigneurie de
Fouchanville, un autre fief appelé le fief de Joppelin tenu et mouvant de
François Fleury, escuyer, et le troisième fief, appelé le fief de la Motte,
tenu et mouvant en fief de Guy de Giresme, en son vivant écuyer. Lesquels
fiefs, le dit évêque auroit droit de moyenne et basse justice sous le ressort
de la prévosté de Montlhéry, pour de la dite haute justice sous le ressort de
la prévosté de Paris… »
Estienne de Veest (Vesc), succède à Jehan Haberge de la
terre et seigneurie de Savigny de par Anne Courtois sa femme ; Charles de
Veest est baron de Greiniault, et Savigny. Anthoinette de Clairemont est veuve
du Charles de Veest, Jehan de Veest, son fils, écuyer devient seigneur de
Savigny, en 1520. Succèdent Pierre de Veest, Fleury de Veest, la dame Jehanne
de Veest de Montlor, femme de François d'Agoult, écuyer, seigneur et baron de
Sault : héritière de Veest, en son vivant chevalier, en 1560.
Enfin, c'est « par-devers noble homme et sage maître
Henri de la Capelle, conseiller du roy, tant en son nom et à cause de
damoiselle Jehanne Barbeau sa femme, que comme tuteur et curateur des enfants
mineurs de feue noble personne maître Claude Barbeau, en son vivant avocat à la
cour de Parlement de Paris, et damoiselle Marie Le Picard, jadis sa femme, et aussy
pour et au nom de noble personne René Barbeau, fils des défunts, vivant et
jouissant de ses droits, demeurant à Paris. La dite damoiselle Jehanne Renée
Barbeau et mineurs frères et sœurs, tous enfants sont héritiers. Auquel de la
Capelle, en la grande salle du Palais à Paris, a prié et requis ledit Martel de
donner à la dite dame de Savigny souffrance de faire et porter par icelle dame
au dit seigneur la Capelle es dits noms la foy, hommage et serment de fidélité
à cause de la dite terre et seigneurie de Villemoisson pour raison du dit fief
de la Motte de Savigny mouvant d'icelle seigneurie de Villemoisson.
« Et la dite dame Jeanne de Veest de Montlor, peu après
la souffrance susdite octroyée, décéda. Tellement que nul n'est venu depuis vers
moy (seigneur de Villemoisson), ny ses héritiers, ny autres envoyés de par eux
pour me faire la foy et hommage. A raison de quoy, il faut faire saisir le dit
fief de la Motte et le remettre entre mes mains pour en jouir jusqu'à ce que la
foy, hommage et serment de fidélité me soient fait. »
Le fief de Beaumont
Pierre Turquaut et Jacqueline Desbahy sa femme, possédaient
déjà ce fief depuis le début du XVIe siècle. En 1541, époque du décès de Pierre,
Etienne Destas ayant épousé sa fille Nicole Turquaut, lui succède, et le 15
décembre ils rendent allégeance à Claude Barbeau pour une maison grange,
étables avec jardin tenant au carrefour où est le carcan au lieudit Les Ouches,
appelé le Carrefour de l’Orme, avec moyenne et basse justice. Etienne Destas,
bien entendu est seigneur de son fief, mais vassal de celui de Villemoisson.
Les propriétaires de ce fief auront des prétentions souvent nominatives sur la
seigneurie de Villemoisson.
Jean Odoart succède à d’Etienne d’Estas, et, suivant
l’usage, rend aveu à son suzerain. Puis, Marie Destas, fille d’Etienne, devenue
veuve de Jean Odoart, rend à son tour à René Barbeau, le 10 août 1564, un aveu
du fief de Beaumont pour raison et cause des successions d'Estienne Destas et
demoiselle Nicole Turquaut, ses père et mère. Ses déclarations sont fausses si
on se réfère aux anciens dénombrements. Cet aveu lui attire un blâme immédiat.
L’omission des nouveaux tenants et aboutissants met le
seigneur de Villemoisson dans l'impossibilité de connaître la situation des
héritages ; il est déclaré beaucoup plus de terres et de prés que ses
prédécesseurs, telles deux pièces de bois dans la forêt de Séquigny comme étant
dans le village de Villemoisson. La justice moyenne et basse, jusqu'à 60 sols
parisis aux dépends des lieux et masures, etc.; prétention que le seigneur de
Villemoisson ne peut lui accorder, n'entendant point ce qu'elle veut dire par
le mot de dépend ; c’est à dire une maison appartenant à Nicolas Hubert comme
dépendante de sa dite prétendue moyenne et basse justice. Enfin le « droit
de pécher depuis les deux planches servant de passage tenant à l'Ozeraye et à
la maison de la dite Destas en tirant contre mont jusqu'à la planche de Poully.
N'ayant au contraire ce droit que de la longueur « d'un trait
d'arc ». On suppose que les choses ses sont arrangées.
Autres fiefs de
Villemoisson
Le fief de Louans. (Louans est l’ancien nom de
l’actuelle commune de Morangis). Le 8 août 1565, foi et hommage servant d'aveu
et dénombrement rendu par Jehan de Boucher, sieur de Louans, pour deux pièces
de prés, l’une sur le chemin qui va à Petit-Vaux et l’autre à la
« gueule » d'Yvette. Et la rivière d'Orge. Lui appartenant par le
décès de Philippe de Boucher son père. Le 27 septembre 1565, nouvel aveu et
dénombrement rendu par Pierre de Martines, pour les prés des Louans cités
ci-dessus. Lui appartenant pour les avoir acquises de Jehan Boucher et
demoiselle Catherine Avril, sa femme.
Fief de Machevillain (parc Beauséjour) Le
3 mars 1569, il est demandé à René Barbeau d’apporter les titres par lesquels
il prétend tenir dans sa mouvance le fief de Machevillain qu’il a saisi sur la
famille Gillette Lhuillier, femme de Nicolas Boutin, Jehanne Lhuillier, veuve
de Pierre Tizard, et Marie Lhuillier leur fille. Mais le 8, cette famille à la
suite de foi et hommage rendu au seigneur de Villemoisson obtient main-levée de
la saisie.
Le 21 avril et le 5 mai deux sentences de la Chambre du
Trésor confirment à la famille Lhuillier main levée de la saisie annoncée le 15
mars par lettre de la chancellerie sur les 20 arpents de bois taillis du fief
de Machevillain, moyennant des droits dû à ladite Chambre. La première sentence
étant entre la famille Lhuillier et le procureur du roi, la seconde entre le
procureur et René Barbeau.
Le 28 mars 1583, Pierre Rochon, ayant acheté le fief de
Machevillain à Claude de la Croix, rend foi, et hommage, aveu et dénombrement
de ce fief à René Barbeau. Fief tenant d’une part aux seigneurs de Gironville
et de Grigny, d’autre aux hoirs où ayant cause de maître Pierre Paulmier et la
veuve et héritiers de feu monsieur le Président Boulanger; d’un bout à
l’Hôtel-Dieu de Paris et d’autre bout par bas aux usages et franchises de
Morsang.

Le 22 août 1581, une saisie est faite à la requête des
commissaires députés par le roi pour le recouvrement des frais faits pour la
réformation des coutumes de la prévôté et vicomté de Paris sur Claude Barbeau,
seigneur de Villemoisson-sur-Orge. De sa terre et seigneurie et dépendances,
faute de paiement par Barbeau de la somme de 5 livres tournois à laquelle il a
été taxé pour sa part des sus dits frais, dont il s’acquitte, à cause de sa
seigneurie de Villemoisson. En résumé, dans notre histoire, tout est question
de règlements de successions et à défaut, les saisies sont promptes, et l’on
voie après le problème.
Madeleine de la Ferté.
René Barbeau disparait en 1587, la seigneurie de
Villemoisson échoue à sa fille Madeleine, mariée à Louis de la Ferté, qui ne
conserve que fort peu de temps l'héritage de son père. (1587 – 1596).
(1) 4°) 125
perches de prés tenants et aboutissants de toutes parts à la sus dites rivière
et aux terres de la dite seigneurie de Villemoisson, un fossé entre deux.
5°) 36 arpents où environ de terre en une pièce, sis au
lieu-dit les Gallois de Péronne. Tenant d'une part à la voie de Fleury (rue du
Repos), d'autre aux terres de Morsan ; d'un bout au chemin du dit Morsan,
d'autre au chemin de Montlhéry et la clôture du jardin du dit manoir
seigneurial de Villemoisson.
6°) 2 arpents de terre près le dit moulin. Tenant d'une
part au pré du dit moulin, un fossé entre deux, d'autre part à Jehan Bourache,
d'autre au dit Destas à cause de sa femme.
7°) 75 perches de terre, tenant d'une part à la rue
tendant du dit Villemoisson à Sainte-Geneviève-des-Bois, d'autre à la vigne de
Jehan Rivet; d'un bout au cimetière du dit Villemoisson, d'autre aux enfants de
Jehan Chauvelle. (Sans doute en face de l’église)
8°) 75 perches au lieu-dit les Coudrettes. Tenant d'une
part aux représentants Thomas Ferrant, d'autre part et d'un bout au chemin du
dit Villemoisson à Fleury, d'autre à la seigneurie du dit Villemoisson.
9°) Un arpent de terre, tenant d'une part à Simon
Chantecler, d'autre à la rue tendant du dit Villemoisson à Fleury; d'un bout
aux terres du Clos Saint-Jehan, d'autres aux terres de la Coudrette.
10°) 2 arpents de terre au lieu-dit le Clos Saint-Jehan.
Tenant d'une part au dit chemin de Villemoisson à Fleury, d'autre part à la
seigneurie du dit Villemoisson ; d'un bout au chemin de Montlhéry, d'autre aux
dits héritiers Thomas Ferrant.
11°) 50 perches au même lieu. Tenant d'une part à la
seigneurie du dit Villemoisson, d'autre au dit Destas; d'un bout au chemin de Montlhéry,
d'autres aux héritiers de Thomas Ferrant.
12°) 9 arpents de terre tenant d'une part au dit chemin
du dit Villemoisson à Fleury, d'autre au dit Destas; d'un bout au dit chemin de
Montlhéry, d'autre au bois des religieuses de la Saussaie (Saussaye).
13°) 5 arpents près le dit lieu. Tenant d'une part au dit
chemin de Fleury, d'autre part au sieur Louis Dumoulin; d'un bout au dit chemin
de Montlhéry, d'autre aux terres du curé de Morsang et à la Franchise.
14°) 150 perches au même lieu, tenant d'une part au dit
Dumoulin, d'autre aux héritiers de Jehan Chantecler; d'un bout aux terres de
Morsan, d'autre aux terres de la dite seigneurie de Villemoisson.
15°) 4 arpents de terre près les bois des dites
religieuses de la Saussaye, tenant d'une part aux dits bois, d'autre part et
d'un bout au dit Destas, d'autre bout aux taillis des dits avouant.
16°) 475 perches de terre, tenant des deux parts et d'un
bout aux dits avouant, d'autre bout aux terres des Chartreux de Paris.
17°) 1 arpent à la justice. Tenant des deux parts et d'un
bout au dit Destas, d'autre aux dits avouant.
18°) 150 perches de terre. Tenant d'une part au dit
Destas, d'autre part aux héritiers Mathurin Desboulets; d'un bout à la rue
Ferrant, d'autre à l'article précédent.
19°) 375 perches de terre, tenant d'une part par haut à
la rue tendant du puits du carrefour à Montlhéry, d'autre au dit Desboulets;
d'un bout à la rue, d'autre au chemin de Montlhéry.
20°) 562 perches de terre, tenant d'une part au dit sieur
Louis Dumoulin à cause de sa femme, d'autre aux dits avouant, et au chemin de
Montlhéry.
21°) 550 perches de terres, tenant d'une part et d'autre
aux dits avouant ; d'un bout au chemin de Montlhéry, d'autre au bois de messire
Jehan Paulmier.
22°) 275 perches, tenant d'une part aux dits avouant,
d'autre en pointe au chemin de Montlhéry; d'un bout au bois du dit Paulmier et
aux 20 arpents de la Gillequinière.
23°) 30 arpents de terre, tenant d'une part au chemin de
Montlhéry, d'autre aux avouant ; d'un bout au Destas, d'autre à Tristan de
Lourmoy.
24°) 1 arpent au-dessus de la maison Maule. Tenant d'une
part à la veuve Prévot, d'autre et d'un bout aux avouant, d'autre au dit Maule.
25°) 2 arpents de terre au dit lieu. Tenant d'une part à
Claude Bourache, d'autre a la veuve Prévot ; en pointe au chemin du dit
Villemoisson à Montlhéry.
26°) 250 perches. Tenant d'une part à la seigneurie du
dit Villemoisson et au dit Claude Bourache, d'autre aux terres de Jehan
Delalande; d'un bout aux dites terres de Delalande, d'autre à Jehan Bourache.
27°) 225 perches. Tenant d'une part aux terres de la
forêt, d'autre aux terres du dit Delalande; d'un bout à Antoine Bourache,
d'autre par haut à la seigneurie de Villemoisson.
28°) 2 arpents de terre sis au carrefour. Tenant d'une
part au dit Antoine Bourache, d'autre à la dite seigneurie de Villemoisson ;
d'un bout au chemin de Villemoisson à Montlhéry, d'autre aux terres de la
forêt.
29°) 13 arpents de terre. Tenant d'une part et d'un bout
au chemin de Villemoisson aux Franchises du dit lieu, d'autre aux dites
Franchises, d'autre bout à Tristan de Lourmoy (ou Lounnoy), écuyer.
30°) 5 arpents de terre au dit lieu. Tenant d'une part à
la dite seigneurie de Villemoisson, d'autre aux friches du dit Destas; d'un
bout aux Franchises du dit Villemoisson, d'autre aux terres de la forêt.
31°) 6 arpents de terre. Tenant d'une part aux dites
Franchises, d'autre à la veuve et héritiers de maître Pierre Turquaut; d'un
bout à la Morte-Eau, d'autre au dit Destas.
32°) 2 arpents de terre. Tenant d'une part aux dites
Franchises, d'autre aux prés de la Boulangère, de la dite veuve Pierre Turquaut
et autres; d'un bout au dit Destas, d'autre aux prés de la Boulangère.
33°) 50 perches de terre, sis au Petit Carrefour. Tenant
d'une part au chemin, d'autre et d'un bout au dit Destas, d'autre bout à Jehan
du Ruisseau.
34°) 75 perches de pré, sçis en la prairie d'Epinay.
tenant d'une part aux pré de l'église d'Epinay, d'autre à la veuve Turquaut;
d'un bout à la rivière d'Orge, d'autre à la dit veuve Turquaut.
35°) 350 perches de pré. Tenant d'une part aux pré du
curé de Villemoisson, d'autre part aux héritiers de la Gueronne; d'un bout à la
dite rivière d'Orge, d'autre bout en hache à la dite rivière et au pré du dit
Destas.
36°) 52 arpents de bois sçis en la forêt de Séquigny,
seigneurie et justice du dit Villemoisson ; dont 15 appartenant aux dits
avouant au moyen de l'acquisition qu'en a eu fait défunt messire Henry Barbeau
des cohéritiers de la dite dame Foucaut (Fourquault) avouante.
37°) 68 arpents de bois où environ acquis par messire
Jacques Poinant (Poignant), avocat au Parlement.
38°) La justice haute, moyenne et basse en toute
l'étendue de la dite terre et seigneurie de Villemoisson avec tous les droits y
attribués.
39°) Le droit de pèche en la rivière d'Orge.
40°) 20 livres tournois où environ de cens à prendre et
percevoir chacun an sur les héritiers qui en sont chargés.
41°) Plusieurs friches, bois et saulsayes, sis en
l'étendue de la dite seigneurie de Villemoisson.
42°) Droit de voierie en toute l'étendue de la dite terre
et seigneurie.