Affaires communales

 

 

 

         Voirie. - Un bornage des chemins vicinaux a lieu en février 1866, la plupart des bornes ayant été enlevées. Le 17 août 1868, il est déposé jusqu'au 15 octobre en mairie le « tableau général des chemins vicinaux » afin que les habitants puissent faire leurs objections ou leurs réclamations.

1°) Chemin de grande communication n°25, d’Ablon à Montlhéry ou Route auxiliaire de la Pyramide à Montlhéry. Á Villemoisson du territoire de Sainte-Geneviève depuis la route de la Gilquinière. (La route de la Gilquinière est l'actuelle avenue. des Chèvrefeuilles, qui jadis descendait vers l'Orge). En fait, depuis la route de Corbeil vers Epinay au chemin vicinal n 1 qui est la rue du Breuil : longueur totale dans la commune 1191 m. Souhait de la municipalité : 8 m de largeur dans toute la traversée du village depuis la route départementale n°27 (route de Corbeil), sur une longueur de 423 m, partout ailleurs 10 m de largeur.

2°) Chemin vicinal ordinaire n°1. Venant du Breuil et Ballainvilliers, la traversée du hameau des Franchises (rue du Maréchal Gallieni), du passage « à niveau le chemin de fer d’Orléans » se terminant à la rivière d’Orge à la limite du territoire d’Epinay. Longueur totale 1030m. Souhait de la municipalité : 7m de largeur dans toute sa longueur.

3°) Chemin vicinal ordinaire n°2 de Villemoisson à Morsang-sur-Orge. Soit depuis la route départemental n°27 (Route de Corbeil), tendant à Morsang en direction du chemin de grande Circulation n°29 (Grigny, Savigny), se terminant à la limite du territoire de Morsang (rue de Morsang). Longueur totale 2475m, largeur 7m. Souhait de la municipalité 6m de large dans toute la longueur.

 

En rouge le chemin de grande communication n°25. - En vert le chemin vicinal ordinaire n°1. - En bleu le chemin vicinal ordinaire n°2

 

         Problèmes d’alignements aux Franchises - 10 février 1867. Le chemin vicinal n°1, traverse une partie du hameau des Franchises dont les rues ne peuvent à peine être entretenues faute de ressources. Pour réaliser ce projet, il faudrait acheter un champ appartenant à MM. Antoine Vincent, rentier en la commune et Armand Olivier, rentier à Savigny. Il serait nécessaire que la largeur du chemin soit portée à 7 m et qu'un plan d'alignement soit présenté indiquant les parties de terrains à prendre pour élargissement et celles à céder aux riverains,

15 août 1869. Acte de vente amiable par lequel la commune acquiert pour l’élargissement du chemin vicinal n°1 une parcelle de terre estimée à un franc le mètre appartenant à Mr. Celles, propriétaire, demeurant à Paris, 83 rue de Seine.

Le 20 août 1869. - Vu le plan d’alignement, la municipalité considérant : que les franchises vont être beaucoup plus fréquenté par suite du déplacement de la voie du Perray, qu’il faut l’élargir

et qu’un plan d’alignement soit dressé; décide, de plus, de prolonger le chemin vicinal n°1 jusqu’a l’extrémité du hameau, à la Garenne et sur une largeur de 7 m.

 

 

         C’est-à-dire que la rue du maréchal Gallieni s’arrêtant à la rue du Breuil soit prolongée jusqu’à la Garenne, à la hauteur de la future rue Emile Bouton. Ce plan montre en fait l’abandon de l’ancestral chemin du Perray, passant par la rue de la Garenne et la prairie, pour adopter un nouveau tracé passant par la rue du Maréchal Gallieni dont le prolongement se fera à travers la Garenne. Ce nouveau projet a pour conséquence un problème d’alignement pour faciliter la circulation.

24 avril 1870. Il est communiqué le procès-verbal d’enquête de Mr. Cosonnet, commissaire délégué sur le projet de rectification du chemin vicinal ordinaire n°1 ; des réclamations où le conseil est invité à se prononcer. Considérant : que les réclamations de Mr. Charbonné faites dans le but d’éviter le reculement de sa maison paraissent justes et sont avantageuses pour la commune qui n’a pas de ressources ; que d’ailleurs Mr. Charbonné offre à la commune une somme de 1000 francs qui pourra servir immédiatement à améliorer le chemin. Que contrairement à l’avis du commissaire enquêteur, cela permettrait de ne pas détruire des bâtiments dont leurs expropriations entraîneraient la commune dans une dépense de 5 à 6000 francs. Pour ces motifs, il se rallie à la contre-proposition de Mr. Charbonné, rejetant les propositions du commissaire enquêteur.

 

         Partout sollicité - Le chemin de grande communication n°25 - 29 mai 1856. Lettre du sous-préfet présente le projet de prolonger le tracé du chemin de grande communication n°25 jusqu'à Vert-le-Grand. Projet dressé par l'agent voyer du canton d'Arpajon et la délibération du conseil de Montlhéry du 8 mars. La municipalité considère que la commune de Villemoisson n'est nullement intéressée au prolongement projeté ; que la route n°27 (Route de Corbeil) par Sainte-Geneviève et Bondoufle est plus courte et plus directe pour aller à Vert-le-Grand, et qu'enfin Villemoisson n'a d'intérêt que pour Corbeil, Montlhéry ou Longjumeau les seuls marchés fréquentés par les habitants. En conséquence, elle n’adopte pas le dit projet ; en outre, la commune contribue déjà pour 300 francs pour le chemin n°25, ce qui est beaucoup pour ses faibles ressources.

12 juin 1856. Suite à une circulaire relative aux secours aux inondés, le conseil, considérant que la commune n'a aucun fonds disponibles, et que le débordement de l'Orge à occasionné des pertes notables à un nombre considérable d'habitants de la commune, se voit dans la nécessité de ne pouvoir accorder aucun secours aux inondés pour la raison qu'elle est victime elle-même des inondations.

         18 août 1861. Répondant à une circulaire du sous-préfet relative à la demande par le conseil municipal de Marcoussis de l'établissement d'un marché hebdomadaire, vu l'éloignement de notre commune, le conseil de Villemoisson déclare ne pas être intéressé à l'établissement de ce marché.

22 juin 1862, le conseil de Villemoisson, compte tenu de l'éloignement, déclare ne pas être intéressé par l'établissement d'un marché hebdomadaire à Briis-sous-Forges.

 

         Le puits place des Franchises. - Nous savons que le 14 août 1843, plusieurs habitants du hameau des Franchises ont demandés à être autorisés à construire à frais communs un puits sur un terrain communal. La municipalité en réponse a fait savoir qu’elle statuerait sur cette demande. Le puits a été ouvert en 1848.

Un monsieur qui voulait s’approprier de la place des Franchises. – 9 mai 1869. Mr. Jean Duvert demandé l’alignement pour faire clôturer le terrain attenant à sa maison d’habitation située au hameau des Franchises. Sa demande n’est accordée : selon l’agent voyer, la reprise d’alignement rétrécirait tellement le chemin qu’il serait impossible d’y circuler, il conviendrait d’attendre que l’élargissement soit obtenu du côté opposé. Mr. Duvert, sans attendre le résultat de sa demande, fait commencer le mur de clôture que Mr. Latteux, alors maire, lui avait interdit de continuer.

Le conseil considérant qu’une place au milieu du hameau des Franchises peut être très utile; que le terrain en question est un terrain communal, qu’il a toujours servi comme place publique, qu’il s’y trouve un puits construit en 1848 avec l’autorisation de Mr. Maurey, maire, à l’endroit où avait été planté l’arbre de la Liberté; que la commue ne vendra pas le terrain. Est d’avis que Mr. Duvert fasse clore sa propriété dans ces limites actuelles, à un mètre de l’autre côté du puits ; que le mur qu’il a fait construire sans autorisation sur le terrain communal soit démoli le plus tôt possible. (Le terrain en question est la petite place à l’angle de la rue du maréchal Gallieni et de la ruelle des Fourneaux).

Le 24 avril 1870. MM. Joseph Rossignol, Duvert, Germain Thomas, Jean Charles Rousselle, Mouton, Mmes veuves Quignot et Eugène Rossignol, tous ayant contribués à la construction du puits devant la maison de Mr. Duvert, demandent que dorénavant la commune se charge de faire toutes les réparations et que le dit puits devienne communal de manière que tous les habitants en profite. (Ce puits existe toujours, mais il est bouché).

 

Le puits désaffecté

 

Annotations diverses.

         Etablissement d’un chemin unissant Villemoisson à Epinay. - 23 août 1857. Il est donné lecture d'une lettre de la compagnie du Paris-Orléans concernant l'établissement d'un chemin, sur le terrain de la Compagnie, pour piétons de 1,66 mètre de large au bas du talus du chemin de fer dans sa traversée sur la commune de Villemoisson, du côté du hameau des Franchises, suivant le bas et le long du talus en passant sur les contre-murs qui servent de soutènement sur une longueur de 62 mètres. Ce chemin a été établi du consentement de la compagnie au moyen d'une souscription des usagers de Villemoisson et d’Epinay.

Ce chemin semble être l'actuel « Chemin Latéral » aboutissant au pont Mouton, toutefois « le côté des Franchises » laisse à penser qu’il s’agit du prolongement de la rue du Maréchal Gallieni jusqu'au pont face à la place Lisfranc.

 

 

         Où il est question du petit Robinson. - Le 13 février 1870, nous relevons au registre des délibérations : « Je soussigné, Mouroux, Paul, Charles, pâtissier à Villemoisson, m’engage à démolir et à enlever à la première réquisition de l’autorité, le mur de pierres sèches que j’ai fait construire pour soutenir une terrasse le long de la voie publique prés de ma maison qui se trouve près du chemin de fer ». Il est question du fameux « Petit Robinson » dont la maison existe toujours de nos jours, située à l’angle des rues de Verdun et de la forêt, face au passage souterrain.

 

 

         Route de Corbeil - 21 février 1864. La commune possédant 41 peupliers dont 19 sur la route départementale n°27 (Route de Corbeil) et 22 sur le chemin de grande communication n°25, dont plusieurs d'entre eux sont déjà morts, qu’il est de l'intérêt de les vendre le plus tôt possible, la municipalité en demande l’autorisation au sous-préfet.

 

Cimetière

         Transfert du cimetière en haut de la rue du Repos - 24 octobre 1855. Il est constaté la nécessité d’agrandir le cimetière devenu trop exigu devant l’église et l’impossibilité d’une extension sur place ; aussi il est décidé de le transférer sur un terrain appartenant à Denis Latteux. Son estimation étant contredite par le propriétaire, il est décidé de le faire expertiser par experts respectifs.

18 mai 1856. Après les certificats des médecins Chairon et Chintreuil constatant la nécessité de la translation du cimetière, vu le procès-verbal d'estimation de ce terrain dressé le 20 décembre 1855 par François Mouroux qui en fixe le prix à 1404 francs, le devis des travaux de clôture se montant à 2596,81 francs et le procès-verbal de l'enquête « commodo in commodo ». Le conseil et les plus imposés décident d'acheter le terrain pour y installer le nouveau cimetière; il est décidé aussi de contracter un emprunt à la caisse des Dépôts et Consignations, afin de pouvoir, avant le recouvrement de l'impôt extraordinaire, effectuer le paiement après exécution des travaux.

 

 

Projet du nouveau cimetière

 

         12 ans que l’ancien cimetière est resté en l’état de fouilles - Le temps passe, le nouveau cimetière est fait, le 8 novembre 1869 il est porté aux chapitres additionnels de 1869 une somme de 300 francs pour l’enlèvement des terres de l’ancien cimetière qui rendent l’église insalubre. Considérant : que ce cimetière est fermé depuis plus de 12 ans, la dernière inhumation ayant eu lieu le 16 juillet 1857 ; que l’hiver est l’époque la plus convenable pour l’exécution des travaux. Le conseil décide de faire niveler et niveler la place, de faire établir une fosse commune dans le nouveau cimetière ou seront déposés les ossements provenant de l’ancien.

Il est exposé, en outre, qu’il y a dans l’ancien cimetière environ 30 arbres ormes. frênes, etc., (Rien que cela dans une si petite surface ! Montraient-ils, à l’origine, l’emplacement d’une sépulture ?), et dans le terrain ou se trouve le lavoir public 13 saules à arracher et 44 à élaguer. Le conseil, en conséquence prie le sous-préfet d’accorder à la commune l’autorisation de vendre ces arbres dont il est demandé l’arrachage.

 

Construction d’un lavoir communal couvert.

         En 1825, il est question de réparer le lavoir public. Ce lavoir situé route de Corbeil, à gauche, en direction d’Epinay, face à une sortie du château de Villemoisson, se trouvait établi sur un terrain appartenant au meunier Louis Robine. Lequel en 1834 avait demandé à la municipalité la reconnaissance du fait et que celle-ci avait répondu qu’elle n'avait d'autre prétention que celle de conserver à ses habitants le droit d'usage dont ils jouissent d'aller laver leur linge à la rivière. Louis Robine a déclaré qu’il prendra l'engagement de ne pas troubler les habitants de Villemoisson dans le droit dont ils jouissent depuis longtemps. Depuis les évènements ont changés.

Le 12 février 1865. La nécessité d'établir un lavoir communal couvert se faisant sentir depuis longtemps, mais le manque de ressources a seul forcé de différer jusqu'à ce jour. Considérant :

- qu'il peut être prévu sur le reliquat de l'exercice 1864 au moins 600 francs ;

- que le seul lieu convenable pour établir ce lavoir est celui ou il se trouve ;

- que par tolérance, le lavoir est actuellement dans la propriété de Mlle. Houcke, sur la rivière d'Orge prés de la route départementale n°27 au pont de Villemoisson ;

- le conseil décide de construire ou modifier ledit lavoir sur un terrain communal.

Enfin, le 20 mai 1866, après d'âpres discutions, la commune réussit à l’acheter pour la somme de 800 francs, terrain nécessaire d'une surface de 6,55 ares. Mais, si Mr. le maire obtient l'autorisation de faire toutes les démarches utiles à la réalisation du lavoir, celui-ci sera seulement terminé qu'en 1868.

 

 

         Economie communale - Le 16 février 1855. Le sieur Prosper Saint-Lot n'ayant pas accepté les fonctions de garde-champêtre que sur la promesse d'un salaire de 400 francs ; que néanmoins, d'après les prévisions des budgets de 1854 et 1855, il n'a été alloué pour salaire du garde-champêtre que 300 francs. Mais le conseil, vu l'excèdent de recettes qui existe à la récapitulation générale du budget de 1855 s'élevant à 209,77 francs il est décidé qu'il est juste d'aviser au moyen de tenir compte de la prétention du sieur Prosper Saint-Lot pour les années 1854-55 et accorde le supplément de traitement au dit sieur.

18 août 1861. Lors des décisions budgétaires les plus forts contribuables convoqués aux délibérations sont : Lasson, Damour, Vazille, Daragon, Boissicat, Collin de Verdières, Boudineau, Girard, Théophile Dupré, Denis Latteux. (Collin de Verdières fera bâtir sa propriété dans un terrain à gauche de la rue de l’Eglise, faisant partie auparavant du parc du château. Cette propriété, appelée plus tard Maison Russe, pour avoir abrité des enfants de réfugiés de la révolution de 1917).

Le budget 1861 atteint 2973 francs. Notons dans les dépenses cette année-là, outre les abonnements aux bulletins des lois, de l'intérieur, de l'instruction primaire, du Moniteur des Communes, nous relevons les traitements : du secrétaire de mairie 100 francs, du garde-champêtre, 400 francs, du tambour afficheur 30 francs, de l'instituteur 800 francs, du vicaire 300 francs, les frais divers comme la visite des fours et cheminées 6 francs (protection contre l’incendie), l’entretien des chemins vicinaux 506 francs, pour les enfants trouvés 3,85 francs, la reconstructions des latrines de l'école 300 francs, le chauffage scolaire 60 francs, les fêtes publiques 100 francs.

22 février 1863. Mr. le receveur municipal faisant connaître qu'il désirerait transporter son domicile à Savigny, invite le conseil à donner son avis sur ce changement de résidence. Le conseil :

 considérant que si la demeure du percepteur à été fixée à Montlhéry qui se trouve en dehors de la perception, ce ne peut-être qu'à cause de son marché qui s'y tient le lundi ; considérant que Savigny est plus au centre de la perception que Longpont ou Montlhéry, émet le voeu que le receveur municipal soit autorisé le plus tôt possible à établir son domicile à Savigny.

Á la même séance, il est voté une somme de 25 francs sur les dépenses imprévues pour répondre à une souscription en faveur des victimes de la crise cotonnière.

Aux dépenses cette année, on relève : entretien des aqueducs, puits et mares, 100 francs ;  enlèvement des boues ou salaire des cantonniers 100 francs, (cette rubrique remplace peut-être celle de l'entretien des chemins vicinaux) ;  le traitement de l'instituteur progresse spectaculairement : 900 francs avec un supplément de 310 francs. Il faut bien réussir à conserver un instituteur dans la commune.

 

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