La scolarité sous la Révolution

 

 

 

 

         Nous savons qu’en juin 1791, Jean-Marie Nicolas Médart Vieleminot, était maître d’école, professant au presbytère.

 

         L’arrivée d’un nouveau maître d’école. - 8 décembre 1791 jour de la Conception (Le calendrier républicain n’est pas encore utilisé), à l'issue des vêpres, les citoyens actifs de Villemoisson se réunissent pour recevoir le maître d'école. Jean Sulpice Dalleux. Il assurera ses fonctions pour 310 livres par an. Il commencera l'école le matin à 8 heures et l'après-midi à deux heures de relevée. Il sonnera les angélus le matin à 11 heures et le soir. Les habitants ont accordés au maître d'école un mois de repos dans le courant d'août ou de septembre et une journée par semaine de congé. Il demande pour son congé le mercredi, à la charge que s'il y a une fête dans la semaine, il n'aura pas de congé.

 

 

         Confirmation de l’instituteur Dalleux dans sa fonction. - Le 30 pluviôse an II (18 février 1794). - Ayant consulté la loi, vu qu'il peut y avoir un instituteur dans notre commune, vu qu'il y a bien 30 à 35 enfants âgés de six ans. Les citoyens de la commune étant contents du citoyen Dalleux qui exerce les fonctions depuis environ deux ans dans la commune, continuera ses dites fonctions, et tous les citoyens l'ont reconnu pour leur instituteur.

 

         Déclaration des enfants devant être scolarisés. - Devant être envoyés à l'instruction publique conformément à la loi du 29 frimaire de la deuxième année républicaine (4 avril 1794).

- 1. Jacques Picot, son fils Jacques, 7 ans.

– 2. Henry Boissiquat, son fils Pierre, 7 ans.

– 3. Gaspard Mouroux, son fils Denis, 7 ans.

– 4. Nicolas Taillefer, son fils Nicolas, 10 ans.

– 5. Nicolas Pescheux, son fils Philippe, 7 ans.

– 6. Rabioul, une fille nommée Marcelle, 7 ans (rayé).

– 6 bis. Rabioul, sa fille Marie Henriette, 7 ans.

– 7. La femme Jacob, son fils 7 ans.

– 8 La femme Jacob, une fille, Marie, âgée de 9 ans.

– 9. Pierre Limay, une fille, Marianne, 7 ans.

– 10. Dupré, une fille, Geneviève, 8 ans.

– 11. Sylvain Lafeuille, un garçon, 7 ans.

– 12. Mathurin Charpentier, un fils, Pierre, 14 ans.

– 13. Charles Quignot, un fils, Charles, 12 ans.

– 14. Charles Quignot, une fille, Françoise, 13 ans.

– 15. Daragon, une fille, Elisabeth, 6 ans.

– 16. Jean-Claude Saint-Lot, un garçon, François, 9 ans.

– 17. Jean-Claude Saint-Lot, une fille Marie, 12 ans.

– 18. Dardenne, une fille nommée Rosalie, 10 ans.

– 19. Anjou, un fils, nommé Pierre, 13 ans.

– 20. Le Dour, une fille, Marie Véronique, 7 ans.

 

         L’instruction et la morale républicaine aux enfants. - Le 11 nivôse an III (31 décembre 1794), comparaît au greffe, le citoyen Kervan, demeurant à Montlhéry, chef-lieu de canton, muni d'un extrait d'une délibération du conseil général du district de Corbeil à l'effet de réclamer deux officiers municipaux de chaque commune du canton de Montlhéry, pour l’aider à remplir sa mission, sur l'organisation des nouvelles écoles primaires. Prendre des renseignements, tant sur l'instituteur que sur les élèves, sur les principes et morales républicaines que les instituteurs doivent apprendre aux élèves qui doivent fréquenter leur école. Les citoyens Dupré, maire et Mouroux officier accompagneront le citoyen Kervan dans sa mission.

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